Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
son éthique de partage logiciel. « L’idée de ne pas coopérer ne nous
avait jamais effleurés. »
Si la description du laboratoire comme d’un lieu mythique peut
sembler exagérée, elle souligne que le neuvième étage du 545 Tech
Square était, pour beaucoup, plus qu’un lieu de travail. Pour les
hackers comme Stallman, c’était un chez-soi.
Le terme de « chez-soi » est bien pesé dans le lexique de Stallman. Dans un reproche à peine voilé à ses parents, il se refuse
encore à nommer comme tel tout autre domicile qu’il aurait occupé avant celui de Currier House, le dortoir de Harvard où il vécut
pendant ses études. Sa façon de décrire son départ de l’endroit, en
termes tragi-comiques, est d’ailleurs révélatrice.
Retraçant le cours de ses années là-bas, Stallman raconte que
son seul regret est d’en avoir été chassé. Ce n’est qu’en lui demandant ce qui avait précipité ce départ, que je réalisai que j’étais
tombé dans un de ses pièges typiques : « À Harvard, ils ont une
politique étrange : ceux qui réussissent trop d’examens sont invités
à quitter les lieux. »
N’ayant aucune intention de retourner à New York, Stallman
suivit le chemin tracé par Greenblatt, Gosper, Sussman et bien
d’autres avant lui. S’inscrivant au MIT en tant qu’étudiant diplômé, il loua une chambre dans un appartement près de Cambridge mais finit par considérer rapidement le AI Lab comme son
véritable domicile.
Lors d’un discours en 1986, Stallman évoquait ses souvenirs de
l’époque : « J’ai peut-être habité au laboratoire plus que d’autres,
parce que tous les un ou deux ans, pour une raison ou une autre,
je me retrouvais sans appartement, et je passais donc quelques
mois à y vivre. J’ai toujours trouvé l’endroit très confortable,
agréable et frais durant l’été. Il n’était pas inhabituel d’y voir
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son éthique de partage logiciel. « L’idée de ne pas coopérer ne nous
avait jamais effleurés. »
Si la description du laboratoire comme d’un lieu mythique peut
sembler exagérée, elle souligne que le neuvième étage du 545 Tech
Square était, pour beaucoup, plus qu’un lieu de travail. Pour les
hackers comme Stallman, c’était un chez-soi.
Le terme de « chez-soi » est bien pesé dans le lexique de Stallman. Dans un reproche à peine voilé à ses parents, il se refuse
encore à nommer comme tel tout autre domicile qu’il aurait occupé avant celui de Currier House, le dortoir de Harvard où il vécut
pendant ses études. Sa façon de décrire son départ de l’endroit, en
termes tragi-comiques, est d’ailleurs révélatrice.
Retraçant le cours de ses années là-bas, Stallman raconte que
son seul regret est d’en avoir été chassé. Ce n’est qu’en lui demandant ce qui avait précipité ce départ, que je réalisai que j’étais
tombé dans un de ses pièges typiques : « À Harvard, ils ont une
politique étrange : ceux qui réussissent trop d’examens sont invités
à quitter les lieux. »
N’ayant aucune intention de retourner à New York, Stallman
suivit le chemin tracé par Greenblatt, Gosper, Sussman et bien
d’autres avant lui. S’inscrivant au MIT en tant qu’étudiant diplômé, il loua une chambre dans un appartement près de Cambridge mais finit par considérer rapidement le AI Lab comme son
véritable domicile.
Lors d’un discours en 1986, Stallman évoquait ses souvenirs de
l’époque : « J’ai peut-être habité au laboratoire plus que d’autres,
parce que tous les un ou deux ans, pour une raison ou une autre,
je me retrouvais sans appartement, et je passais donc quelques
mois à y vivre. J’ai toujours trouvé l’endroit très confortable,
agréable et frais durant l’été. Il n’était pas inhabituel d’y voir
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