Genèse de la Licence publique générale de GNU (GNU GPL)
empruntées au CSRG 9 , dit Bostic. Nous allions dîner et continuions à discuter de copyright en mangeant. »
Ces arguments finirent par trouver une oreille réceptive, mais
pas de la manière dont Stallman l’aurait voulu. En effet, en juin
1989, Berkeley sépara son code réseau du reste de la distribution,
propriété d’AT&T, et le distribua sous une licence libre s'appuyant
sur le droit d’auteur. Les termes de cette licence étaient assez
libéraux. Tout ce que le destinataire avait à faire était de citer
l’université dans les publicités du programme et de ses dérivés 10 .
À la différence de la GPL, la licence permettait les dérivés non
libres.
La diffusion de BSD Networking fut cependant limitée par un
élément : il ne s’agissait pas d’un système d’exploitation à part
entière, mais de ses seuls composants réseau. Alors que ce code
aurait pu être l’une des plus importantes contributions aux systèmes d’exploitation libres, on ne pouvait l’exécuter à l’époque
qu’en conjonction avec d’autres codes sous licence non libre.
Au cours des années suivantes, Bostic et d’autres permanents
de l’université de Californie travaillèrent à combler les parties manquantes pour transformer BSD en un système d’exploitation complet et librement redistribuable. Bien que retardé par une bataille
juridique avec Unix Systems Laboratories — l’émanation d’AT&T
9. Il s'agit du Computer Systems Research Group, le laboratoire de recherche en informatique de l’université de Californie où travaillait Bostic.
10. « L'odieuse clause de publicité » de l’université de Californie s’avéra par
la suite très problématique. Cherchant une alternative aussi permissive que
la GPL, certains hackers utilisèrent la licence BSD originelle, en remplaçant
« université de Californie » par leur propre nom ou celui de leur institution.
Résultat : les systèmes libres qui utilisaient plusieurs de ces programmes devaient citer des douzaines de noms différents dans leur notice. En 1999, après
quelques années de lobbyisme de la part de Stallman, l’université de Californie accepta d’abandonner cette clause. Voir « The BSD License Problem » en
français sur http://www.gnu.org/philosophy/bsd.fr.html.
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empruntées au CSRG 9 , dit Bostic. Nous allions dîner et continuions à discuter de copyright en mangeant. »
Ces arguments finirent par trouver une oreille réceptive, mais
pas de la manière dont Stallman l’aurait voulu. En effet, en juin
1989, Berkeley sépara son code réseau du reste de la distribution,
propriété d’AT&T, et le distribua sous une licence libre s'appuyant
sur le droit d’auteur. Les termes de cette licence étaient assez
libéraux. Tout ce que le destinataire avait à faire était de citer
l’université dans les publicités du programme et de ses dérivés 10 .
À la différence de la GPL, la licence permettait les dérivés non
libres.
La diffusion de BSD Networking fut cependant limitée par un
élément : il ne s’agissait pas d’un système d’exploitation à part
entière, mais de ses seuls composants réseau. Alors que ce code
aurait pu être l’une des plus importantes contributions aux systèmes d’exploitation libres, on ne pouvait l’exécuter à l’époque
qu’en conjonction avec d’autres codes sous licence non libre.
Au cours des années suivantes, Bostic et d’autres permanents
de l’université de Californie travaillèrent à combler les parties manquantes pour transformer BSD en un système d’exploitation complet et librement redistribuable. Bien que retardé par une bataille
juridique avec Unix Systems Laboratories — l’émanation d’AT&T
9. Il s'agit du Computer Systems Research Group, le laboratoire de recherche en informatique de l’université de Californie où travaillait Bostic.
10. « L'odieuse clause de publicité » de l’université de Californie s’avéra par
la suite très problématique. Cherchant une alternative aussi permissive que
la GPL, certains hackers utilisèrent la licence BSD originelle, en remplaçant
« université de Californie » par leur propre nom ou celui de leur institution.
Résultat : les systèmes libres qui utilisaient plusieurs de ces programmes devaient citer des douzaines de noms différents dans leur notice. En 1999, après
quelques années de lobbyisme de la part de Stallman, l’université de Californie accepta d’abandonner cette clause. Voir « The BSD License Problem » en
français sur http://www.gnu.org/philosophy/bsd.fr.html.
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