Une oasis de liberté
Si Stallman n’embrasse pas d’autres causes politiques que celle
du logiciel libre, ce n’est pas par manque d’intérêt. En visitant
ses bureaux au MIT, vous tombez nez-à-nez avec un vaste stock
d’articles de journaux de gauche, répertoriant les atteintes aux
droits civils à travers le globe. Visitez son site web personnel et
vous y trouverez des attaques en règle contre le Digital Millenium
Copyright Act, contre la guerre aux drogues, et contre l’OMC
(Organisation mondiale du commerce).
« Nous devons faire attention à ne pas entraîner le mouvement
pour le logiciel libre vers d’autres causes politiques auxquelles un
nombre substantiel de sympathisants risque de ne pas adhérer.
Ainsi, nous évitons de nous lier à des partis politiques parce que
nous ne voulons pas exclure de notre cause les militants ou les
représentants d’autres partis », explique Stallman.
Considérant son penchant pour l’activisme, je lui demandai
pourquoi il n’avait pas recherché un écho plus large. Pourquoi
n’avait-il pas tiré profit de son rayonnement chez les hackers pour
se lancer dans la politique ?
Je fais de la politique dès que s'en présente une bonne occasion ;
pour preuve mon site personnel http://stallman.org.
Stallman considéra la question un moment : « J’hésite à exagérer l’importance de cette modeste oasis de liberté parce que les
autres domaines plus connus et conventionnels de la lutte pour la
liberté et l’amélioration de la société sont d’une importance extrême. Je ne peux dire que le logiciel libre est aussi important que
ces domaines mais c’est une responsabilité que j’ai assumée parce
qu’elle m’est tombée dessus, et que j’ai vu que je pouvais y faire
quelque chose. Cela dit, mettre fin à la brutalité des polices, à la
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