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énergie de ,_Ion
tion en mer. Même si les besoins et la consommation énergétiques·
quintuplent d'ici l'an 2000, on reste à un niveau dérisoire (de l'ordre
du millième) vis-à-vis de l'énergie solaire absorbée par les terres et
les océans. L'influence des déchets nucléaires donne lieu à urie
controverse plus aiguë, stimulée notamment par la publication de
l'ouvrage alarmiste Poisoned Power de deux physiciens de l'Atomic
Energy Commission. L'expérience acquise jusqu'à présent est certainement positive, en ce qui concerne la maîtrise des opérations et .les
mesures de précaution. Les arguments en faveur de la sécurité de
l'énergie nucléaire reposent sur les niveaux très bas des radioactivités
résiduaires des isotopes autres que le tritium : un million à un
milliard de fois inférieures aux limites MPC (maximum permissible
concentrations) et sur l'analyse statistique de risques. Les doses
annuelles reçues en moyenne par la population sont :
1) Radioactivités naturelles
Rayons cosmiques
: 50 mRo
Matériaux terrestres : 50 mR
Corps humain
: 25 mR
2) radioactivité artificielle
Un examen radiologique
Télévision
Cadran lumineux d'une montre
Retombées essais nucléaires
Centrales nucléaires
50mR
l0mR
2mR
2mR
1 mR
On estime qu'en l'an 2000, la radioactivité due à l'ensemble des
centrales nucléaires représentera pour l'homme une dose absorbée
annuelle de 2 à 5 mR, à mettre en regard des 100 mR de la
radioactivité naturelle et des 50 mR d'un examen radiologique.
Certains redoutent les effets cumulatifs et des seuils à partir desquels
apparaîtraient des malformations génétiques. Ces craintes .ne sont
cependant pas confirmées par l'examen des populations habitant des
régions où la radioactivité naturelle est supérieure à la moyenne
comme la Bretagne, les Vosges et les régions montagneuses en
général.
Un autre sujet de crainte est celui des déchets provenant des réacteurs
(voir déchetso radioactifs) et de la croissance des volumes sur la base
de l'expérience actuelle. De telles estimations sont cependant sujettes
à caution. Les réacteurs actuels à eau légère ont de très mauvais
rendements et laissent donc une quantité proportionnellement élevée
de déchets. Ils seront remplacés par d'autres types. Les réacteurs du
type LWR (light water reactor) occuperont néanmoins une place
importante jusqu'à ce qu'une relève suffisante soit assurée par les
réacteurs LMFBR (liquid metal fast breeder reactor) ou surgénérateurs refroidis au métal liquide (le sodium, en particulier). L'attrait
des surgénérateurs réside dans l'utilisation de combustibles abondants
comme l'uranium-238 ou le thorium-232 qui sont convertis respectivement en plutonium-239 et en uranium-233 qui sont eux-mêmes
fissibles. Le réacteur régénère donc du combustible nucléaire. Malheureusement dans le type envisagé (et expérimenté à quelques
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