Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Malgré tout, alors que les outils GNU s’imposaient à la fin des
années 1980, la réputation de Stallman, acquise au AI Lab pour
sa minutie dans la conception, allait devenir légendaire au sein de
la communauté toute entière des développeurs.
Jeremy Allison, utilisateur de Sun à la fin des années 1980 et
programmeur qui allait co-créer le logiciel libre Samba 19 , dans les
années 1990, se souvient en riant qu’il en avait fait les frais. À
la fin de la décennie, il commença à utiliser Emacs. Inspiré par
le modèle de développement communautaire de ce programme, il
envoya un petit bout de code source, qui fut rejeté par Stallman.
« C’était comme le titre d’une mauvaise Une dans The Onion 20 ,
plaisante Allison. ‘Dieu répond aux prières d’un enfant : Non’. »
Au gré de son succès dans la création de bibliothèques et de
logiciels, le projet GNU repoussait d’autant le développement du
noyau de son système, cet « agent de circulation » logiciel contrôlant l’accès des autres programmes au processeur et aux ressources
de la machine.
Comme pour plusieurs autres composants majeurs du système,
Stallman voulait optimiser le développement du noyau en cherchant un programme existant à adapter. Une lecture des GNUsletters du projet GNU à la fin des années 1980 révèle que cette
approche avait ses inconvénients, tout comme l’essai initial de
construire GCC à partir de Pastel. Une GNUsletter de janvier
1987 rapporte que le projet GNU tentait de refondre Trix, un
noyau Unix développé au MIT. Stallmann ne concrétisa pas, en
réalité, ce projet, car il travaillait alors sur GCC, mais il conclut
19. Samba est une implémentation libre du protocole SMB/CIFS sous
GNU/Linux qui permet de faire interopérer des serveurs/clients GNU/Linux
et Windows.
20. Quotidien en ligne américain satirique et parodiant de fausses nouvelles
créé en 1988 (http://www.theonion.com).
192
Malgré tout, alors que les outils GNU s’imposaient à la fin des
années 1980, la réputation de Stallman, acquise au AI Lab pour
sa minutie dans la conception, allait devenir légendaire au sein de
la communauté toute entière des développeurs.
Jeremy Allison, utilisateur de Sun à la fin des années 1980 et
programmeur qui allait co-créer le logiciel libre Samba 19 , dans les
années 1990, se souvient en riant qu’il en avait fait les frais. À
la fin de la décennie, il commença à utiliser Emacs. Inspiré par
le modèle de développement communautaire de ce programme, il
envoya un petit bout de code source, qui fut rejeté par Stallman.
« C’était comme le titre d’une mauvaise Une dans The Onion 20 ,
plaisante Allison. ‘Dieu répond aux prières d’un enfant : Non’. »
Au gré de son succès dans la création de bibliothèques et de
logiciels, le projet GNU repoussait d’autant le développement du
noyau de son système, cet « agent de circulation » logiciel contrôlant l’accès des autres programmes au processeur et aux ressources
de la machine.
Comme pour plusieurs autres composants majeurs du système,
Stallman voulait optimiser le développement du noyau en cherchant un programme existant à adapter. Une lecture des GNUsletters du projet GNU à la fin des années 1980 révèle que cette
approche avait ses inconvénients, tout comme l’essai initial de
construire GCC à partir de Pastel. Une GNUsletter de janvier
1987 rapporte que le projet GNU tentait de refondre Trix, un
noyau Unix développé au MIT. Stallmann ne concrétisa pas, en
réalité, ce projet, car il travaillait alors sur GCC, mais il conclut
19. Samba est une implémentation libre du protocole SMB/CIFS sous
GNU/Linux qui permet de faire interopérer des serveurs/clients GNU/Linux
et Windows.
20. Quotidien en ligne américain satirique et parodiant de fausses nouvelles
créé en 1988 (http://www.theonion.com).
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