• au moins 60 m des· limites du terrain sur lequel la ferme d'élevage
est située.
Bibl.: OCDE, Impact des engrais agrièoles et déchets d'élevage sur
la qualité des eaux. Paris, 1973.
DÉCHETS D'ÉLEVAGE (nom masc.). Voir: Déchetso animaux.
DÉCHETS NUCLÉAIRES (nom masc.). Voir : Déchetso radioactifs.
DÉCHETS RADIOACTIFS. Les barreaux retirés d'un réacteur nucléaire renferment des radio-nucléides à périodes de décroissance très
variables. Un séjour de quelques mois en piscine de refroidissement
réduit souvent la radioactivité au centième. Des opérations de traitement, généralement à l'acide nitrique, permettent de récupérer la
plus grande partie de l'uranium et du plutonium, ainsi que le
caesium-137 et le strontium-90 utilisables en médecine. Les résidus
liquides ne renferment plus qu'environ un dix millième de la
radioactivité initiale. On poursuit leur épuration et leur concentration. Ces résidus solides sont enrobés dans du bitume et du béton ou
vitrifiés quand ils sont plus fortement radioactifs ensuite stockés sur
terre ou immergés en mer à de grandes profondeurs. L'utilisation de
mines de sel - c'est-à-dire de sites à l'abri des écoulements d'eau -
est envisagée. Néanmoins, la nature et le volume croissant des
déchets constituent un objet permanent de préoccupation de nombreux
groupements (près d'une centaine, en France seulement).
.
La production d'électricité nucléaire correspondant aux besoins
annuels d'une ville de 150 000 habitants donne environ un mètre
cube d'effluents radioactifs. Un autre bilan renseigne pour une
centrale américaine de l 000 MW, le retraitement de 96 tonnes
· d'uranium par an, avec une production de 36,5 t de résidus liquides
convertis finalement en 2,6 m 3 de déchets solides. Pour l'ensemble
de la CEE, la production annuelle de déchets radioactifs solides
serait de l'ordre de 4 000 m 3 en 1990 et 13 000 m 3 en l'an 2000.
Des progrès techniques au niveau des réacteurs (dont les rendements
sont généralement très faibles vis-à-vis de la quantité d'uranium
naturel mis en œuvre) et dans les méthodes de traitement sont
prévisibles, permettant de réduire les volumes. Par contre, la production de plutonium-2390 dans les réacteurs LMFBRo ou surgénérateurs,
donne lieu à d'autres inquiétudes. Voir: Energieo de fission; Voir:
déversementso en mer.
Bibl. : A. Tamplin, J. Goffman, Poisoned Power. Chatto and Windis
Ltd., London, 1971.
Agence Internationale de !'Energie Atomique, Comptes-rendus des
Conférences sur les déchets radioactifs. Monaco (1959), Vienne (1966,
1967, 1969), Aix-en-Provence (1970).
J. Rodier, C. Vernhes, Assainissement des déchets radioactifs. Dunod,
Paris, 1970 .
. OCDE, Gestion des déchets radioactifs résultant du traitement du
combustible irradié. Paris, 1973.
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