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déchets versés en plein air. Cependant, la dégradation de substances
artificielles fabriquées par l'homme s'avère plus complexe. Ceci
concerne notamment les matériaux devenus traditionnels depuis des
millénaires : verre, briques, bronze qui sont utilisés généralement de .
façon durable (à l'exception, d'ailleurs récente, des emballages
perdus en verre). De nouvelles molécules, par contre, synthétisées en
dehors des schémas naturels et écologiques, sont destinés de plus en
plus à des usages essentiellement temporaires : pesticides, herbicides,
emballages plastiques. Or la persistance de nombreux produits est
·élevée: des années, voire des dizaines d'années. Le problème de la
dégradation de substances qui sont plus ou moins nocives, peuvent
devenir nocives par bio-accumulationo, ou constituent simplement des
nuisances (déchets plastiques abandonnés dans la nature) fait donc
l'objet de nombreuses recherches. La biodégradation exige la réalisa~
tion simultanée de plusieurs conditions :
- que le produit soit transformable par une espèce microbienne qui
doit être présente à l'endroit et au moment voulu ;
- que les micro-organismes puissent se multiplier pour atteindre une
productivité suffisante ;
·
- que les produits de dégradation soient peu toxiques ou non toxiques.
Si, dans le domaine des herbicides et des insecticides, les perspectives
sont intéressantes, le problème des matières plastiques est plus ardu
puisque les efforts des chimistes qui les ont créées, les utilisations
qui ont été développées, visaient précisément à bénéficier des qualités
(inaltérabilité, durabilité) auxquelles on veut renoncer d'autre part.
Il faut donc que d'autres chercheurs trouvent les moyens d'une
destruction quasi automatique et hygiénique de ce que, après usage, le -
consommateur a rejeté.
·
De nombreux travaux sur la biodégradation des matières plastiqùes.
sont menés dans plusieurs pays. Il ne semble pas y avoir de bactéries
capables de dégrader les polymères de grande taille sans une aide·
extérieure apportée sous forme de chaleur et de lumière, en particulier le rayonnement ultraviolet. Après une première dégradation par
photolyse, avec début d'oxydation, l'action de micro-organismes devient possible. L'avenir de cette méthode, au-delà· du stade de
laboratoire, reste incertain :
- si des souches de micro-organismes capables de digérer les matériaux plastiques sont créées, comment contrôler leur prolifération et
leur action ?
_
- comment contrôler la vitesse de dégradation, empêcher des dégradations prématurées ou non désirées ?
- contrôle des produits de dégradation.
Bibl. : Microbio/ogical Aspects of Pollution. Academic Press, London, 1972.
BIO-ESSAI (nom masc.). Essai qui utilise des organismes vivants. Les
bio-essais se substituent aux dosages chimiques lorsque les polluants
sont peu concentrés et interfèrent entre eux. Ils permettent de mente
en évidence l'action de quantités même très faibles de polluants.
On utilise ainsi les algues unicellulaires dont la photosynthèse est
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