Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
d’Oz : « Je suis le grand, le puissant Oz, entonna-t-il, ne faites pas
attention au PDP-11 qui se cache derrière la console ! » 9
] ] ]
Si la découverte du KL-10 ne manqua pas de provoquer les rires
des hackers, leur premier contact avec Twenex leur fit rapidement
perdre tout sens de l’humour. Non content de se prévaloir d’une
sécurité intégrée, le système de sécurité était devenu une obsession
pour les ingénieurs qui avaient conçu les utilitaires et les applications. Avec Twenex, ce qui revenait autrefois à jouer au chat et à la
souris avec les mots de passe dans le cadre du dispositif de sécurité
en vigueur au laboratoire de sciences informatiques s’apparentait
désormais à une guerre ouverte pour l’administration du système.
Les administrateurs arguaient du fait que sans sécurité, le système
Oz était davantage enclin aux pannes accidentelles. Les hackers répliquaient que de tels accidents pourraient être évités grâce à la
refonte du code source. Malheureusement, le nombre d’entre eux
ayant le temps et l’envie de procéder à ce type de vérification avait
diminué, à tel point que c’est l’argument des administrateurs système qui eut le dessus.
La politique initiale voulait que tout membre du AI Lab ait
les droits pour contourner les restrictions de sécurité. Or toute
personne se dotant de ces privilèges était en mesure d’en priver
n’importe quelle autre, qui se trouvait alors dans l’impossibilité
de les restaurer. Naturellement, une poignée de hackers fut tentée
de prendre le contrôle total du système en gardant pour eux seuls
ces privilèges…
Détournant des mots de passe et à l’aide du débogueur lancé
dès le démarrage, Stallman réussit à déjouer ces tentatives. Après
9. Voir http://www.as.cmu.edu/~geek/humor/See_Figure_1.txt
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