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de l'impact ou valeur pour leur société. Selon leur désir de maîtriser ces technologies, elles se tournent
vers les solutions clés-en-main des géants de l’informatique (IBM, Microsoft, etc) ou vers les briques
technologiques portées par des startups.
La plupart des entreprises sondées, y compris celles qui se déclarent peu matures sur le sujet, intègrent
quelques briques d’IA dans leur processus métier et/ou leurs systèmes de relation client, en particulier
dans les domaines Banque / Assurance. Les seules à avoir des équipes spécialisées sont plutôt des
entreprises IT.
PME. Les PME et TPE (hors startups) semblent encore loin de ces sujets et en pleine transformation
numérique.
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Administrations. Les administrations publiques poursuivent leur transformation par l’action du
SGMAP, notamment à travers la DINSIC. Le besoin d’automatisation semble être une réponse aux
attentes de la LOLF mais le sujet reste peu abordé.
Elus. Les politiques et leurs administrés sont peu préparés pour appréhender les enjeux du sujet.
2.2. Les besoins de compétences autour de l’IA font apparaître différents besoins de
formation et de sensibilisation des décideurs
Notre étude part du postulat que l’automatisation généralisée rendue possible par l’IA dans tous les
domaines de l’activité humaine aura un impact massif sur les organisations, entreprises ou
administrations, et sur certaines fonctions au sein de celles-ci : du décideur aux utilisateurs d’IA, y
compris les ingénieurs R&D.
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D’abord, les enjeux liés à la compétitivité des entreprises et la prévention du risque d’intermédiation
de certains acteurs traditionnels vont créer une forte demande en concepteurs de systèmes d’IA.
Décideurs. Afin que l’entreprise, l’administration et les politiques se saisissent de ce nouvel enjeu et
décident des moyens à y consacrer, la sensibilisation des décideurs (et managers)
7 est une étape à
court terme importante pour identifier les enjeux stratégiques et permettre aux organisations de
s’adapter aux transformations auxquelles elles se trouveront exposées.
Utilisateurs et chefs de projet. Il y a des besoins de compétences particulières pour des personnes déjà
présentes dans les entreprises ou des personnes souhaitant se réorienter professionnellement. Ils vont
concerner essentiellement deux métiers :
x des développeurs informatiques appelés à être des intégrateurs d’IA
x des spécialistes « métier » capables d’organiser le problème à résoudre pour le rendre
accessible aux solutions techniques existantes, sélectionner et utiliser les nouveaux outils
embarquant une IA et parfois d’entraîner et de superviser une IA.
On attend également une forte demande de chefs de projets intervenant de manière transversale sur le
développement, l’intégration, et la maintenance des systèmes d’IA.
5 https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/0211781271292-numerique-dans-les-pme-les-acteurs-en-appellent-a-un-plan-durgence2064360.php
6 On trouve une analyse similaire dans le rapport « Artificial Intelligence, Automation, Economy » remise au président des Etats-Unis en
2016.
7 Dans un sondage sur 1600 entreprises de plus de 1000 employés, plus de 50% des sondés citent le « manque de compréhension des
bénéfices que l’IA peut apporter » et « le manque de compétence en interne pour mettre en place et manager ces projets » comme les
barrières principales à un plus grand impact de l’IA (« AI Maturity Index» Infosys 2016).
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