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Groupe Véhicule autonome
1 - État des lieux
a) Société
La mobilité durable est devenue un enjeu sociétal majeur dans un contexte où l'organisation actuelle des
territoires urbains et péri-urbains conduit à une augmentation des échanges. La mobilité est aujourd'hui
contrainte par de nombreuses questions, relatives à la sécurité des usagers, à l'accès à l'offre de mobilité, à la
dépense énergétique, à l'impact sur l'environnement. Les transports autonomes (véhicule et système
d’organisation), peuvent contribuer à déverrouiller certains de ces challenges.
x En 2016, l’ONISR a annoncé le nombre de 3469 morts sur nos routes, chiffre stable par rapport à 2015.
90% des accidents routiers sont causés par des erreurs humaines
1 , ainsi une automatisation de la
conduite peut contribuer à la réduction du nombre et de la gravité des erreurs de conduite.
x Aujourd’hui, plus de la moitié de la population française n’a pas accès à une offre de transport en
commun
2 . Il existe un fort déficit d’offre de service dans les zones peu denses, mais également en
périphérie des grandes villes qui bénéficient rarement d’un réseau capillaire de desserte important. Le
développement du véhicule autonome, en complément des moyens de transport de masse, offre des
opportunités. Par ailleurs, cette inégalité d’accès est encore renforcée pour les plus vulnérables
(personnes âgées, handicapés …) qui nécessitent des moyens plus spécifiques et une desserte plus
précise jusqu’au dernier kilomètre.
L’autonomie apporte un changement de vision du véhicule qui, plus qu’un objet, devient un service
complémentaire aux transports en commun et de marchandises actuels, notamment en zone urbaine et
périurbaine. Ce changement dans les pratiques de mobilité adresse directement des défis sociétaux
comme la durabilité, l’éco-responsabilité des systèmes de transport, la diminution des congestions… Il
permet également le rapprochement entre les transports individuels et collectifs, et rend possible
l’émergence de nouveaux acteurs économiques de transport collectif plus individualisé.
• Enfin les transports en commun eux-mêmes sont également promoteurs de solutions d’autonomie (les
premiers métros automatiques datent des années 1980) pour rendre leur exploitation plus flexible. Pour
étendre le concept au-delà des métros automatiques, il est aujourd’hui envisagé des transports en
commun autonomes sur des sites non dédiés (train autonome ou tramway autonome).
b) Juridique
Il existe un enjeu important sur la responsabilité en cas de défaillance du système. Il faudra pouvoir définir le
partage de responsabilité entre le concepteur du véhicule, les différents fournisseurs de technologie mais
également le conducteur en cas de défaillance ou de mauvais usage du système.
c) Économique et place des industriels français
Depuis fin 2013, et le lancement de la Nouvelle France Industrielle, la France s’est doté d’un programme visant
à faciliter le développement technologique et le déploiement du véhicule autonome en France. Ce plan a produit
une feuille de route avec un horizon temporel pour le déploiement des différentes applications du véhicule
autonome.
Les expérimentations de ces véhicules sont possibles sur routes ouvertes depuis mi-2015 et les principaux
acteurs français ont déjà commencé des tests.
Les acteurs français ont un déficit de communication sur ce sujet, cependant les expérimentations en cours de
Renault et PSA ainsi que les différents développements de capteurs et d’algorithmes de Valeo montrent que la
France reste encore aujourd’hui dans la course.
Par ailleurs, la présence en France de deux constructeurs de navettes autonomes, est un avantage important dans
le développement des technologies du véhicule autonome. La mise en place d’une réglementation spécifique
pour ces objets permettrait de conforter une place de leader sur le marché des petites navettes de transport en
commun autonome.
Dans le cadre de la NFI les acteurs du véhicule autonome ont proposé une feuille de route temporelle en classant
les applications du véhicule autonome en fonction de leur arrivée à maturité technologique espérée. Cette feuille
de route est similaire temporellement à celle suivie par la plupart des acteurs internationaux crédibles sur le sujet.
1 Association Prévention Routière, Statistique 2012 Principaux Facteurs d’accidents
2 Ministère des transports, carte UTP 2012
Groupe Véhicule autonome
1 - État des lieux
a) Société
La mobilité durable est devenue un enjeu sociétal majeur dans un contexte où l'organisation actuelle des
territoires urbains et péri-urbains conduit à une augmentation des échanges. La mobilité est aujourd'hui
contrainte par de nombreuses questions, relatives à la sécurité des usagers, à l'accès à l'offre de mobilité, à la
dépense énergétique, à l'impact sur l'environnement. Les transports autonomes (véhicule et système
d’organisation), peuvent contribuer à déverrouiller certains de ces challenges.
x En 2016, l’ONISR a annoncé le nombre de 3469 morts sur nos routes, chiffre stable par rapport à 2015.
90% des accidents routiers sont causés par des erreurs humaines
1 , ainsi une automatisation de la
conduite peut contribuer à la réduction du nombre et de la gravité des erreurs de conduite.
x Aujourd’hui, plus de la moitié de la population française n’a pas accès à une offre de transport en
commun
2 . Il existe un fort déficit d’offre de service dans les zones peu denses, mais également en
périphérie des grandes villes qui bénéficient rarement d’un réseau capillaire de desserte important. Le
développement du véhicule autonome, en complément des moyens de transport de masse, offre des
opportunités. Par ailleurs, cette inégalité d’accès est encore renforcée pour les plus vulnérables
(personnes âgées, handicapés …) qui nécessitent des moyens plus spécifiques et une desserte plus
précise jusqu’au dernier kilomètre.
L’autonomie apporte un changement de vision du véhicule qui, plus qu’un objet, devient un service
complémentaire aux transports en commun et de marchandises actuels, notamment en zone urbaine et
périurbaine. Ce changement dans les pratiques de mobilité adresse directement des défis sociétaux
comme la durabilité, l’éco-responsabilité des systèmes de transport, la diminution des congestions… Il
permet également le rapprochement entre les transports individuels et collectifs, et rend possible
l’émergence de nouveaux acteurs économiques de transport collectif plus individualisé.
• Enfin les transports en commun eux-mêmes sont également promoteurs de solutions d’autonomie (les
premiers métros automatiques datent des années 1980) pour rendre leur exploitation plus flexible. Pour
étendre le concept au-delà des métros automatiques, il est aujourd’hui envisagé des transports en
commun autonomes sur des sites non dédiés (train autonome ou tramway autonome).
b) Juridique
Il existe un enjeu important sur la responsabilité en cas de défaillance du système. Il faudra pouvoir définir le
partage de responsabilité entre le concepteur du véhicule, les différents fournisseurs de technologie mais
également le conducteur en cas de défaillance ou de mauvais usage du système.
c) Économique et place des industriels français
Depuis fin 2013, et le lancement de la Nouvelle France Industrielle, la France s’est doté d’un programme visant
à faciliter le développement technologique et le déploiement du véhicule autonome en France. Ce plan a produit
une feuille de route avec un horizon temporel pour le déploiement des différentes applications du véhicule
autonome.
Les expérimentations de ces véhicules sont possibles sur routes ouvertes depuis mi-2015 et les principaux
acteurs français ont déjà commencé des tests.
Les acteurs français ont un déficit de communication sur ce sujet, cependant les expérimentations en cours de
Renault et PSA ainsi que les différents développements de capteurs et d’algorithmes de Valeo montrent que la
France reste encore aujourd’hui dans la course.
Par ailleurs, la présence en France de deux constructeurs de navettes autonomes, est un avantage important dans
le développement des technologies du véhicule autonome. La mise en place d’une réglementation spécifique
pour ces objets permettrait de conforter une place de leader sur le marché des petites navettes de transport en
commun autonome.
Dans le cadre de la NFI les acteurs du véhicule autonome ont proposé une feuille de route temporelle en classant
les applications du véhicule autonome en fonction de leur arrivée à maturité technologique espérée. Cette feuille
de route est similaire temporellement à celle suivie par la plupart des acteurs internationaux crédibles sur le sujet.
1 Association Prévention Routière, Statistique 2012 Principaux Facteurs d’accidents
2 Ministère des transports, carte UTP 2012
