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x En acquérant des start-ups, les grands groupes intègrent rapidement des technologies
innovantes et pointues pour garder leur avantage compétitif.
x Dans ce contexte, les start-ups sont encouragées à développer des technologies innovantes et
pointues car même si elles n’arrivent pas en faire des produits vendeurs, elles ont souvent de
nombreuses offres de rachat.
La défiscalisation du rachat de startup en IA permettrait de lancer une dynamique similaire au sein de
l’écosystème français de l’IA pour à terme atteindre le même niveau d’efficacité.
Coût : Cette mesure pourrait par exemple être intégrée au sein des Crédit Impôt Innovation (CII). Le
crédit d’impôt s’appliquerait aux dépenses liées au rachat d’une startup en IA. Le plafond de l’assiette,
et éventuellement le taux devront être adaptés.
Faisabilité / Maturité : 3
Les modalités de la défiscalisation doivent encore être définies avec précision (définition d’une
« startup en IA », conditions de rachat couvertes, périmètre d’application, …).
Priorité : 5
Cette mesure devrait être mise en place d’autant plus tôt qu’elle prendra du temps à être effective.
Impact : Social : 4 / Economique : 5++ / Scientifique : 3 / Attractivité : 5
Si l’objectif recherché est atteint, l’impact sur l’économie française sera majeur et profond. La
dynamique ainsi lancée pourrait faire émerger un ou plusieurs champions français de l’intelligence
artificielle, issus des start-ups ou des grandes entreprises historiques françaises, et accroître
l’attractivité de la France en tant que pays acquéreur de startups en IA.
Commentaire : La recommandation proposée n’a évidemment pas pour objectif de « forcer » les
grands groupes français à acquérir des entreprises « fournisseuses d’IA » sans rapport avec leur cœur
de métier. Il s’agit au contraire d’inciter les grands groupes à repenser leur positionnement dans ce
nouveau contexte de développement rapide de l’intelligence artificielle. Le positionnement en tant que
plateforme semble en particulier être un vecteur de croissance majeur, puisque c’est celui de tous les
GAFAM. Apple possède par exemple une expertise dans la conception, le développement et la
fabrication de smartphones mais c’est sa position de plateforme qui lui confère son avantage
compétitif. Une situation similaire pourrait se présenter dans le cas de l’industrie automobile par
exemple, où il est possible que la valeur revienne à terme aux plateformes d’applications pour
véhicules connectés / augmentés / autonomes plutôt qu’au constructeurs de ces derniers. Les grands
groupes français possèdent de très fortes expertises dans leurs domaines, mais ne disposent a priori ni
des compétences ni des technologies nécessaires pour redéfinir leur positionnement en lien avec
l’impact de l’intelligence artificielle. Ceux-ci peuvent naturellement les acquérir par des rachats,
comme les GAFAM l’ont fait ces dix dernières années.
Recommandation n°8
Titre : Inscrire explicitement la thématique « Intelligence Artificielle » comme priorité des outils
d’accompagnement du PIA2 et surtout du PIA 3 en cours de définition
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