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Annexe 1
L’intelligence artificielle
en quête d’acceptabilité et de confiance
Contribution au groupe de travail : Anticiper les impacts économiques et sociaux de l’intelligence
artificielle
Laurence DEVILLERS (Sorbonne/CNRS, CERNA)
Danièle BOURCIER (CNRS, CERNA)
Stéphane BUFFAT (médecin, IRBA)
Alexei GRINBAUM (CEA, CERNA)
Arnaud LAVIT D’HAUTEFORT (cabinet Ytae)
Christophe LAZARO (Université de Namur, Belgique, CERNA)
De manière générale, il faut souligner le caractère ambivalent de toute technologie qui offre de nouvelles
opportunités en même temps qu’elle crée des risques. Il faut ne pas négliger les aspects éthiques du
développement de ces technologies. Les systèmes d’intelligence artificielle deviennent aujourd’hui
capables d’accomplir certaines activités qui auparavant étaient l’apanage exclusif des humains. Le
développement de ces systèmes conduit au renforcement progressif de leurs facultés d’autonomie propre
et de cognition – la capacité à apprendre par l’expérience et à prendre des décisions de manière
indépendante –, lesquelles sont susceptibles de faire de ces systèmes des agents à part entière pouvant
interagir avec leurs opérateurs et leur environnement et les influencer de manière significative. Ce
développement technologique est de nature à transformer considérablement la sphère de l’emploi et du
travail, au point d’engendrer une nouvelle phase de révolution informatique dans l’industrie et dans les
services. Celle-ci aura notamment pour conséquence la multiplication des systèmes apprenants dans
l’environnement de travail, l’intensification des collaborations entre humains et machines ainsi que la
délégation croissante de tâches et d’activités autrefois réalisées par les humains à des machines. Ces
collaborations entre humains et machines vont revêtir toutes sortes de formes et seront différentes des
collaborations classiques.
Cette conjoncture exige qu’on étudie les effets potentiels de l’IA en termes d’éthique et d’acceptabilité
sociale. À ce titre, il est nécessaire de soulever une série de questions et de s’interroger sur la formation à
l’IA, la transformation du travail grâce à l’IA, l’acceptabilité des mutations et la régulation de l’IA. Voici
les questions que la société doit se poser avant de décider du pourcentage d’IA susceptible d'accroître la
rentabilité pour que chacun reste le plus possible utile à la société par son travail ou ses compétences :
o Comment l’IA va-t-elle modifier la conception de l’emploi et du travail ?
o Que faut-il préserver des valeurs du travail humain ?
o Les humains vont-ils accepter de travailler avec des IA ou sous les ordres de systèmes d’IA ?
Annexe 1
L’intelligence artificielle
en quête d’acceptabilité et de confiance
Contribution au groupe de travail : Anticiper les impacts économiques et sociaux de l’intelligence
artificielle
Laurence DEVILLERS (Sorbonne/CNRS, CERNA)
Danièle BOURCIER (CNRS, CERNA)
Stéphane BUFFAT (médecin, IRBA)
Alexei GRINBAUM (CEA, CERNA)
Arnaud LAVIT D’HAUTEFORT (cabinet Ytae)
Christophe LAZARO (Université de Namur, Belgique, CERNA)
De manière générale, il faut souligner le caractère ambivalent de toute technologie qui offre de nouvelles
opportunités en même temps qu’elle crée des risques. Il faut ne pas négliger les aspects éthiques du
développement de ces technologies. Les systèmes d’intelligence artificielle deviennent aujourd’hui
capables d’accomplir certaines activités qui auparavant étaient l’apanage exclusif des humains. Le
développement de ces systèmes conduit au renforcement progressif de leurs facultés d’autonomie propre
et de cognition – la capacité à apprendre par l’expérience et à prendre des décisions de manière
indépendante –, lesquelles sont susceptibles de faire de ces systèmes des agents à part entière pouvant
interagir avec leurs opérateurs et leur environnement et les influencer de manière significative. Ce
développement technologique est de nature à transformer considérablement la sphère de l’emploi et du
travail, au point d’engendrer une nouvelle phase de révolution informatique dans l’industrie et dans les
services. Celle-ci aura notamment pour conséquence la multiplication des systèmes apprenants dans
l’environnement de travail, l’intensification des collaborations entre humains et machines ainsi que la
délégation croissante de tâches et d’activités autrefois réalisées par les humains à des machines. Ces
collaborations entre humains et machines vont revêtir toutes sortes de formes et seront différentes des
collaborations classiques.
Cette conjoncture exige qu’on étudie les effets potentiels de l’IA en termes d’éthique et d’acceptabilité
sociale. À ce titre, il est nécessaire de soulever une série de questions et de s’interroger sur la formation à
l’IA, la transformation du travail grâce à l’IA, l’acceptabilité des mutations et la régulation de l’IA. Voici
les questions que la société doit se poser avant de décider du pourcentage d’IA susceptible d'accroître la
rentabilité pour que chacun reste le plus possible utile à la société par son travail ou ses compétences :
o Comment l’IA va-t-elle modifier la conception de l’emploi et du travail ?
o Que faut-il préserver des valeurs du travail humain ?
o Les humains vont-ils accepter de travailler avec des IA ou sous les ordres de systèmes d’IA ?
