48 – 4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Finlande sur le ruissellement de l’azote (Turtola et Jaakkola, 1987 ; Turtola et Puustinen,
1998).
Le troisième terme correspond à l’évaluation de l’agrobiodiversité. La relation entre
les superficies occupées par les bandes-tampons et la diversité spécifique est tirée d’une
étude effectuée par Ma et autres (2002). Ces auteurs décrivent la relation entre la richesse
floristique et la superficie des bandes-tampons par l’équation
E
D
M
M
\ W
S
/
=
, où
D
M ( B
M ) est une estimation de la variation moyenne de la richesse spécifique imputable à
une augmentation de la longueur (largeur) de cette superficie en maintenant constante sa
largeur (longueur) (
6331
.
1
=
\
,
0009
.
0
=
D
M
,
0977
.
0
=
E
M
). Étant donné que la
longueur de cette surface est fixe dans cette application, la taille de la bande-tampon m ne
définit que sa largeur, et donc, une fois qu’on a déterminé m, on peut évaluer la richesse
floristique en utilisant les coefficients calculés par Ma et autres (2002). Le calcul de la
fonction d’évaluation de l’agrobiodiversité est donné en hectares de bandes-tampons
(d’après Yrjölä et Kola, 2004), ce qui conduit à un consentement à payer moyen par
hectare pour la biodiversité de 54 EUR.
Dans cette application, l’utilisation non agricole des terres retenue est la sylviculture.
Il s’agit d’un choix évident dans la mesure où les forêts constituent une couverture
naturelle du sol dans les paysages finlandais. On suppose que si une parcelle boisée est
convertie à un usage agricole, cette conversion a un coût forfaitaire, mais que les
rendements obtenus sur les terres converties correspondront aux rendements agricoles
standard. Si un agriculteur convertit en surface boisée une terre jusqu’alors cultivée, il lui
faudra attendre longtemps avant que cette parcelle ne lui permette d’en tirer un revenu
forestier régulier. D’après des études menées en Finlande, le revenu forestier annuel par
hectare sur une rotation dans le cas d’une surface agricole reboisée s’élèverait à
47.8 EUR. Ce chiffre fournit un niveau de profit de référence pour les décisions d’entrée
et de sortie de terres cultivées du secteur.
On mesure la diversité totale des paysages a posteriori grâce à l’indice de diversité de
Shannon,
¦ =
=
n
i
i
i
P
P
SHDI
1
)
ln
*
(
, où P i représente la fraction de la région couverte
par type de site i (voir, par exemple, Eiden et autres, 2000). Quatre types de site ont été
retenus dans le modèle : les surfaces affectées à la forêt, les surfaces en colza (culture 1),
les surfaces en blé (culture 2), et la superficie totale occupée par les bandes-tampons.
Étant donné que plus de 80 % du territoire de la Finlande est recouvert de forêts, on
suppose que les variations de la couverture forestière ne modifient en rien la valeur
sociale de la biodiversité. Les procédures de maximisation ne prennent pas en compte la
diversité des paysages.
On trouvera dans le tableau 4.1 la valeur des paramètres du modèle. On fait
l’hypothèse que la superficie des terres cultivables est de 40 hectares (la largeur de la
parcelle, c’est-à-dire la distance entre la berge et l’autre côté de la parcelle est de
200 mètres, et la longueur, c’est-à-dire la bordure du cours d’eau, est de 2 000 mètres, de
sorte que la longueur de chaque parcelle s’élève à 50 mètres). Les valeurs de référence
sont celles du marché privé (en l’absence de taxes et de subventions) des céréales et
oléagineux en Finlande en 2002. Les prix moyens utilisés sont ceux de l’année de
commercialisation 2002 dans l’Union européenne. Ces prix peuvent différer quelque peu
des prix mondiaux, mais dans la mesure où ils sont employés pour tous les calculs, ces
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