129
2. Facteurs biotiqueso intraspécifiques, interspécifiques.
3. Eléments introduits par l'homme. Les pollutions.
Il. Synécologie
Les écosystèmes. Biocénotique.
Démécologie.
Une autre classification est axée sur la biosphèreo et ses éléments _
fondamentaux (l'eau, l'air, le sol), sur l'influence de l'homme
(énergie, démographie, pollutions) et le rôle de l'écologiste dans la
protection de l'environnement.
Bibl.: Ph. Dreux, Précis d'écologie. PUF, Paris, 1974.
M. Cuisin, Qu'est-ce que l'écologie ? Bordas, Paris, 1971.
P. Auguesse, Clefs pour l'écologie. Seghers, Paris, 1971.
LA biologie, les êtres vivants, Marabout Université, Gérard et C',
Verviers, 1973.
François Ramade, Eléments d'écologie appliquée. Ediscierice/Mc
Graw Hill, Paris, 1974.
tcoLOGJSTE (nom masc.).
ECOLOGUE (nom masc.). Qui pratique l'écologie. En réalité, le
titre d'écologue n'est pas protégé dans la plupart des pays. Il couvre
donc un large éventail, allant du spécialiste des systèmes vivants
jusqu'à l'amateur, ami de la nature ou ennemi des pollutions.
L'orientation moderne de l'écologie étant de plus en plus disciplinaire, de la biologie à l'informatique, de la toxicologie aux techniques de lutte contre les nuisances, l'écologue peut jouer un rôle
essentiel de coordination et de synthèse. Des programmes post-universitaires multidisciplinaires ont été créés depuis 1970 dans de nom•
breuses universités, afin de donner aux ingénieurs, chimistes, économistes, pharmaciens, voire sociologues, le complément de formation
souhaitable.
ÉCONOMIE DE LA POLLUTION. Durant plusieurs siècles et
jusqu'à récemment, l'économie est restée indifférente aux altérations
de l'environnement: l'air et l'eau étaient des biens gratuits, disponibles en quantités illimitées et que l'on restituaient sans se soucier .du
degré d'altération. Ce n'est qu'à partir de 1970 qu'on s'est interrogé
sur les coûts d'une lutte contre la croissance, jugée dorénavant
excessive, de la pollution. Si l'on fait des nuisances, un des grands
ennemis du bien-être, on peut s'interroger sur les droits de l'économie
à définir les conditions de la prospérité en ignorant celles du bienêtre. Parallèlement, un système économique orienté exclusivement
vers la recherche d'une croissance maximale,· vers la maximisation du
produit national brut se trouve sévèrement mis en question (lettre de
Sicco Mansholto, en février 1972). Et l'on suggère d'autres critères:
utilité nationale brute, bonheur national brut (Tinbergen). Mais c'est
là s'embarquer dans une éthique sociale couvrant au-delà de la
pollution, tous les aspects de l'environnement humain: transports en
commun, conditions et horaires de travail, etc. Sur le plan plus strict
des nuisances, des actions pratiques sont possibles à court terme, maisimpliquent des efforts financiers qui ont fait l'objet de plusieurs
Précédent

- 130/322

Suivant