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adéquat, en particulier des bâtiments spécialement équipés de pompçs,
d'écumoires, de centrifugeuses, de stockages. De tels bateaux ont été
construits notamment aux Etats-Unis et en Allemagne. Ils sont
d'autant plus efficaces que la nappe a été peu dispersée.
3) Produits absorbants. Utilisables pour des lacs, des rivières ou à
l'intérieur des ports, ces produits (sphaigne naturelle ou polypropylène fibrillaire) s'avèrent peu efficaces en mer, si ce n'est en
combinaison avec une opération de récupération d'une nappe dont on
veut freiner l'expansion.
4) Combustion. Très efficace pour limiter les dégâts biologiques, la
combustion doit suivre rapidement le rejet dans la mesure où· les
conditions de sécurité le permettent. L'allumage se fait le plus
favorablement à l'aide d'un mélange de sodium et de carbure de
calcium.
5) Envoi au fond. Les pétroles bruts ont une densité comprise entre
0,8 et 1,02, l'eau de mer environ 1,06. Il s'agit donc d'accroître la
densité des hydrocarbures flottants. L'envoi au fond a été recommandé
par certains, estimant que les effets à long terme sur la vie sousmarine sont moins désastreux. Cependant, cet avis n'est pas partagé
par d'autres, attentifs à la faune benthique, d'autant plus que les
fractions lourdes sont les plus toxiques et le milieu profond devient
rapidement anaérobie. Or, la géochimie organique a constaté 9.ue .les
hydrocarbures persistent des millions d'années dans les sédiments
anaérobies. L'envoi au fond. peut se faire à l'aide de no.mbreyx
produits naturels (kaolin, sulfate de baryte, kieselguhr, silices,. sables, dolomie, craie) QU synthétiques (charges traitées par des amines
ou des agents tensioactifs). Cette méthode peut cependant rendre des
services lorsque par suite du délai et de l'agitation de la mer, lé
pétrole est déjà fortement émulsionné et qu'il menace les côtes.
6) Dégradation bactérienne. Les hydrocarbures sont susceptibles d'être
dégradés par des organismes marins, mais pour une dégradation
complète, il faut l'intervention de nombreuses espèces différentes de
bactéries. Des produits intermédiaires de la dégradation peuvent, en.
outre, présenter une toxicité élevée. Enfin, ce sont les hydrocarbures
les moins toxiques (paraffines) qui sont dégradés le plus aisément,
tandis que les aromatiques cancérogènes le sont beaucoup moins. La
consommation d'oxygène est considérable : à une tonne de pétrole
correspond l'oxygène de 50 000 m 3 d'eau de mer. Les possibilités
biologiques èt économiques d'un ensemencement bactérien paraissent
donc réduites, si ce n'est en améliorant indirectement la biodégradation naturelle.
Bibl.: Otan/CDSMo: Pollution des eaux côtières. Pollution de la.
mer par rejets d'hydrocarbures. Colloque de Bruxelles, 1970.
A. Nelson-Smith, Oil pollution and marine ecology. Elek Books,
London, 1972.
MARSH, George Perkins. Diplomate américain (1801-1882) qui publia en 1864 un petit livre intitulé Man and Nature qui eût une
grande influence sur les premiers pas du mouvement conservationniste. Voir: Conservationo de la nature.
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