145·.
~-tionnements d'air entraînent des consommations considérables en été.
Beaucoup reste à faire dans le domaine de la construction, malgré
quelques tentatives expérimentalès. Aux Etats-Unis, un programme de
développement de cinquante millions de dollars a été confié à la
NASA pour la réalisation du chauffage et du conditionnement d'air
de 1 000 habitations privées et de 1 000 bâtiments commerciaux. On
sait que l'effeto de serre permet d'obtenir de l'eau à 60 •c et plus,
ce qui peut répondre à de nombreux besoins domestiques (y compris
les circuits frigorifiques en été). Le Comité des défis de la Société
Moderne de l'OTAN a également inscrit l'énergie solaire parmi les
études pilotes proposées. aux Etats membres. Il existe une Association .
française pour l'étude et le développement des applications de
l'énergie solaire, 28 rue de la Source, 75016 Paris.
Bibl.: Revue Internationale d' Héliotechnique, 32, Cours Pierre Puget,
13006 Marseille.
Revue 2000, Le Soleil n° 27, La Documentation Française, Paris,
1974.
ÉNERGIE THERMONUCLÉAIRE (nom fém.). Voir: Energieo de
fusion.
ENFUMAGE (nom masc.) - en anglais : fumigation. Rabattement
vers le sol des fumées d'une cheminée à la suite d'un régime
turbulent de la basse atmosphère surmonté d'une inversion empêchant
l'élévation des fumées. Voir: Panacheo.
ENGRAIS (nom masc.). L'agriculture ne peut assurer la continuité de
la production si les pertes ne sont pas compensées et si les réserves
du sol ne sont pas reconstituées. Avant l'apparition des engrais
chimiques, le réapprovisionnement du sol reposait sur trois sources
naturelles :
- la fixation biologique de l'awte par les légumineuses, comprenant
les pertes dues à la dénitrificationo ;
- l'épandage de déchets agricoles et humains (fumiers, purins ... );
- la pluie ramenant de l'anhydride carbonique et de l'anhydride
sulfureux présents dans l'atmosphère.
L'accroissement des populations, la découverte des engrais chimiques,
l'élévation du niveau de vie ont stimulé le développement de
cultures intensives, de monocultures en particulier, reposant sur une
consommation élevée d'engrais (tableau XVIII).
Les consommations moyennes sont de 120 à 160 kg d'azote par
hectare dans les pays de l'OCDE avec des rendements de 40 t/ha en
betteraves sucrières et 3 à 4 t/ha de céréales. Pour le phosphore,
la distribution est très variable : 50 % des terres reçoivent plus de
30 kg/ha, 15 % plus de 60 kg/ha. Là où l'on applique la
rotation, les prairies temporaires reçoivent souvent des doses plus
élevées: 175-225 kg d'azote par hectare, 80-130 kg/ha de phosphore.
Les engrais azotés sont normalement administrés au printemps, lorsque. débute l'évapotranspirationo due aux plantes. S'il y a excès
d'humidité, il peut y avoir une perte· directe par migration hors de la
Précédent

- 146/322

Suivant