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ƒ Utiliser l'IA pour créer des structures de données fictives cohérentes et
dynamiques utilisées dans le cyber-renseignement ;
c. Se prémunir d’attaques pour détourner la finalité des traitements réalisés par les
systèmes intelligents
ƒ L’IA sert à détecter des fuites de données, des failles de sécurité
(automatisation de la détection des vulnérabilités, automatisation des
patchs).
ƒ Pour être compétitifs en termes de consommation énergétique, de compacité
et de robustesse, les systèmes d'IA devront s'appuyer sur des architectures
dédiées, y compris faisant appel au calcul analogique (ces architectures sont
qualifiées de neuromorphiques quand elles sont inspirées du fonctionnement
du cerveau). Ce rapprochement entre hardware et software permet aussi
d'intégrer les données de manière spécifique à un système et de limiter les
possibilités de duplication et donc le risque de fuite de ces données, ce qui
est un enjeu de sécurité.
d. Garantir la transparence et la loyauté des traitements réalisés par les systèmes
intelligents
ƒ Permettre dans un cadre éthique et légal la capitalisation et l’accès aux
données ainsi que la capacité à les exploiter de façon autonome.
ƒ Il faut que la collecte de données soit légale pour que l’IA puisse faire son
travail et s’épanouir. Et le fait que l’IA (et non un humain) travaille sur des
données personnelles ne doit pas être un problème tant que les résultats en
sortie ne contiennent pas de données personnelles.
e. Protéger les entreprises françaises et nos services publics, grâce à la constitution
d’un écosystème d’acteurs sur la cybersécurité et à des mécanismes permettant
l’accès à cette offre pour les PME /ETI
ƒ La protection des entreprises requiert la constitution d’un écosystème
d’acteurs pour la cybersécurité et la compétitivité de leur technologie par
l’apport de la recherche. Le tissu de la recherche français dans le domaine
est important comme l’a montré l’analyse produite par ALLISTENE. Il
s’agira donc de le soutenir, mais aussi de favoriser la maturation et la
diffusions des technologies à des acteurs existants, voir nouveaux via la
création de start-ups, dans le domaine de la cybersécurité.
ƒ Toutefois, l’accessibilité de ces solutions ou offres aux PME / ETI s’avère
difficile par manque de financements et de compétences. Des mécanismes
publics d’aide devront donc être mise en place pour soutenir la montée en
gamme de notre tissus de PME / ETI sur ces sujets.
ƒ En effet, la souveraineté dans le domaine de l’IA repose sur le soutien des
pouvoirs publics à la filière industrielle existante, voire à la création
d’entreprises à même de devenir de véritables « champions » sur la scène
internationale, sur des thématiques applicatives jugés prioritaires pour la
souveraineté et la sécurité nationales tel que l’Open Source Intelligence
(OSINT), la sécurité et la cybersécurité . (troisième révolution stratégique,
dite troisième offset, dans la stratégie de sauvegarde de la défense et de la
souveraineté des États-Unis). Pour ce faire, la constitution d’écosystème
compétitif, au même titre que ce que peut être la « Silicon Valley », est
indispensable.
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