4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE – 37
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Chapitre 4
Finlande : production végétale et possibilités d’entrées-sorties
avec la sylviculture
Cette étude de cas examine la formulation d’instruments agroenvironnementaux
visant des effets sur l’environnement variés dans un contexte d’hétérogénéité spatiale. Un
cadre théorique a été mis en place, dans lequel la production conjointe socialement
optimale de produits agricoles de base et de biens et de services environnementaux (en
l’occurrence, qualité de l’eau et biodiversité) sert de référence. En ce qui concerne
l’hétérogénéité spatiale, l’accent est mis sur la productivité différentielle des terres, qui
conduit à différencier l’intensité de la fertilisation et le ruissellement des éléments
nutritifs. Par ailleurs, les avantages pour la biodiversité dépendent des choix d’affectation
et d’utilisation des terres entre différentes cultures et entre surfaces cultivées et autres
utilisations des terres, comme la sylviculture.
Ce cadre est ensuite utilisé pour examiner de façon conceptuelle et empirique les
effets de différents types de mesures agricoles et agroenvironnementales couramment
utilisées dans de nombreux pays de l’OCDE, comme les paiements à la surface, les taxes
sur les engrais, la largeur minimum obligatoire des tournières ou des bandes-tampons, les
paiements au titre de l’aménagement de bandes-tampons ou, enfin, les divers types
d’enchères vertes.
Le reste de ce chapitre est organisé comme suit. Tout d’abord, un cadre théorique
général est développé, pour les instruments d’action traditionnels comme pour les
enchères vertes/de conservation. Vient ensuite une description du cadre empirique, puis
des simulations et des résultats concernant les instruments d’action
agroenvironnementaux traditionnels. Enfin, les enchères vertes sont comparées aux
paiements agroenvironnementaux forfaitaires.
Cadre théorique
Le cadre théorique et les spécifications empiriques des principales équations utilisés
dans cette étude de cas proviennent de Lankoski et Ollikainen (2003), Lankoski et autres
(2004), et Cattaneo et autres (2007). Lankoski et Ollikainen (2003) élaborent un cadre
analytique destiné à analyser la production conjointe de produits agricoles et les
externalités positives et négatives induites lorsque les sols sont de qualité hétérogène. Ils
montrent que le choix optimal des instruments d’action passe dans ce cas par un dispositif
ciblé reposant sur un zonage. Lankoski et autres (2004) étendent ce cadre en ajoutant une
marge d’entrée et de sortie et proposent une caractérisation théorique et empirique des
inefficiences résultant de l’application des instruments en vigueur tels que les paiements à
la surface, les dispositifs d’écoconditionnalité et les paiements agroenvironnementaux,
par rapport à l’optimum social de fourniture de produits multiples. Cattaneo et autres
(2007) étudient dans quelle mesure le degré de jointure et l’hétérogénéité écologique
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Chapitre 4
Finlande : production végétale et possibilités d’entrées-sorties
avec la sylviculture
Cette étude de cas examine la formulation d’instruments agroenvironnementaux
visant des effets sur l’environnement variés dans un contexte d’hétérogénéité spatiale. Un
cadre théorique a été mis en place, dans lequel la production conjointe socialement
optimale de produits agricoles de base et de biens et de services environnementaux (en
l’occurrence, qualité de l’eau et biodiversité) sert de référence. En ce qui concerne
l’hétérogénéité spatiale, l’accent est mis sur la productivité différentielle des terres, qui
conduit à différencier l’intensité de la fertilisation et le ruissellement des éléments
nutritifs. Par ailleurs, les avantages pour la biodiversité dépendent des choix d’affectation
et d’utilisation des terres entre différentes cultures et entre surfaces cultivées et autres
utilisations des terres, comme la sylviculture.
Ce cadre est ensuite utilisé pour examiner de façon conceptuelle et empirique les
effets de différents types de mesures agricoles et agroenvironnementales couramment
utilisées dans de nombreux pays de l’OCDE, comme les paiements à la surface, les taxes
sur les engrais, la largeur minimum obligatoire des tournières ou des bandes-tampons, les
paiements au titre de l’aménagement de bandes-tampons ou, enfin, les divers types
d’enchères vertes.
Le reste de ce chapitre est organisé comme suit. Tout d’abord, un cadre théorique
général est développé, pour les instruments d’action traditionnels comme pour les
enchères vertes/de conservation. Vient ensuite une description du cadre empirique, puis
des simulations et des résultats concernant les instruments d’action
agroenvironnementaux traditionnels. Enfin, les enchères vertes sont comparées aux
paiements agroenvironnementaux forfaitaires.
Cadre théorique
Le cadre théorique et les spécifications empiriques des principales équations utilisés
dans cette étude de cas proviennent de Lankoski et Ollikainen (2003), Lankoski et autres
(2004), et Cattaneo et autres (2007). Lankoski et Ollikainen (2003) élaborent un cadre
analytique destiné à analyser la production conjointe de produits agricoles et les
externalités positives et négatives induites lorsque les sols sont de qualité hétérogène. Ils
montrent que le choix optimal des instruments d’action passe dans ce cas par un dispositif
ciblé reposant sur un zonage. Lankoski et autres (2004) étendent ce cadre en ajoutant une
marge d’entrée et de sortie et proposent une caractérisation théorique et empirique des
inefficiences résultant de l’application des instruments en vigueur tels que les paiements à
la surface, les dispositifs d’écoconditionnalité et les paiements agroenvironnementaux,
par rapport à l’optimum social de fourniture de produits multiples. Cattaneo et autres
(2007) étudient dans quelle mesure le degré de jointure et l’hétérogénéité écologique
