62 – 4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
culture 1 (colza) et culture 2 (blé de printemps). Le modèle empirique est maintenant
utilisé pour calculer le résultat de deux schémas d’enchères vertes possibles, qui sont
comparés à un dispositif de paiements forfaitaires. Deux types d’enchères sont analysés :
le premier établit un classement en fonction du score environnemental (le coût étant
affecté d’un poids égal à zéro), et le second en fonction du score environnemental et de la
composante réduction des coûts (le poids attribué au coût étant alors de 0.4). Les résultats
de ces enchères sont ensuite comparés à ceux du programme agroenvironnemental en
vigueur en Finlande, qui prévoit le versement d’un paiement forfaitaire. Comme dans la
section précédente, l’optimum privé de l’agriculteur (en l’absence de toute intervention
publique) et l’optimum social servent de référence.
Les mesures que nous privilégions peuvent se définir comme suit :
1. Paiement agroenvironnemental forfaitaire en vigueur (Paiement forfaitaire) : Une
bande-tampon de 3 mètres de large doit obligatoirement être mise en place. Le montant
du paiement agroenvironnemental uniforme versé en compensation du manque à gagner
s’élève à 21 EUR/ha.
2. Classement par score environnemental établi pour des enchères ayant pour
objectif la conservation de la nature (Score environnemental) : Les offres sont
sélectionnées en fonction de leur score environnemental. L’optimum privé sert de
référence pour le calcul des avantages découlant d’une réduction de l’utilisation
d’engrais azotés. On suppose le budget limité au montant affecté à l’approche
actuellement retenue, c’est-à-dire passant par le versement d’un paiement forfaitaire tel
qu’il est évoqué précédemment.
3. Classement établi pour des enchères ayant pour objectif la conservation de la
nature en fonction du score environnemental et de la composante réduction des
coûts (Réduction des coûts) : Les offres sont sélectionnées en fonction de leur score
environnemental et de leur composante réduction des coûts, à laquelle on attribue un
poids de 0.4. L’optimum privé sert de référence pour le calcul des avantages découlant
d’une réduction de l’utilisation d’engrais azotés. On suppose le budget limité au montant
affecté à l’approche actuellement retenue, c’est-à-dire passant par le versement d’un
paiement forfaitaire.
Le tableau 4.12 indique les résultats obtenus pour l’utilisation d’intrants et
l’affectation des terres avec l’optimum privé, l’optimum social et les trois modèles. La
comparaison des solutions optimales des points de vue privé et social montre que dans le
cas de l’optimum privé, la proportion des terres affectées à la production de blé
(80 parcelles) par rapport à celle consacrée au colza (12 parcelles) et aux forêts
(68 parcelles) demeure inchangée par rapport aux résultats de la section précédente.
Quant à l’optimum social, qui prend en considération le critère de fragilité écologique
introduit récemment, s’il a là encore pour effet de réduire l’intensité de l’utilisation de
l’azote et d’affecter proportionnellement plus de terres à la culture du colza, il tend à
attribuer des surfaces plus importantes aux forêts, production moins polluante (la
superficie en forêts étant passée de 42.5 % dans l’optimum privé à 47.5 % dans
l’optimum social). Dans l’optimum privé, aucune incitation à l’implantation de bandestampons n’est proposée, et en conséquence, cette solution ne prévoit qu’une tournière
normale de 0.5 mètre pour chaque parcelle, soit une superficie totale en tournières de
0.23 ha.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
culture 1 (colza) et culture 2 (blé de printemps). Le modèle empirique est maintenant
utilisé pour calculer le résultat de deux schémas d’enchères vertes possibles, qui sont
comparés à un dispositif de paiements forfaitaires. Deux types d’enchères sont analysés :
le premier établit un classement en fonction du score environnemental (le coût étant
affecté d’un poids égal à zéro), et le second en fonction du score environnemental et de la
composante réduction des coûts (le poids attribué au coût étant alors de 0.4). Les résultats
de ces enchères sont ensuite comparés à ceux du programme agroenvironnemental en
vigueur en Finlande, qui prévoit le versement d’un paiement forfaitaire. Comme dans la
section précédente, l’optimum privé de l’agriculteur (en l’absence de toute intervention
publique) et l’optimum social servent de référence.
Les mesures que nous privilégions peuvent se définir comme suit :
1. Paiement agroenvironnemental forfaitaire en vigueur (Paiement forfaitaire) : Une
bande-tampon de 3 mètres de large doit obligatoirement être mise en place. Le montant
du paiement agroenvironnemental uniforme versé en compensation du manque à gagner
s’élève à 21 EUR/ha.
2. Classement par score environnemental établi pour des enchères ayant pour
objectif la conservation de la nature (Score environnemental) : Les offres sont
sélectionnées en fonction de leur score environnemental. L’optimum privé sert de
référence pour le calcul des avantages découlant d’une réduction de l’utilisation
d’engrais azotés. On suppose le budget limité au montant affecté à l’approche
actuellement retenue, c’est-à-dire passant par le versement d’un paiement forfaitaire tel
qu’il est évoqué précédemment.
3. Classement établi pour des enchères ayant pour objectif la conservation de la
nature en fonction du score environnemental et de la composante réduction des
coûts (Réduction des coûts) : Les offres sont sélectionnées en fonction de leur score
environnemental et de leur composante réduction des coûts, à laquelle on attribue un
poids de 0.4. L’optimum privé sert de référence pour le calcul des avantages découlant
d’une réduction de l’utilisation d’engrais azotés. On suppose le budget limité au montant
affecté à l’approche actuellement retenue, c’est-à-dire passant par le versement d’un
paiement forfaitaire.
Le tableau 4.12 indique les résultats obtenus pour l’utilisation d’intrants et
l’affectation des terres avec l’optimum privé, l’optimum social et les trois modèles. La
comparaison des solutions optimales des points de vue privé et social montre que dans le
cas de l’optimum privé, la proportion des terres affectées à la production de blé
(80 parcelles) par rapport à celle consacrée au colza (12 parcelles) et aux forêts
(68 parcelles) demeure inchangée par rapport aux résultats de la section précédente.
Quant à l’optimum social, qui prend en considération le critère de fragilité écologique
introduit récemment, s’il a là encore pour effet de réduire l’intensité de l’utilisation de
l’azote et d’affecter proportionnellement plus de terres à la culture du colza, il tend à
attribuer des surfaces plus importantes aux forêts, production moins polluante (la
superficie en forêts étant passée de 42.5 % dans l’optimum privé à 47.5 % dans
l’optimum social). Dans l’optimum privé, aucune incitation à l’implantation de bandestampons n’est proposée, et en conséquence, cette solution ne prévoit qu’une tournière
normale de 0.5 mètre pour chaque parcelle, soit une superficie totale en tournières de
0.23 ha.
