7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX – 115
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Chapitre 7
Japon : allocation optimale des terres et apports azotés optimaux
Cette étude de cas porte sur l’allocation optimale des terres et les apports azotés
optimaux dans une exploitation japonaise représentative constituée de rizières, de
parcelles d’altitude et de terres à l’abandon. Les surfaces rizicoles, qui constituent le type
traditionnel d’utilisation des sols dans les pays d’Asie dont le climat est caractérisé par la
mousson, entrent dans le cadre de cette étude. Effectuer une étude de cas à partir de
statistiques japonaises en tenant compte des caractéristiques de la riziculture dans le cadre
SAPIM est un moyen intéressant d’étendre les études SAPIM.
Le Japon entreprend actuellement des réformes agricoles laissant davantage de place
aux lois du marché et accélère la mise en œuvre de mesures agroenvironnementales,
même si celles-ci ne constituent qu’une très petite part de l’ensemble des mesures
incitatives. Pour cette étude de cas, les données et d’autres informations ont été fournies
par le ministère japonais de l’Agriculture, de la Sylviculture et de la Pêche (MAFF) et par
les instituts de recherches nationaux.
Contexte et cadre d’analyse
La transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement est encouragée
conformément aux Principes de politique environnementale applicables à l’agriculture,
la sylviculture et la pêche (2003). Le Code de l’agriculture environnementale approuvé
en 2005 précise les pratiques de production que les agriculteurs doivent adopter pour
protéger l’environnement. Avec ce code, un nouveau pas vers des mesures
d’écoconditionnalité ciblées sur des pratiques favorables à l’environnement a été franchi.
Les nouveaux paiements directs aux principaux agriculteurs sont subordonnés à
l’application de ces principes, dans le cadre de l’écoconditionnalité (MAFF 2008a ;
OCDE, 2009)
1
.
Pour les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement qui doivent aller audelà du “niveau de référence”, le gouvernement fournit aux agriculteurs un soutien
supplémentaire à titre d’incitation. Les “éco-agriculteurs” qui adoptent des pratiques
durables obtiennent des prêts bonifiés. Des paiements directs sont aussi mis en place pour
les agriculteurs qui innovent dans l’écologie et pour la promotion de l’agriculture
biologique conforme à la loi pour la promotion de l’agriculture biologique promulguée
en 2006. Les mesures d’incitation et de soutien aux pratiques agroenvironnementales sont
présentées dans le tableau 7.1. Outre la promotion d’une agriculture respectueuse de
l’environnement, des mesures récentes viennent renforcer les programmes
agroenvironnementaux, consistant par exemple à promouvoir la production de
bio-énergie à partir de cultures non alimentaires, à lutter contre le réchauffement
planétaire ou à s’y adapter et à préserver la biodiversité
2
. Sur la base des Comprehensive
Strategies for Global Warming du MAFF, définies en 2008, et de la publication intitulée
The Role of Agricultural Soil in Preventing Global Warming (MAFF, 2008c), des
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