Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Pour nommer les versions successives de la licence GPL, Stallman suivit la convention en cours dans le monde des programmeurs : les versions contenant des modifications mineures étaient
indiquées par des chiffres décimaux, celles contenant des modifications majeures par des nombres entiers.
Ainsi en 1989, la première version fut-elle baptisée 1.0. Son
préambule dévoilait les desseins politiques qui avaient présidé à sa
création 6 :
La Licence publique générale est faite pour s'assurer que vous ayez la
liberté d'offrir ou de vendre des copies de logiciels libres, que vous en
receviez le code source ou puissiez y accéder si vous le souhaitez, que vous
puissiez le modifier ou en réutiliser des parties dans de nouveaux logiciels
libres, et que vous sachiez que vous avez le droit de faire tout cela. Pour
protéger vos droits, nous devons imposer des restrictions interdisant à
quiconque de vous disputer ces droits, ou de vous demander d'y renoncer.
Ces restrictions se traduisent par certaines obligations pour vous, si vous
distribuez des copies du logiciel ou le modifiez.
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman.
Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même
des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la
possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code
logiciel. Ainsi, dans le préambule de la GPL résidait le message,
implicite pour les hackers, qu’au lieu de considérer la loi sur le
copyright logiciel avec suspicion, il fallait plutôt y voir un système
dangereux, ne demandant qu’à être hacké.
« La GPL s’est développée comme n’importe quel bout de logiciel libre, avec une vaste communauté qui en discutait la structure,
le respect ou les transgressions qu’ils observaient, et la nécessité
de faire les ajustements ou les légers compromis nécessaires à une
plus grande acceptation, dit Jerry Cohen, un autre avocat ayant
conseillé Stallman après le départ de Fischer. Le processus a été
6. Voir Richard Stallman et al., « GNU General Public License : Version 1 »,
février 1989 : http://www.gnu.org/copyleft/copying-1.0.html.
180
Pour nommer les versions successives de la licence GPL, Stallman suivit la convention en cours dans le monde des programmeurs : les versions contenant des modifications mineures étaient
indiquées par des chiffres décimaux, celles contenant des modifications majeures par des nombres entiers.
Ainsi en 1989, la première version fut-elle baptisée 1.0. Son
préambule dévoilait les desseins politiques qui avaient présidé à sa
création 6 :
La Licence publique générale est faite pour s'assurer que vous ayez la
liberté d'offrir ou de vendre des copies de logiciels libres, que vous en
receviez le code source ou puissiez y accéder si vous le souhaitez, que vous
puissiez le modifier ou en réutiliser des parties dans de nouveaux logiciels
libres, et que vous sachiez que vous avez le droit de faire tout cela. Pour
protéger vos droits, nous devons imposer des restrictions interdisant à
quiconque de vous disputer ces droits, ou de vous demander d'y renoncer.
Ces restrictions se traduisent par certaines obligations pour vous, si vous
distribuez des copies du logiciel ou le modifiez.
La GPL apparaît comme l’un des meilleurs hacks de Stallman.
Elle a créé un système de propriété collective à l’intérieur même
des habituels murs du copyright. Surtout, elle a mis en lumière la
possibilité de traiter de façon similaire « code » juridique et code
logiciel. Ainsi, dans le préambule de la GPL résidait le message,
implicite pour les hackers, qu’au lieu de considérer la loi sur le
copyright logiciel avec suspicion, il fallait plutôt y voir un système
dangereux, ne demandant qu’à être hacké.
« La GPL s’est développée comme n’importe quel bout de logiciel libre, avec une vaste communauté qui en discutait la structure,
le respect ou les transgressions qu’ils observaient, et la nécessité
de faire les ajustements ou les légers compromis nécessaires à une
plus grande acceptation, dit Jerry Cohen, un autre avocat ayant
conseillé Stallman après le départ de Fischer. Le processus a été
6. Voir Richard Stallman et al., « GNU General Public License : Version 1 »,
février 1989 : http://www.gnu.org/copyleft/copying-1.0.html.
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