Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
« C’était un tort que d’exiger des gens la publication de toutes
leurs modifications, dit-il, et c’était un tort que d’exiger qu’ils en
réfèrent à un seul développeur privilégié. Ce type de centralisation
et de privilège n’est pas compatible avec une société dans laquelle
tous sont égaux en droits. »
La Licence publique générale (General Public License) de GNU
Emacs fit sa première apparition dans une version de GNU Emacs
en 1985. Stallman invita les hackers à lui faire des retours pour
en améliorer les termes. L’un de ceux qui répondirent était John
Gilmore, futur activiste alors employé comme consultant chez Sun
Microsystems. Dans le cadre de sa mission, il avait porté Emacs
sur la version maison d’Unix, SunOS. À cette occasion, il avait
publié sa version modifiée sous licence GNU Emacs.
Au lieu de considérer la licence comme une contrainte, Gilmore
y voyait l’expression claire et concise de la philosophie des hackers.
« Jusqu’alors, la plupart des licences étaient très informelles », se
souvient-il. Gilmore cite à titre d’exemple une licence du milieu
des années 1980 pour Trn, un lecteur de news, écrit par Larry
Wall, autre hacker qui devint célèbre plus tard grâce à la création
de l’utilitaire Patch pour Unix et du langage Perl. Dans l’espoir
de trouver un équilibre entre la libre mise à disposition usuelle des
hackers et le droit d’un auteur à dicter les modalités de commercialisation de son code, Wall utilisait une notice de copyright en
guise de tribune éditoriale 4 :
Copyright (c) 1985, Larry Wall
Vous pouvez copier tout ou partie du kit trn tant que vous ne tentez pas
d'en faire commerce, ou de prétendre que vous l'avez écrit.
Ces déclarations, quoique fidèles à l’éthique des hackers, montraient la difficulté d’en traduire la nature informelle dans le langage juridique rigide du copyright.
4. Voir Trn Kit README,
http://www.za.debian.org/doc/trn/
trn-readme.
178
« C’était un tort que d’exiger des gens la publication de toutes
leurs modifications, dit-il, et c’était un tort que d’exiger qu’ils en
réfèrent à un seul développeur privilégié. Ce type de centralisation
et de privilège n’est pas compatible avec une société dans laquelle
tous sont égaux en droits. »
La Licence publique générale (General Public License) de GNU
Emacs fit sa première apparition dans une version de GNU Emacs
en 1985. Stallman invita les hackers à lui faire des retours pour
en améliorer les termes. L’un de ceux qui répondirent était John
Gilmore, futur activiste alors employé comme consultant chez Sun
Microsystems. Dans le cadre de sa mission, il avait porté Emacs
sur la version maison d’Unix, SunOS. À cette occasion, il avait
publié sa version modifiée sous licence GNU Emacs.
Au lieu de considérer la licence comme une contrainte, Gilmore
y voyait l’expression claire et concise de la philosophie des hackers.
« Jusqu’alors, la plupart des licences étaient très informelles », se
souvient-il. Gilmore cite à titre d’exemple une licence du milieu
des années 1980 pour Trn, un lecteur de news, écrit par Larry
Wall, autre hacker qui devint célèbre plus tard grâce à la création
de l’utilitaire Patch pour Unix et du langage Perl. Dans l’espoir
de trouver un équilibre entre la libre mise à disposition usuelle des
hackers et le droit d’un auteur à dicter les modalités de commercialisation de son code, Wall utilisait une notice de copyright en
guise de tribune éditoriale 4 :
Copyright (c) 1985, Larry Wall
Vous pouvez copier tout ou partie du kit trn tant que vous ne tentez pas
d'en faire commerce, ou de prétendre que vous l'avez écrit.
Ces déclarations, quoique fidèles à l’éthique des hackers, montraient la difficulté d’en traduire la nature informelle dans le langage juridique rigide du copyright.
4. Voir Trn Kit README,
http://www.za.debian.org/doc/trn/
trn-readme.
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