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également apparaître comme ceux de concepteur, d’entraîneur ou de gestionnaire (exemple :
cogniticien) de données et d’informations, surveillant ou encore réparateur d’IA, etc.
Les membres du sous-groupe « Acceptabilité et confiance » ont mené une réflexion sur les concepts
clefs dont la signification est susceptible d’évoluer sous l’effet de l’IA (responsabilité, mérite et
valeur, créativité) et les risques de l’utilisation de l’IA dans certaines dimensions (affective,
corporelle, mimétique, téléologique, créative) des métiers. Les effets positifs étant réels, gain de
temps, prise en charge de tâches très répétitives ou des routines procédurales sans intérêt, il est
néanmoins nécessaire d’envisager les risques, notamment ceux de désengagement, de
déresponsabilisation, d’accroissement des disparités sociales, etc. Le résultat est un ensemble de
recommandations qui concernent en particulier la nécessité d’expérimentations sur le terrain et
d’études pluridisciplinaires. Un effort d’éducation/de communication sera crucial.
Pourquoi l’IA suscite-t-elle autant d’attention auprès du grand public et des médias ? S’agit-il d’une
simple bulle amenée à se dégonfler ? L’expression “intelligence artificielle” possède un pouvoir
d’évocation qui explique sans doute en partie les fantasmes qui y sont associés.
Transformations profondes, incertitudes importantes
Deux points à mettre en avant pour justifier l’attention particulière que mérite ce sujet de la part des
pouvoirs publics, des entreprises et plus généralement de la société civile :
- d’une part, il s’agit bien d’une technologie au potentiel très significatif, capable d’étendre fortement le
champ des possibles (jusqu’au véhicule sans chauffeur ou à la création automatique de scénarios, voire de
films) ;
- d’autre part, il subsiste de fortes incertitudes sur son déploiement effectif et la manière dont elle sera
appropriée, notamment dans le monde du travail, ainsi que sur la vitesse des progrès à venir. Le risque de
destruction massive d’emplois écrase trop souvent toute considération sur l’intégration pratique de cette
technologie.
Les questions du revenu universel, de la personnalité juridique des robots ou d’une éventuelle taxe sur les
robots sont posées dans le débat politique
1
. Ce rapport ne se positionne pas sur leur pertinence mais
précise le diagnostic, identifie des points de vigilance et formule quelques recommandations en
envisageant plutôt des transformations du travail que sa disparition irréversible.
Enjeux juridiques de l’intelligence artificielle
L’IA et les bouleversements qu’elle est susceptible d'entraîner conduit à une réflexion sur les enjeux
juridiques s’agissant notamment de la protection de l’IA ou encore de la pertinence des mécanismes
de responsabilité actuels. Fort de ce constat, le sous-groupe « Enjeux juridiques et réglementaires de
1 Rapport Delvaux adopté par le Parlement européen le 16/02/2017, Recommandations à la Commission concernant des règles de
droit civil sur la robotique.
également apparaître comme ceux de concepteur, d’entraîneur ou de gestionnaire (exemple :
cogniticien) de données et d’informations, surveillant ou encore réparateur d’IA, etc.
Les membres du sous-groupe « Acceptabilité et confiance » ont mené une réflexion sur les concepts
clefs dont la signification est susceptible d’évoluer sous l’effet de l’IA (responsabilité, mérite et
valeur, créativité) et les risques de l’utilisation de l’IA dans certaines dimensions (affective,
corporelle, mimétique, téléologique, créative) des métiers. Les effets positifs étant réels, gain de
temps, prise en charge de tâches très répétitives ou des routines procédurales sans intérêt, il est
néanmoins nécessaire d’envisager les risques, notamment ceux de désengagement, de
déresponsabilisation, d’accroissement des disparités sociales, etc. Le résultat est un ensemble de
recommandations qui concernent en particulier la nécessité d’expérimentations sur le terrain et
d’études pluridisciplinaires. Un effort d’éducation/de communication sera crucial.
Pourquoi l’IA suscite-t-elle autant d’attention auprès du grand public et des médias ? S’agit-il d’une
simple bulle amenée à se dégonfler ? L’expression “intelligence artificielle” possède un pouvoir
d’évocation qui explique sans doute en partie les fantasmes qui y sont associés.
Transformations profondes, incertitudes importantes
Deux points à mettre en avant pour justifier l’attention particulière que mérite ce sujet de la part des
pouvoirs publics, des entreprises et plus généralement de la société civile :
- d’une part, il s’agit bien d’une technologie au potentiel très significatif, capable d’étendre fortement le
champ des possibles (jusqu’au véhicule sans chauffeur ou à la création automatique de scénarios, voire de
films) ;
- d’autre part, il subsiste de fortes incertitudes sur son déploiement effectif et la manière dont elle sera
appropriée, notamment dans le monde du travail, ainsi que sur la vitesse des progrès à venir. Le risque de
destruction massive d’emplois écrase trop souvent toute considération sur l’intégration pratique de cette
technologie.
Les questions du revenu universel, de la personnalité juridique des robots ou d’une éventuelle taxe sur les
robots sont posées dans le débat politique
1
. Ce rapport ne se positionne pas sur leur pertinence mais
précise le diagnostic, identifie des points de vigilance et formule quelques recommandations en
envisageant plutôt des transformations du travail que sa disparition irréversible.
Enjeux juridiques de l’intelligence artificielle
L’IA et les bouleversements qu’elle est susceptible d'entraîner conduit à une réflexion sur les enjeux
juridiques s’agissant notamment de la protection de l’IA ou encore de la pertinence des mécanismes
de responsabilité actuels. Fort de ce constat, le sous-groupe « Enjeux juridiques et réglementaires de
1 Rapport Delvaux adopté par le Parlement européen le 16/02/2017, Recommandations à la Commission concernant des règles de
droit civil sur la robotique.
