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- Ils assurent la convergence entre les besoins et les technologies développées en intervenant
auprès des concepteurs en amont pour orienter ou susciter des productions cohérentes avec les
attentes du marché, et en aval pour structurer la demande.
- Leurs interventions orientées métier leur permettent d’identifier des champs d’application
d’une même technologie dans des contextes différents.
- Ils adressent un marché large (collectivités, PME, ETI, grands groupes) où tous les acteurs ne
sont pas forcément sensibilisés aux usages possibles de l’IA, d’où des interventions en amont
des projets opérationnels sur des cursus de formation, ou dans le montage de projets de
recherche (ANR, CIFRE, H2020, etc.).
- Ils mettent en œuvre des solutions associant des technologies complémentaires de l’IA
associées à d’autres technologies ou infrastructures.
- Ils participent à la maturation des technologies en transformant les algorithmes issus de la
recherche en solutions performantes et intégrables dans les environnements clients.
Le rôle des intégrateurs est ainsi clef dans la diffusion et l’appropriation des technologies autour de
l’IA, ainsi que dans l’adéquation des solutions aux besoins des clients.
Les intégrateurs font face à des problématiques d’interface sur deux niveaux :
- Premièrement, et au même titre que les grands groupes, certains intégrateurs possèdent une
faible visibilité sur les solutions IA existantes qu’il est possible de combiner. Ils privilégient
ainsi les solutions considérées comme matures et commercialisées par les GAFA ou IBM, au
risque parfois de laisser de côté des solutions françaises ou européennes plus adaptées.
- Deuxièmement, les intégrateurs possèdent rarement une interface identifiée ou efficace avec
les différents domaines de la recherche, d’où un manque d’efficacité sur deux volets : certains
besoins clients mal identifiés par les laboratoires de recherche, et des travaux de recherche pas
toujours valorisés au niveau des entreprises. Des interactions clients-chercheurs existent dans
des domaines de pointe comme l’industrie de la défense, mais peu d’interfaces efficaces
existent dans le domaine des services, ou celui des banques/assurances, du commerce, ou
encore au niveau du tissu des PME/ETI.
a. Axes d’amélioration
Au même titre que la filière IA, l’écosystème des intégrateurs et des sociétés de services et de conseil
n’est pas monolithique, mais composé d’une variété d’acteurs.
Les segmentations significatives de cet écosystème par rapport à l’identification des freins et des
besoins sont :
- Le métier client ciblé par l’intégrateur : les relations entre entreprises, intégrateurs, start-ups et
chercheurs sont différentes dans l’industrie, le commerce, la relation client, les
banques/assurances, ou la santé.
- La taille de la structure : les structures importantes sont souvent plus à même de financer des
grands projets et d’investir sur des programmes pluriannuels, contrairement aux petites
structures qui peinent à bénéficier des différents financements de projets nationaux ou
européens, et à créer des liens solides avec le monde de la recherche.
- La maturité des technologies utilisées par l’intégrateur : un intégrateur sera plus autonome sur
une technologie mature. En revanche, les technologies émergentes nécessiteront beaucoup
plus d’interaction avec la recherche ou les start-ups.
Cependant, certains invariants se dégagent pour l’ensemble des catégories consultées : les besoins
critiques identifiés dans le cadre de discussions approfondies avec certains intégrateurs et issus de
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