bruit
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persistance des brouillards sont liées aux facteurs atmosphériques
(inversiono et vents faibles ou nuls) d'une part, sont favorisées d'autre
part, par la présence de polluants : poussières, aérosols, anhydride
sulfureux et sulfurique qui fournissent des noyaux de condensation.
Enfin, les niveaux de pollution sont considérablement accrus par
temps de brouillard, favorable, par ailleurs, à la concentration de
germes pathogènes, de gaz rares comme le radon ... Des accidents
graves, célèbres dans les annales de la pollution, sont dus à
l'accumulation de fortes concentrations de polluants pendant de
longues périodes d'inversion et de calme prolongé. Tel est le cas de
la Vallée de la Meuse (Belgique) en décembre 1930 où les oxydes
de soufre provoquèrent des irritations bronchiques chez un millier
d'habitants et causèrent le décès d'une soixantaine de personnes,
principalement des vieillards ou des sujets déjà affaiblis, asthmatiques etc. Fin octobre 1948, un accident semblable eût lieu dans une
petite ville des Etats-Unis, Donora, située dans une vallée étroite à
proximité d'usines métallurgiques. Plus de 42 % de la population
présenta des troubles sérieux et dix-sept habitants moururent. Londres,
célèbre pour son brouillard qualifié par la fusion du mot anglais
correspondant (fog) et de smoke (fumée) pour donner smogo, a connu une
longue série de brouillards meurtriers: 1873, 1880, 1882, 1891, 1892,
1948. Mais c'est surtout celui du 5 au 9 décembre 1952 qui est
tristement célèbre avec quatre mille décès de plus qu'en période
normale : vieillards, enfants, personnes atteintes de bronchite chronique ou d'affections cardio-vasculaires. Les analyses chimiques révèlent des concentrations d'anhydride sulfureux six fois supérieures à la
normale. En janvier 1956, une situation analogue entraîna un accroissement de près d'un millier de décès, de même qu'en décembre 1957
et, avec des conséquences moins graves, en décembre 1962.
A l'exemple de Londres, on a qualifié de smogo le brouillard
rencontré à Los Angeleso; il s'agit d'un phénomène très différent
(voir Los Angeleso, PAN o ).
Bien que les brouillards parisiens soient moins caractéristiques, ils ne
sont pas sans conséquences sur la mortalité dont des hausses significatives ont été constatées, par exemple durant la période du 10 au 22
décembre 1951, en février 1959 et fin mars 1974. Voir aussi: Smogo
(smog index).
BRUIT (nom masc.).- Ensemble de sons mal définis et indésirables. A
ce titre tout bruit constitue une nuisance. Cependant un son bien
défini (un siffiet de machine à vapeur, une sirène d'usine) peut
constituer également une nuisance si son niveau sonore est trop élevé
ou si son émission est trop prolongée. Les ondes sonores perçues par
1 'oreilJe sont des ondes longitudinales qui répondent aux lois de la
physique et de la thermodynamique. L'énergie mise en jeu est de deux
types : potentielle en relation avec la pression et cinétique en
relation avec le déplacement de l'air environnant. L'oreille est, à ce
propos, extraordinairement sensible puisqu'elle peut percevoir un
déplacement d'environ 10- 8 mm, soit 10- 5 micron, ce qui correspond
au dizième du diamètre d'un atome, à des pressions très faibles
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