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Au-delà de ces enjeux qui ne sont pas nécessairement propres aux activités financières, il convient
aussi de se pencher sur quelque chose qui est en revanche propre au secteur financier : sa nature
potentiellement systémique, en matière de stabilité financière. Cet aspect nécessite que les
développements à venir puissent être rapidement et correctement appréciés, afin le cas échéant de
s’en servir pour renforcer la stabilité financière ou au contraire de les corriger rapidement voire de
les circonscrire pour éviter de menacer la stabilité financière. Cela étant, et pour rappel, aucun enjeu
de ce type n’apparaît à ce stade aujourd’hui.
Le principal enjeu du groupe de travail, au vu des premiers développements exposés dans la partie
précédente, consiste à définir un premier cadre pour un dialogue continu entre d’un côté les entités
du secteur financier faisant appel à l’intelligence artificielle et de l’autre côté les régulateurs et
superviseurs, et ce dans un double objet d’une part d’attractivité et de compétitive et d’autre part de
bonne maîtrise des risques financiers.
A ce stade au moins, il n’y a pas de raison de penser que l’on ne pourrait pas reproduire le premier
cadre d’un tel dialogue tel qu’il a été défini pour la blockchain.
Il convient ainsi de pouvoir identifier, collectivement, les activités financières où l’arrivée de
l’intelligence artificielle peut être rapide et/ou avoir assez vite des impacts profonds. Pour la
puissance publique, il ne s’agit pas seulement d’avoir une vision passive en suivant les
développements mus par le jeu des affaires, mais aussi d’adopter une vision active pour disposer le
cas échéant d’une capacité d’adaptation ou de réaction rapide et de peser dans les débats européens
ou internationaux.
Il s’agit donc d’une veille active, permettant la prise de conscience de tous les acteurs concernés, et
de pouvoir en tirer profit plutôt que de subir des standards imposés ailleurs. Ce ne peut être que le
début d’un dialogue continu, sur la base tout d’abord d’une estimation partagée de l’impact
potentiel de l’intelligence artificielle sur diverses activités. Par exemple, l’intelligence artificielle va-telle faire évoluer les techniques de trading, et dans ce cas comment s’assurer que les transactions
sont toujours efficacement supervisées ?
De manière générale, ces échanges devraient s’inscrire selon quelques lignes directrices, qui
pourraient être les suivantes sous réserve des conclusions auxquelles aboutira le groupe de travail :
- dialogue et accueil des nouveaux entrants et/ou des impétrants développant de nouveaux
modèles ;
- attitude proactive partagée d’identification des points de frottements éventuels entre
nouveaux modèles et cadres de régulation et de supervision existants, et recherche des
solutions appropriées ;
- compréhension des risques et avantages associés aux nouveaux modèles pour anticiper
leurs effets micro- et macroéconomiques potentiels, tout en restant neutre quant aux choix
commerciaux et technologiques effectués.
Au-delà de ces enjeux qui ne sont pas nécessairement propres aux activités financières, il convient
aussi de se pencher sur quelque chose qui est en revanche propre au secteur financier : sa nature
potentiellement systémique, en matière de stabilité financière. Cet aspect nécessite que les
développements à venir puissent être rapidement et correctement appréciés, afin le cas échéant de
s’en servir pour renforcer la stabilité financière ou au contraire de les corriger rapidement voire de
les circonscrire pour éviter de menacer la stabilité financière. Cela étant, et pour rappel, aucun enjeu
de ce type n’apparaît à ce stade aujourd’hui.
Le principal enjeu du groupe de travail, au vu des premiers développements exposés dans la partie
précédente, consiste à définir un premier cadre pour un dialogue continu entre d’un côté les entités
du secteur financier faisant appel à l’intelligence artificielle et de l’autre côté les régulateurs et
superviseurs, et ce dans un double objet d’une part d’attractivité et de compétitive et d’autre part de
bonne maîtrise des risques financiers.
A ce stade au moins, il n’y a pas de raison de penser que l’on ne pourrait pas reproduire le premier
cadre d’un tel dialogue tel qu’il a été défini pour la blockchain.
Il convient ainsi de pouvoir identifier, collectivement, les activités financières où l’arrivée de
l’intelligence artificielle peut être rapide et/ou avoir assez vite des impacts profonds. Pour la
puissance publique, il ne s’agit pas seulement d’avoir une vision passive en suivant les
développements mus par le jeu des affaires, mais aussi d’adopter une vision active pour disposer le
cas échéant d’une capacité d’adaptation ou de réaction rapide et de peser dans les débats européens
ou internationaux.
Il s’agit donc d’une veille active, permettant la prise de conscience de tous les acteurs concernés, et
de pouvoir en tirer profit plutôt que de subir des standards imposés ailleurs. Ce ne peut être que le
début d’un dialogue continu, sur la base tout d’abord d’une estimation partagée de l’impact
potentiel de l’intelligence artificielle sur diverses activités. Par exemple, l’intelligence artificielle va-telle faire évoluer les techniques de trading, et dans ce cas comment s’assurer que les transactions
sont toujours efficacement supervisées ?
De manière générale, ces échanges devraient s’inscrire selon quelques lignes directrices, qui
pourraient être les suivantes sous réserve des conclusions auxquelles aboutira le groupe de travail :
- dialogue et accueil des nouveaux entrants et/ou des impétrants développant de nouveaux
modèles ;
- attitude proactive partagée d’identification des points de frottements éventuels entre
nouveaux modèles et cadres de régulation et de supervision existants, et recherche des
solutions appropriées ;
- compréhension des risques et avantages associés aux nouveaux modèles pour anticiper
leurs effets micro- et macroéconomiques potentiels, tout en restant neutre quant aux choix
commerciaux et technologiques effectués.
