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PENSER LA COMPLÉMENTARITÉ
Humain-Machine
● Réfléchir en termes de tâches plutôt que de métiers permet de se pencher sur la transformation
plutôt que sur la destruction d’emplois.
● Afin d'appréhender ces transformations, il est urgent de définir la gouvernance permettant
d’anticiper ces impacts, notamment sur trois points clefs :
○ mesurer la destruction comme la transformation des emplois, et donc évaluer les
compétences substituables au regard d’un faisceau de critères :
○ La technologie est-elle suffisamment avancée pour que cette tâche soit automatisée
?
○ La tâche nécessite-t-elle des capacités cognitives verticales (orientées sur une tâche
très spécifique) ou horizontales ?
○ L’automatisation de cette tâche est-elle acceptable socialement ?
○ Cette tâche requiert-elle le recours à une intelligence émotionnelle ?
○ Cette tâche nécessite-t-elle une intervention manuelle complexe ?
○ Déterminer les compétences qui demeurent à l’avantage de l’humain peut ne pas suffire, il
est nécessaire de réfléchir à la complémentarité humain-machine au niveau de l’individu
et de l’organisation.
○ À partir de la détermination des compétences non substituables, une réforme en
profondeur de la formation tout au long de la vie doit être effectuée, en termes de
temporalité, de contenu et de structures.
Le développement de l’IA aura également un impact sur les conditions de travail des individus et la
structure des organisations. Les études macro-économiques se penchent surtout sur la question de la
substituabilité de la machine par rapport au travail humain. Il serait évidemment hors de propos de balayer
d’un revers de main l’hypothèse d’une diminution irréversible du nombre d’emplois. Pour autant, et même
si cela n’obère pas des réflexions parallèles sur le mode de redistribution de la valeur, il nous semble
nécessaire de réfléchir à la transformation des métiers plutôt que d’acter cette diminution irréversible. En
effet, cette hypothèse raisonne à tâches constantes. Or, comme nous l’apprend le rapport du COE qui
prend une approche par tâches et non par métiers, un certain nombre de tâches vont être automatisées
tandis que d’autres ne le seront pas, celles où réside l’avantage comparatif de l’être humain. En effet,
selon le COE, 50 % des emplois verront la moitié des tâches qui les composent automatisés, et 10 % des
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