4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE – 67
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Notes
1.
On admet ici que les engins agricoles utilisés sont les mêmes pour les deux cultures,
mais que le nombre d’opérations de travail du sol (par exemple, préparation du sol par
hersage) peut être différent.
2.
L’étude réalisée par Yrjölä et Kola donne l’estimation annuelle moyenne du
consentement à payer dans le cadre de l’agriculture multifonctionnelle pratiquée en
Finlande ; elle a servi de point de départ pour l’évaluation des dommages dus au
ruissellement des éléments nutritifs et des avantages en termes de biodiversité. Les
informations relatives à la population finlandaise âgée entre 18 et 75 ans (soit
3 770 652 personnes) en 2002 et à la superficie cultivée totale (2.2 millions
d’hectares) ont servi à définir le consentement à payer moyen par ha de terres
cultivées. Ce consentement à payer a ensuite été ventilé entre biodiversité et
dommages dus au ruissellement.
3.
La méthode de l’évaluation contingente repose sur la réalisation d’enquêtes de
consommation dont les questions révèlent les préférences des consommateurs pour
des biens publics en construisant un marché hypothétique de ces biens. Cette méthode
d’évaluation cherche à apprécier le montant que chacun serait prêt à payer, autrement
dit le consentement à payer, pour certaines actions des pouvoirs publics (Carson,
2000).
4.
Ce type de paiement agroenvironnemental diffère des paiements utilisés, par exemple,
dans l’UE, qui ont pour finalité d’indemniser les agriculteurs pour les pertes de
revenu et l’augmentation de leurs coûts.
5.
Cependant, ces résultats dépendent, en partie tout au moins, du fait qu’aucune valeur
n’est assignée à la sylviculture en termes de biodiversité dans la mesure où, compte
tenu de l’importance de la couverture forestière existante, la contribution marginale
d’un hectare supplémentaire de forêts est faible. De la même manière, aucune valeur
en termes de biodiversité n’a été attribuée aux bandes-tampons situées dans des zones
boisées. Cette dernière hypothèse peut toutefois être révisée à partir de données sur la
valeur des ouvertures dans les zones boisées, ce qui conduirait probablement à une
agriculture un peu moins extensive que celle correspondant à l’optimum social.
6.
Dans le cas de l’optimum privé, les avantages en termes de biodiversité (322 EUR)
représentent la valeur de référence en l’absence de bande-tampon.
7.
La taxe sur le ruissellement ne couvre pas totalement les dommages marginaux étant
donné que les bandes-tampons ont des répercussions à la fois sur la biodiversité et sur
le ruissellement.
8.
L’optimum social ne peut être atteint qu’en appliquant une mesure optimale qui, dans
le cas d’un dispositif d’incitations agroenvironnementales, devrait prévoir des taux de
paiement différenciés prenant en compte l’hétérogénéité des sols. Si le ruissellement
était modifié sous l’effet de la seule réduction de l’intensité de la fertilisation et la
biodiversité sous celui de l’augmentation de la superficie des bandes-tampons, il y
aurait parfaite coïncidence entre le montant de l’aide versée et les avantages fournis.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Notes
1.
On admet ici que les engins agricoles utilisés sont les mêmes pour les deux cultures,
mais que le nombre d’opérations de travail du sol (par exemple, préparation du sol par
hersage) peut être différent.
2.
L’étude réalisée par Yrjölä et Kola donne l’estimation annuelle moyenne du
consentement à payer dans le cadre de l’agriculture multifonctionnelle pratiquée en
Finlande ; elle a servi de point de départ pour l’évaluation des dommages dus au
ruissellement des éléments nutritifs et des avantages en termes de biodiversité. Les
informations relatives à la population finlandaise âgée entre 18 et 75 ans (soit
3 770 652 personnes) en 2002 et à la superficie cultivée totale (2.2 millions
d’hectares) ont servi à définir le consentement à payer moyen par ha de terres
cultivées. Ce consentement à payer a ensuite été ventilé entre biodiversité et
dommages dus au ruissellement.
3.
La méthode de l’évaluation contingente repose sur la réalisation d’enquêtes de
consommation dont les questions révèlent les préférences des consommateurs pour
des biens publics en construisant un marché hypothétique de ces biens. Cette méthode
d’évaluation cherche à apprécier le montant que chacun serait prêt à payer, autrement
dit le consentement à payer, pour certaines actions des pouvoirs publics (Carson,
2000).
4.
Ce type de paiement agroenvironnemental diffère des paiements utilisés, par exemple,
dans l’UE, qui ont pour finalité d’indemniser les agriculteurs pour les pertes de
revenu et l’augmentation de leurs coûts.
5.
Cependant, ces résultats dépendent, en partie tout au moins, du fait qu’aucune valeur
n’est assignée à la sylviculture en termes de biodiversité dans la mesure où, compte
tenu de l’importance de la couverture forestière existante, la contribution marginale
d’un hectare supplémentaire de forêts est faible. De la même manière, aucune valeur
en termes de biodiversité n’a été attribuée aux bandes-tampons situées dans des zones
boisées. Cette dernière hypothèse peut toutefois être révisée à partir de données sur la
valeur des ouvertures dans les zones boisées, ce qui conduirait probablement à une
agriculture un peu moins extensive que celle correspondant à l’optimum social.
6.
Dans le cas de l’optimum privé, les avantages en termes de biodiversité (322 EUR)
représentent la valeur de référence en l’absence de bande-tampon.
7.
La taxe sur le ruissellement ne couvre pas totalement les dommages marginaux étant
donné que les bandes-tampons ont des répercussions à la fois sur la biodiversité et sur
le ruissellement.
8.
L’optimum social ne peut être atteint qu’en appliquant une mesure optimale qui, dans
le cas d’un dispositif d’incitations agroenvironnementales, devrait prévoir des taux de
paiement différenciés prenant en compte l’hétérogénéité des sols. Si le ruissellement
était modifié sous l’effet de la seule réduction de l’intensité de la fertilisation et la
biodiversité sous celui de l’augmentation de la superficie des bandes-tampons, il y
aurait parfaite coïncidence entre le montant de l’aide versée et les avantages fournis.
