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il serait judicieux d’y associer une papeterie, une raffinerie et une
centrale thermique, afin de valoriser les différents sous-produits de la
canne à sucre. Des exemples partiels et spontanés de tels complexes
existent depuis longtemps, car la recherche de nouveaux partenaires
répond également à la recherche de « biocénoses industrielles ». A titre
d’exemple, on pourrait qualifier de « biocénose industrielle », certaines
plates-formes sidérurgiques qui développent des usines de cogénération
afin de réutiliser les gaz qu’elles rejettent
60
. Cependant, il convient de
constater que, dans ce cas, les motivations sont plus d’ordre économique
qu’environnemental. Néanmoins, le courant de pensée de l’écologie
industrielle tend à renverser cette tendance et à développer des platesformes industrielles fondées de manière consciente sur une optimisation
environnementale. La notion d’écologie industrielle n’est pas d’ailleurs
nouvelle, même si la réunion des termes écologie et industrie peut
paraître antinomique.
L’expression commence à apparaître de manière sporadique dans
la littérature scientifique dans les années 1960 et 1970, sans pour autant
entraîner de grands développements. L’expression resurgit au début des
années 1990 parmi certains ingénieurs de l’industrie proches de
l’Académie nationale des ingénieurs aux Etats-Unis à travers l’article
« Des stratégies industrielles viables » paru dans la Revue Scientific
American en 1989 et coécrits par deux ingénieurs travaillant dans
l’industrie. Cet article rédigé par Robert FROSCH, vice-président de la
Recherche chez General Motors et par Nicolas GALLOPOULOS,
responsable de la Recherche également chez General Motors pose en
effet les premières pierres de ce concept. Ils soulignent que « dans le
système industriel traditionnel, chaque opération de transformation,
indépendamment des autres, consomme des matières premières, fournit
des produits que l’on vend et des déchets que l’on stocke ; on doit
remplacer cette méthode simpliste par un modèle plus intégré : un
écosystème industriel (…) Un écosystème industriel pourrait fonctionner
comme un écosystème biologique : les végétaux synthétisent des
substances qui alimentent les animaux herbivores, lesquels sont mangés
par des animaux carnivores, dont les déchets et les cadavres servent de
nourriture à d’autres organismes. On ne parviendra naturellement
jamais à établir un écosystème industriel parfait, mais les industriels et
les consommateurs devront changer leurs habitudes s’ils veulent
60
Voir notamment à ce sujet, l’exemple de la centrale électrique dite DK6 qui produit de
l’énergie à partir des gaz sidérurgiques produits par la plate-forme industrielle de
Dunkerque (Chapitre I du Titre I de la Première partie).
il serait judicieux d’y associer une papeterie, une raffinerie et une
centrale thermique, afin de valoriser les différents sous-produits de la
canne à sucre. Des exemples partiels et spontanés de tels complexes
existent depuis longtemps, car la recherche de nouveaux partenaires
répond également à la recherche de « biocénoses industrielles ». A titre
d’exemple, on pourrait qualifier de « biocénose industrielle », certaines
plates-formes sidérurgiques qui développent des usines de cogénération
afin de réutiliser les gaz qu’elles rejettent
60
. Cependant, il convient de
constater que, dans ce cas, les motivations sont plus d’ordre économique
qu’environnemental. Néanmoins, le courant de pensée de l’écologie
industrielle tend à renverser cette tendance et à développer des platesformes industrielles fondées de manière consciente sur une optimisation
environnementale. La notion d’écologie industrielle n’est pas d’ailleurs
nouvelle, même si la réunion des termes écologie et industrie peut
paraître antinomique.
L’expression commence à apparaître de manière sporadique dans
la littérature scientifique dans les années 1960 et 1970, sans pour autant
entraîner de grands développements. L’expression resurgit au début des
années 1990 parmi certains ingénieurs de l’industrie proches de
l’Académie nationale des ingénieurs aux Etats-Unis à travers l’article
« Des stratégies industrielles viables » paru dans la Revue Scientific
American en 1989 et coécrits par deux ingénieurs travaillant dans
l’industrie. Cet article rédigé par Robert FROSCH, vice-président de la
Recherche chez General Motors et par Nicolas GALLOPOULOS,
responsable de la Recherche également chez General Motors pose en
effet les premières pierres de ce concept. Ils soulignent que « dans le
système industriel traditionnel, chaque opération de transformation,
indépendamment des autres, consomme des matières premières, fournit
des produits que l’on vend et des déchets que l’on stocke ; on doit
remplacer cette méthode simpliste par un modèle plus intégré : un
écosystème industriel (…) Un écosystème industriel pourrait fonctionner
comme un écosystème biologique : les végétaux synthétisent des
substances qui alimentent les animaux herbivores, lesquels sont mangés
par des animaux carnivores, dont les déchets et les cadavres servent de
nourriture à d’autres organismes. On ne parviendra naturellement
jamais à établir un écosystème industriel parfait, mais les industriels et
les consommateurs devront changer leurs habitudes s’ils veulent
60
Voir notamment à ce sujet, l’exemple de la centrale électrique dite DK6 qui produit de
l’énergie à partir des gaz sidérurgiques produits par la plate-forme industrielle de
Dunkerque (Chapitre I du Titre I de la Première partie).
