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2.1.2 Propositions de dispositifs et moyens : données,
connaissances et plateformes matérielles et logicielles
permettant aux entreprises de tester les technologies
issues de travaux de recherche
Face aux moyens considérables, tant financiers qu’en terme d’infrastructures, investis par les
« majors » » américains de l’IA, l’ensemble des acteurs français du domaine s’accordent sur la
nécessité d’efforts massifs de mutualisation.
En effet, afin de pouvoir mettre à disposition de nos industriels des algorithmes performants et
compétitifs, nos chercheurs ont besoin de s’appuyer sur des volumes de données dont aucun acteur ne
dispose à lui seul. Il en va de même en ce qui concerne les infrastructures de calcul dédiées à l’IA,
extrêmement consommatrices.
Mais les besoins de mutualisation et d’animation concertée sont encore plus larges. Ainsi, une même
attention est à porter aux enjeux d’« exposition », de communication et de médiation sur la
disponibilité de tels ou tels résultats opérationnels de recherche, assortis des cas d’usage auxquels ils
savent répondre et ainsi que des connaissances qui en émergent.
Dans ce contexte, la question de l’échelle d’intervention souhaitable s’est posée au sein du groupe qui
vise dans ce chapitre à présenter, pour l’ensemble des besoins, les pistes de solutions adaptées au
niveau local, national et européen.
Comme le soulignent les dernières positions du Parlement européen, sur les questions de robotique et
d’intelligence artificielle, l’ensemble des acteurs publics et privés européens a besoin de partager une
expertise technique, éthique et réglementaire, et en particulier dans un environnement international qui
appelle à traiter sérieusement les questions de souveraineté quant aux choix des outils d’intelligence
artificielle sur lesquels investir.
2.1.2.1 Plateformes génériques
Les acteurs de l’IA français ont besoin de pouvoir s’appuyer sur une vitrine et une marque
nationales valorisant l’excellence de la recherche via ses publications, logiciels et données dans ces
domaines tout en facilitant leur accès pour les industriels, depuis la prise d’information sur les
solutions existantes jusqu’à leur exploitation et leur mise en œuvre contractualisable.
La Commission européenne s’orientant actuellement vers une plateforme « AI On-demand », il est
recommandé à tous les laboratoires de recherche d’assurer une présence massive de leurs travaux sur
cette plateforme qui sera d’ores et déjà financée et mutualisée, avec un fort potentiel de fédération
pour les partenaires français et européens. Des mesures incitatives pourraient être développées par les
pouvoirs publics qui peuvent, tout au moins, assurer la promotion de ce futur dispositif auprès de leurs
différents réseaux.
Cependant, afin de pouvoir tirer parti de ce type de plateforme européenne à venir et de s’assurer que
les acteurs français y bénéficieront de toute la visibilité nécessaire, il est également recommandé d’y
contribuer sous la forme d’une plateforme nationale, celle de l’Europe étant appelée à être une sorte
de « plateforme de plateformes ».
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