DDO
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inorganiques oxydables, telles qu'elles se présentent dans les eaux
résiduaires industrielles. L'interférence des chlorures peut être évitée
par l'addition de sulfate de mercure, pour des concentratfons en
chlorures supérieures à 2 g/1. Une autre interférence est la réduction du bichromate par l'azote organique. En fait, la mesure de la
DCO est délicate et peu précise. Elle a, vis-à-vis de la DBOs,
l'avantage d'être rapide (quelques heures au lieu de cinq jours) et
d'être applicable dans des cas où la méthode de la DBOs ne
convient pas (produits toxiques). La détermination rapide de la DCO
peut aussi servir de test d'orientation pour choisir les dilutions à
appliquer dans la méthode de détermination de la DBOs. Le rapport
entre la DBO 5 et la DCO fournit une certaine indication sur les
possibilités d'épuration. Si DBOs/DCO est inférieur à 0,2 la charge
chimique est telle qu'une épuration biologique est pratiquement
impossible. Un rapport égal ou supérieur à 0,5 convient par contre à
la plupart des micro-organismes. Les formules de détermination de
la charge polluante en équivalent-habitant◊ utilisent parfois la DCO
aux côtés de la DBO 5 ou supposent un rapport DBO 5 /DCO de 0,4
(Pays-Bas).
DDD. Hydrocarbure chloré analogue au DDT◊ (il renferme un
atome de chlore en moins). Son activité insecticide est analogue, mais
il est cinq fois moins toxique pour les mammifères. Comme pour le
DDT, les poissons sont sensibles à de faibles doses, quelques mg/1.
DDT. Abréviation de dichloro-diphényl-trichloro-éthane. Le plus célèbre des pesticides. Hydrocarbure chloré de formule C 14 H 9 Cl 5 synthétisé
en 1874. Ses propriétés insecticides n'ont été découvertes qu'en
1939 par le biochimiste suisse Paul Müller qui obtint en 1948 le
prix Nobel de Médecine. Il fut utilisé largement par les Américains
dans la guerre du Pacifique et dans la campagne d'Italie (1943-44)
où il permet d'enrayer une épidémie de typhus. Selon une déclaration de l'OMS, le DDT a servi à réduire ou à supprimer quantité
de maladies épidémiques, non seulement le paludisme (qui, sans le
DDT continuerait à menacer plus d'un milliard d'êtres humains),
mais aussi la peste, le typhus, la maladie du sommeil, la leishmaniose, la fièvre jaune, la filariose, la dengue, l'onchocerose, etc.
Depuis, des insecticides de remplacement ont été trouvés pour la
plupart de ces maladies, mais le DDT reste indispensable pour
la lutte contre le paludisme et la maladie du sommeil.
Le succès du DDT entraîna une forte croissance de la production et
de l'utilisation entre 1948 ( 10 000 t aux USA) et 1969 (120 000 t dont
80 000 exportées). Mais ce n'est là que le tiers de tous les pesticides
développés parallèlement : plus de neuf cents formulés sous soixante
mille présentations. (Voir Fig. 14, p. 249.)
Le DDT est très persistant. Il garde sa structure chimique et sa
toxicité durant une période très longue, de l'ordre de vingt années. Il
y a donc accumulation du DDT dans le monde et, à l'aide de
méthodes d'analyse suffisamment sensibles, on en retrouve partout,
même au pôle Nord. Cependant, de telles affirmations ont été
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inorganiques oxydables, telles qu'elles se présentent dans les eaux
résiduaires industrielles. L'interférence des chlorures peut être évitée
par l'addition de sulfate de mercure, pour des concentratfons en
chlorures supérieures à 2 g/1. Une autre interférence est la réduction du bichromate par l'azote organique. En fait, la mesure de la
DCO est délicate et peu précise. Elle a, vis-à-vis de la DBOs,
l'avantage d'être rapide (quelques heures au lieu de cinq jours) et
d'être applicable dans des cas où la méthode de la DBOs ne
convient pas (produits toxiques). La détermination rapide de la DCO
peut aussi servir de test d'orientation pour choisir les dilutions à
appliquer dans la méthode de détermination de la DBOs. Le rapport
entre la DBO 5 et la DCO fournit une certaine indication sur les
possibilités d'épuration. Si DBOs/DCO est inférieur à 0,2 la charge
chimique est telle qu'une épuration biologique est pratiquement
impossible. Un rapport égal ou supérieur à 0,5 convient par contre à
la plupart des micro-organismes. Les formules de détermination de
la charge polluante en équivalent-habitant◊ utilisent parfois la DCO
aux côtés de la DBO 5 ou supposent un rapport DBO 5 /DCO de 0,4
(Pays-Bas).
DDD. Hydrocarbure chloré analogue au DDT◊ (il renferme un
atome de chlore en moins). Son activité insecticide est analogue, mais
il est cinq fois moins toxique pour les mammifères. Comme pour le
DDT, les poissons sont sensibles à de faibles doses, quelques mg/1.
DDT. Abréviation de dichloro-diphényl-trichloro-éthane. Le plus célèbre des pesticides. Hydrocarbure chloré de formule C 14 H 9 Cl 5 synthétisé
en 1874. Ses propriétés insecticides n'ont été découvertes qu'en
1939 par le biochimiste suisse Paul Müller qui obtint en 1948 le
prix Nobel de Médecine. Il fut utilisé largement par les Américains
dans la guerre du Pacifique et dans la campagne d'Italie (1943-44)
où il permet d'enrayer une épidémie de typhus. Selon une déclaration de l'OMS, le DDT a servi à réduire ou à supprimer quantité
de maladies épidémiques, non seulement le paludisme (qui, sans le
DDT continuerait à menacer plus d'un milliard d'êtres humains),
mais aussi la peste, le typhus, la maladie du sommeil, la leishmaniose, la fièvre jaune, la filariose, la dengue, l'onchocerose, etc.
Depuis, des insecticides de remplacement ont été trouvés pour la
plupart de ces maladies, mais le DDT reste indispensable pour
la lutte contre le paludisme et la maladie du sommeil.
Le succès du DDT entraîna une forte croissance de la production et
de l'utilisation entre 1948 ( 10 000 t aux USA) et 1969 (120 000 t dont
80 000 exportées). Mais ce n'est là que le tiers de tous les pesticides
développés parallèlement : plus de neuf cents formulés sous soixante
mille présentations. (Voir Fig. 14, p. 249.)
Le DDT est très persistant. Il garde sa structure chimique et sa
toxicité durant une période très longue, de l'ordre de vingt années. Il
y a donc accumulation du DDT dans le monde et, à l'aide de
méthodes d'analyse suffisamment sensibles, on en retrouve partout,
même au pôle Nord. Cependant, de telles affirmations ont été
