....:
_.",
165
fluorose
aux organismes vivants par le fluor. Celui-ci peut intervenir sous de
nombreuses formes: solides (fluorures, fluosilicates) ou gazeuses
(acide fluorhydrique, tétrafluorure de silicium, acide fluosilicique).
Les valeurs limites tolérables (TLVo, MACo) pour les produits
gazeux sur les lieux du travail sont de l'ordre de I ppm à 0,1 ppm
selon la forme chimique et les réglementations nationales. Les
valeurs MICo intervenant dans les qualités de l'air ambiant sont
généralement inférieures à 10 µ g/m 3 (moyenne sur 24 heures). Ceci
correspond logiquement aux normes d'émission que l'on a tendance à
fixer à 5 mg/m 3 (à mettre en regard d'une dilution globale. de
l'ordre de mille fois due à la hauteur de cheminée et à la dispersion
due au vent). Ce sont surtout les dégâts agricoles qui ont attiré
l'attention sur la nocivité des produits fluorés depuis plus d'un demisiècle, à proximité des usines d'acide phosphorique et de superphosph!ltes (engrais), d'aluminium mais aussi des petites briquetteries après
l'adoption du chauffage au fuel dont la plus haute température
favorise la décomposition de l'argile (qui peut contenir . plus de
100 ppm de fluor). Les poussières de composés fluorés ou les
poussières (silice, craie, etc.) ayant absorbé aisément des gaz fluorés,
se déposent sur les prairies et s'accumulent dans les fourrages.
L'ingestion de ces fourrages cause une intoxication fluorée chronique
des animaux appelée parfois fluorose industrielle. L'inhalation directe ne semble avoir qu'une importance minime. On observe chez les
animaux atteints une calcification anormale des os et des dents. Il en
résulte une diminution de la production de lait, des pertes de poids,
des déformations des membres suite à la raideur. Selon Ferrando et
Zundel, les effets du fluor sur les mammifères peuvent être classés
comme au tableau XX.
La fluorose peut aussi avoir des origines naturelles même chez
l'homme. Les eaux sont naturellement fluorées dans certaines régions
du monde et elles ont été et restent parfois consommées telles
quelles comme eaux de boisson, notamment aux Etats-Unis où des
enquêtes épidémiologiques ont été entreprises dès 1908. Il semble que
jusqu'à 8 ppm il n'y ait pas d'autre influence que des taches sur les
dents. Aux Indes, des eaux hyperfluorées (plus de 2 ppm), parfois
jusqu'à 16 ppm, causent des infirmités invalidantes qui semblent
accentuées par les mauvaises conditions nutritionnelles (carence_. ,en
calcium et vitamines C et D). L'addition modérée de fluor (0,5 à l,O
Fluor en ppm ou mg/kg
Fourrages
5- 20
20- 40
30- 50
40- 100
60- 250
Os
100-1000 1376-3775 2375-3805 3025-6100 4420-15000
Urines
10
5- 15
10- 20
10- 25
15- 100
Effets
pathologiques
nuls
nuls
douteux
certains
certains
Tabl. XX. FJJets du fluor sur les mammifère.ç,
_.",
165
fluorose
aux organismes vivants par le fluor. Celui-ci peut intervenir sous de
nombreuses formes: solides (fluorures, fluosilicates) ou gazeuses
(acide fluorhydrique, tétrafluorure de silicium, acide fluosilicique).
Les valeurs limites tolérables (TLVo, MACo) pour les produits
gazeux sur les lieux du travail sont de l'ordre de I ppm à 0,1 ppm
selon la forme chimique et les réglementations nationales. Les
valeurs MICo intervenant dans les qualités de l'air ambiant sont
généralement inférieures à 10 µ g/m 3 (moyenne sur 24 heures). Ceci
correspond logiquement aux normes d'émission que l'on a tendance à
fixer à 5 mg/m 3 (à mettre en regard d'une dilution globale. de
l'ordre de mille fois due à la hauteur de cheminée et à la dispersion
due au vent). Ce sont surtout les dégâts agricoles qui ont attiré
l'attention sur la nocivité des produits fluorés depuis plus d'un demisiècle, à proximité des usines d'acide phosphorique et de superphosph!ltes (engrais), d'aluminium mais aussi des petites briquetteries après
l'adoption du chauffage au fuel dont la plus haute température
favorise la décomposition de l'argile (qui peut contenir . plus de
100 ppm de fluor). Les poussières de composés fluorés ou les
poussières (silice, craie, etc.) ayant absorbé aisément des gaz fluorés,
se déposent sur les prairies et s'accumulent dans les fourrages.
L'ingestion de ces fourrages cause une intoxication fluorée chronique
des animaux appelée parfois fluorose industrielle. L'inhalation directe ne semble avoir qu'une importance minime. On observe chez les
animaux atteints une calcification anormale des os et des dents. Il en
résulte une diminution de la production de lait, des pertes de poids,
des déformations des membres suite à la raideur. Selon Ferrando et
Zundel, les effets du fluor sur les mammifères peuvent être classés
comme au tableau XX.
La fluorose peut aussi avoir des origines naturelles même chez
l'homme. Les eaux sont naturellement fluorées dans certaines régions
du monde et elles ont été et restent parfois consommées telles
quelles comme eaux de boisson, notamment aux Etats-Unis où des
enquêtes épidémiologiques ont été entreprises dès 1908. Il semble que
jusqu'à 8 ppm il n'y ait pas d'autre influence que des taches sur les
dents. Aux Indes, des eaux hyperfluorées (plus de 2 ppm), parfois
jusqu'à 16 ppm, causent des infirmités invalidantes qui semblent
accentuées par les mauvaises conditions nutritionnelles (carence_. ,en
calcium et vitamines C et D). L'addition modérée de fluor (0,5 à l,O
Fluor en ppm ou mg/kg
Fourrages
5- 20
20- 40
30- 50
40- 100
60- 250
Os
100-1000 1376-3775 2375-3805 3025-6100 4420-15000
Urines
10
5- 15
10- 20
10- 25
15- 100
Effets
pathologiques
nuls
nuls
douteux
certains
certains
Tabl. XX. FJJets du fluor sur les mammifère.ç,
