limitée du fait de la mauvaise connaissance des maladies infectieuses
et du grand nombre de porteurs de germes. Le développement de
l'asepsieo d'abord, de !'antibiothérapie ensuite, a rendu les mesures de
désinfection moins rigoureuses.
DÉSULFURATION (nom fém.). Les combustibles fossiles (charbon,
pétrole, gaz naturel) renferment fréquemment du soufre en quantités
variables selon la provenance. C'est ainsi que les pétroles bruts
peuvent en contenir moins de 0,25 % en Afrique du Nord, 1 à 3 % au
Moyen-Orient, 3 à 4,5 % au Venezuela et au Mexique. La distillation des bruts fournit :
·
- des fractions légères ne renfermant pratiquement pas de soufre ;
- des fractions moyennes (gasoil, fuel domestique) contenant de 0,2 à
1,5 % de soufre ;
- des fractions lourdes (fuel industriel) et des résidus renfermant
environ 1 % (brut d'Afrique du Nord), 2 à 4 % (Moyen-Orient) voire
5 % (Venezuela) de soufre.
Or, ces fractions lourdes peuvent représenter de 40 à 70 % du poids
de brut. La combustion fournit de ! 'anhydride sulfureux en quantité
deux fois plus élevée, en poids, et l'on estime ainsi à plus de cent
cinquante millions de tonnes les émanations dues aux activités
humaines. La désulfuration constitue 'donc un des objectifs majeurs· de
la lutte contre la pollution atmosphérique dans les pays industriels.
Trois voies peuvent être envisagées :
- la désulfuration des combustibles avant combustion ;
- la désulfuration pendant la combustion ;
- la désulfuration des effluents gazeux ou fumées.
L Désulfuration préliminaire des combustibles. Réalisée à grande
échelle sur le gaz de Lacq, difficilement réalisable sur le charbon, la
désulfuration des combustibles liquides s'effectue partiellement dans les
raffineries.par hydrocraquage et hydrodésulfuration. L'hydrogène sulfuré
formé est souvent transformé en soufre. Au départ du résidu de la
distillation atmosphérique du brut, une distillation sous vide sépare
des distillats qui sont aisément désulfurés par hydrogénation sur catalyseurs au cobalt, molybdène, wolfram ou nickel. Mais l'accumulation des métaux dans les fractions lourdes rend cette technique plus
difficile par l'encrassement ou l'empoisonnement des catalyseurs. Le
résidu est parfois soumis à un désalphaltage préliminaire. et •le
produit désalphalté subit ensuite une désulfuration. Le coût de ta
désulfuration est d'autant plus élevé que l'on part d'un brut à haute
teneur en soufre et dépend de la teneur finale en soufre que l'ondésire obtenir dans le fuel industriel. Un niveau inférieur à 1 %
devient rapidement prohibitif. Les chiffres cités varient généralement
entre trois et six dollars par tonne de fuel. La hausse brutale des
prix du pétrole au début de 1974 a diminué considérablement
l'importance relative de ces chiffres, puisqu'il s'agit cette fois de 30
ou 40 $ · la tonne. Le poids économique de cette hausse, les perspectives d'investissements en énergie nucléaire, constituent des arguments
contre la désulfuration des combustibles. Les décisions finales dépendront des conclusions des études épidémiologiques sur les consé-
et du grand nombre de porteurs de germes. Le développement de
l'asepsieo d'abord, de !'antibiothérapie ensuite, a rendu les mesures de
désinfection moins rigoureuses.
DÉSULFURATION (nom fém.). Les combustibles fossiles (charbon,
pétrole, gaz naturel) renferment fréquemment du soufre en quantités
variables selon la provenance. C'est ainsi que les pétroles bruts
peuvent en contenir moins de 0,25 % en Afrique du Nord, 1 à 3 % au
Moyen-Orient, 3 à 4,5 % au Venezuela et au Mexique. La distillation des bruts fournit :
·
- des fractions légères ne renfermant pratiquement pas de soufre ;
- des fractions moyennes (gasoil, fuel domestique) contenant de 0,2 à
1,5 % de soufre ;
- des fractions lourdes (fuel industriel) et des résidus renfermant
environ 1 % (brut d'Afrique du Nord), 2 à 4 % (Moyen-Orient) voire
5 % (Venezuela) de soufre.
Or, ces fractions lourdes peuvent représenter de 40 à 70 % du poids
de brut. La combustion fournit de ! 'anhydride sulfureux en quantité
deux fois plus élevée, en poids, et l'on estime ainsi à plus de cent
cinquante millions de tonnes les émanations dues aux activités
humaines. La désulfuration constitue 'donc un des objectifs majeurs· de
la lutte contre la pollution atmosphérique dans les pays industriels.
Trois voies peuvent être envisagées :
- la désulfuration des combustibles avant combustion ;
- la désulfuration pendant la combustion ;
- la désulfuration des effluents gazeux ou fumées.
L Désulfuration préliminaire des combustibles. Réalisée à grande
échelle sur le gaz de Lacq, difficilement réalisable sur le charbon, la
désulfuration des combustibles liquides s'effectue partiellement dans les
raffineries.par hydrocraquage et hydrodésulfuration. L'hydrogène sulfuré
formé est souvent transformé en soufre. Au départ du résidu de la
distillation atmosphérique du brut, une distillation sous vide sépare
des distillats qui sont aisément désulfurés par hydrogénation sur catalyseurs au cobalt, molybdène, wolfram ou nickel. Mais l'accumulation des métaux dans les fractions lourdes rend cette technique plus
difficile par l'encrassement ou l'empoisonnement des catalyseurs. Le
résidu est parfois soumis à un désalphaltage préliminaire. et •le
produit désalphalté subit ensuite une désulfuration. Le coût de ta
désulfuration est d'autant plus élevé que l'on part d'un brut à haute
teneur en soufre et dépend de la teneur finale en soufre que l'ondésire obtenir dans le fuel industriel. Un niveau inférieur à 1 %
devient rapidement prohibitif. Les chiffres cités varient généralement
entre trois et six dollars par tonne de fuel. La hausse brutale des
prix du pétrole au début de 1974 a diminué considérablement
l'importance relative de ces chiffres, puisqu'il s'agit cette fois de 30
ou 40 $ · la tonne. Le poids économique de cette hausse, les perspectives d'investissements en énergie nucléaire, constituent des arguments
contre la désulfuration des combustibles. Les décisions finales dépendront des conclusions des études épidémiologiques sur les consé-
