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plomb
(plusieurs mg/1), surtout lorsque la même eau séjourne durant un
certain temps dans la même tuyauterie. On a relevé ainsi dans. une
tuyauterie de plomb ayant un rapport surface/volume de 2,67 des
teneurs de 3 mg/1 d'eau après une heure, de 7 ,4 mg/l après
3 heures et qui se stabilisent à 10 mg/l après 7 heures. Une nuit
suffit pour atteindre des concentrations. représentant deux cents fois le
niveau de 0,05 mg/1 récemment souhaité par l'OMSo (1974). L'eau
utilisée pour la consommation humaine ne devrait donc être prélevée
qu'après avoir purgé entièrement l'installation de l'eau qui y a
séjourné. Le développement des tuyauteries en matières plastiques
(PVC et polyéthylène) élimine évidemment la dissolution de métaux
comme le plomb et le cuivre. La contamination de l'eau par le
plomb peut s'opérer également par l'intermédiaire des aliments
préparés, avec des teneurs très différentes. Le marc de café retient
jusqu'à 99 % du plomb sous forme de tannate insoluble, certains
légumes retiennent les métaux et atteignent ainsi des concentrations
de cinq à dix fois celle de l'eau utilisée (soit 50 à 100 mg/kg de
légume). Dans des conditions normales, la quantité de plomb
apportée chaque jour par l'alimentation est de 50 à 500 µ g par atre
humain. La teneur en plomb d'un être humain adulte est de 100 à
300 mg;
3) le plomb est fréquemment présent dans la vaisselle de faïence, de
porcelaine ou de verre, ainsi que dans les casseroles et poêlons
émaillés. Les émaux renferment, en effet, souvent du plomb et. du
cadmium. Le contrôle selon la norme américaine consiste à remplir
le récipient d'une solution de vinaigre à 4 % et à mesurer les teneurs
en plomb et cadmium après 24 h de séjour à la température
ordinaire. Les valeurs limites sont re~pectivement de 7 mg/1 et O,S
mg/1. Des plats fortement ornés donnent parfois des teneurs dix fois
supérieures et davantage. Des aliments acides doivent donc séjourner
de préférence. dans des récipients en verre ou en matières plastiques.
Les revêtements intérieurs en émail jaune, rouge ou orange renferment
plus fréquemment des sels de plomb et de cadmium. Une étude faite
sur le marché belge en 1973 a mis en évidence que 20 % des
modèles de vaisselle proposés (en provenance d'une dizaine de pays)
dépassent nettement la norme américaine.
La quantité de plomb absorbée par un être humain est généralement
comprise en 100 et 1 000 µ g par jour. Plus de 90 % sont apportés
par la boisson et la nourriture. La rétention dans l'organisme est de
5 à 10 % dont la plus grande partie se fixe dans le système osseux.
Les effets toxiques proviennent surtout du plomb dans les tissus non
osseux et le sang. Les teneurs que l'on trouve dàns le sang et l'urine
sont reprises (en µ g/1) au tableau XXVIII.
Selon l'IARCo, il n'y a pas de preuve d'une action cancérogène des
composés du plomb dans l'organisme humain. Les niveaux de toxicité
du plomb par inhalation sont mal connus. Selon un travail publié
en 1972, des niveaux inférieurs à 2,5 µ g/m 3 n'ont pas d'action
mesurable sur l'homme. Les recommandations du Comité commun
d'experts de l'OAA/OMS fixent à 0,45 mg par jour la quantité à ne
pas dépasser pour un adulte (0,13 mg pour un enfant de 10 kg de
plomb
(plusieurs mg/1), surtout lorsque la même eau séjourne durant un
certain temps dans la même tuyauterie. On a relevé ainsi dans. une
tuyauterie de plomb ayant un rapport surface/volume de 2,67 des
teneurs de 3 mg/1 d'eau après une heure, de 7 ,4 mg/l après
3 heures et qui se stabilisent à 10 mg/l après 7 heures. Une nuit
suffit pour atteindre des concentrations. représentant deux cents fois le
niveau de 0,05 mg/1 récemment souhaité par l'OMSo (1974). L'eau
utilisée pour la consommation humaine ne devrait donc être prélevée
qu'après avoir purgé entièrement l'installation de l'eau qui y a
séjourné. Le développement des tuyauteries en matières plastiques
(PVC et polyéthylène) élimine évidemment la dissolution de métaux
comme le plomb et le cuivre. La contamination de l'eau par le
plomb peut s'opérer également par l'intermédiaire des aliments
préparés, avec des teneurs très différentes. Le marc de café retient
jusqu'à 99 % du plomb sous forme de tannate insoluble, certains
légumes retiennent les métaux et atteignent ainsi des concentrations
de cinq à dix fois celle de l'eau utilisée (soit 50 à 100 mg/kg de
légume). Dans des conditions normales, la quantité de plomb
apportée chaque jour par l'alimentation est de 50 à 500 µ g par atre
humain. La teneur en plomb d'un être humain adulte est de 100 à
300 mg;
3) le plomb est fréquemment présent dans la vaisselle de faïence, de
porcelaine ou de verre, ainsi que dans les casseroles et poêlons
émaillés. Les émaux renferment, en effet, souvent du plomb et. du
cadmium. Le contrôle selon la norme américaine consiste à remplir
le récipient d'une solution de vinaigre à 4 % et à mesurer les teneurs
en plomb et cadmium après 24 h de séjour à la température
ordinaire. Les valeurs limites sont re~pectivement de 7 mg/1 et O,S
mg/1. Des plats fortement ornés donnent parfois des teneurs dix fois
supérieures et davantage. Des aliments acides doivent donc séjourner
de préférence. dans des récipients en verre ou en matières plastiques.
Les revêtements intérieurs en émail jaune, rouge ou orange renferment
plus fréquemment des sels de plomb et de cadmium. Une étude faite
sur le marché belge en 1973 a mis en évidence que 20 % des
modèles de vaisselle proposés (en provenance d'une dizaine de pays)
dépassent nettement la norme américaine.
La quantité de plomb absorbée par un être humain est généralement
comprise en 100 et 1 000 µ g par jour. Plus de 90 % sont apportés
par la boisson et la nourriture. La rétention dans l'organisme est de
5 à 10 % dont la plus grande partie se fixe dans le système osseux.
Les effets toxiques proviennent surtout du plomb dans les tissus non
osseux et le sang. Les teneurs que l'on trouve dàns le sang et l'urine
sont reprises (en µ g/1) au tableau XXVIII.
Selon l'IARCo, il n'y a pas de preuve d'une action cancérogène des
composés du plomb dans l'organisme humain. Les niveaux de toxicité
du plomb par inhalation sont mal connus. Selon un travail publié
en 1972, des niveaux inférieurs à 2,5 µ g/m 3 n'ont pas d'action
mesurable sur l'homme. Les recommandations du Comité commun
d'experts de l'OAA/OMS fixent à 0,45 mg par jour la quantité à ne
pas dépasser pour un adulte (0,13 mg pour un enfant de 10 kg de
