25
convention de mise à disposition précaire et temporaire. Sa durée est
généralement équivalente à celle du contrat conclu avec l’exploitant
principal. La principale difficulté dans le domaine de la protection de
l’environnement sur ce type de plate-forme industrielle est alors de
s’assurer que les entreprises extérieures respectent la réglementation en
vigueur dans ce domaine, notamment dans le Village d’entreprises. A cet
effet, les occupants sont généralement soumis au respect d’un règlement
intérieur spécifique
15
. Cependant, ce respect doit nécessairement être
accompagné de contrôles réguliers de la part de l’exploitant principal, ce
dernier étant souvent responsable des dommages environnementaux que
pourraient causer ces entreprises extérieures tant vis-à-vis de
l’administration que vis-à-vis des tiers
16
.
Contrairement au Village d’entreprises, qui est une faculté offerte
aux entreprises extérieures de pouvoir s’implanter au plus près du
donneur d’ordre, le secteur de la construction automobile a développé ce
même objectif, cette fois-ci, de manière contraignante.
b) Le secteur automobile et les parcs industriels fournisseurs
17
Depuis une vingtaine d’années, les relations entre les
constructeurs automobiles et leurs fournisseurs ont connu des
bouleversements qui ont eu des répercussions importantes sur
l’organisation spatiale de la production. Le positionnement géographique
des fournisseurs des constructeurs automobiles sur le territoire français
s’en est alors trouvé profondément modifié. En confiant à des groupes de
15
Le règlement intérieur prévoit le respect de certaines règles minimales en matière de
gestion des déchets et de protection de l’environnement, notamment l’interdiction de
stockage de produits dangereux. La gestion du fonctionnement du Village d’Entreprises
est alors assurée par un comité de gestion. Il est composé de représentants des différents
secteurs géographiques du Village d’Entreprises et de représentants de la société Arcelor
Méditerranée. Son rôle est d’être une interface entre la société Arcelor Méditerranée et
le Village d’Entreprises, de faire respecter le règlement intérieur et de pouvoir procéder à
des audits concernant la protection de l’environnement dans le Village.
16
Le Village d’entreprises et les entreprises extérieures ne sont pas soumis au respect
d’un arrêté préfectoral particulier et restent à l’heure actuelle sous la responsabilité de la
société Arcelor Méditerranée vis-à-vis des tiers.
17
Voir notamment Jack CHEN et Sophie RENAULT, Forces, enjeux et faiblesses des
réseaux de proximité : le cas des sites industriels étendus, IAE, Document de recherche,
Laboratoire Orléanais de Gestion, n°2002-04. Armelle GORGEU et René MATHIEU,
La proximité géographique dans les relations entre les constructeurs automobiles et
leurs fournisseurs, CNRS, Centre d’Etudes de L’Emploi, mai 2004, 28 p. Armelle
GORGEU et René MATHIEU, Les liens de Renault avec ses fournisseurs :
équipementiers et sous-traitants, Actes du GERPISA, n°14, mai 1995.
convention de mise à disposition précaire et temporaire. Sa durée est
généralement équivalente à celle du contrat conclu avec l’exploitant
principal. La principale difficulté dans le domaine de la protection de
l’environnement sur ce type de plate-forme industrielle est alors de
s’assurer que les entreprises extérieures respectent la réglementation en
vigueur dans ce domaine, notamment dans le Village d’entreprises. A cet
effet, les occupants sont généralement soumis au respect d’un règlement
intérieur spécifique
15
. Cependant, ce respect doit nécessairement être
accompagné de contrôles réguliers de la part de l’exploitant principal, ce
dernier étant souvent responsable des dommages environnementaux que
pourraient causer ces entreprises extérieures tant vis-à-vis de
l’administration que vis-à-vis des tiers
16
.
Contrairement au Village d’entreprises, qui est une faculté offerte
aux entreprises extérieures de pouvoir s’implanter au plus près du
donneur d’ordre, le secteur de la construction automobile a développé ce
même objectif, cette fois-ci, de manière contraignante.
b) Le secteur automobile et les parcs industriels fournisseurs
17
Depuis une vingtaine d’années, les relations entre les
constructeurs automobiles et leurs fournisseurs ont connu des
bouleversements qui ont eu des répercussions importantes sur
l’organisation spatiale de la production. Le positionnement géographique
des fournisseurs des constructeurs automobiles sur le territoire français
s’en est alors trouvé profondément modifié. En confiant à des groupes de
15
Le règlement intérieur prévoit le respect de certaines règles minimales en matière de
gestion des déchets et de protection de l’environnement, notamment l’interdiction de
stockage de produits dangereux. La gestion du fonctionnement du Village d’Entreprises
est alors assurée par un comité de gestion. Il est composé de représentants des différents
secteurs géographiques du Village d’Entreprises et de représentants de la société Arcelor
Méditerranée. Son rôle est d’être une interface entre la société Arcelor Méditerranée et
le Village d’Entreprises, de faire respecter le règlement intérieur et de pouvoir procéder à
des audits concernant la protection de l’environnement dans le Village.
16
Le Village d’entreprises et les entreprises extérieures ne sont pas soumis au respect
d’un arrêté préfectoral particulier et restent à l’heure actuelle sous la responsabilité de la
société Arcelor Méditerranée vis-à-vis des tiers.
17
Voir notamment Jack CHEN et Sophie RENAULT, Forces, enjeux et faiblesses des
réseaux de proximité : le cas des sites industriels étendus, IAE, Document de recherche,
Laboratoire Orléanais de Gestion, n°2002-04. Armelle GORGEU et René MATHIEU,
La proximité géographique dans les relations entre les constructeurs automobiles et
leurs fournisseurs, CNRS, Centre d’Etudes de L’Emploi, mai 2004, 28 p. Armelle
GORGEU et René MATHIEU, Les liens de Renault avec ses fournisseurs :
équipementiers et sous-traitants, Actes du GERPISA, n°14, mai 1995.
