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et deviennent peu à peu de véritables petites villes. C’est d’ailleurs à cette
époque que les premiers impacts environnementaux liés à ces activités
sont visibles. Certains lieux d’extraction sont ainsi marqués par
l’épuisement des ressources. D’autres sont déjà marqués par des
pollutions atmosphériques. Tel est le cas de certains sites industriels près
de Liverpool en Angleterre où, dès les années 1820, une libération dans
l’atmosphère d’une grande quantité hautement corrosive de chlorure
d’hydrogène est observée dans des entreprises exploitant des activités de
traitement de sel avec de l’acide sulfurique
6
. Cependant, parallèlement à
la manifestation des premières pollutions industrielles, une autre
conséquence de la révolution industrielle va être l’intensification de la
concentration des activités industrielles dans une même région. Tel est le
cas de la Black Country en Angleterre ou de la vallée de la Ruhr en
Allemagne. Pour autant, il faudra toutefois attendre la fin du XIXe siècle
pour que le concept de zone industrielle, puis celui de plate-forme
industrielle soient développés et défendus comme une manière innovante
du développement de l’industrie. Si les premières zones industrielles
créées de manière réfléchie sont établies au début du XXe siècle au
Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ce type de planification ne s’est
réellement développé qu’à partir de 1945 et n’a connu un véritable essor
qu’après les années 1970. Il s’agit alors de préconiser le développement
industriel à travers des plates-formes industrielles qui correspondent à
une « large étendue de terres, divisée et développée pour l’usage de
différentes entreprises qui l’exploitent simultanément, se caractérisant
par des infrastructures communes et par la proximité des entreprises
7
».
A la différence des sites industriels qui existent jusqu’alors et qui ne
comportent généralement qu’une seule activité exploitée par une même
entreprise, ces plates-formes comptent une pluralité d’entreprises réunies
sur un même site, travaillant de manière complémentaire et bénéficiant
d’infrastructures communes. Cependant, l’histoire industrielle révèle que
les plates-formes industrielles que nous connaissons aujourd’hui, telles
que celles de la Vallée du Rhône
8
ou celles du bassin lorrain
9
6
Colin Francis and Suren Erkman, The Environmental Management of Industrial
Estates. Background Paper, prepared for United Nations Environment Programme,
Division of Technology, Industry and Economics (UNEP-DTIE), Paris, April 2001, p.9
et s.
, n’ont pas
7
PNUE, Environmental Management of Industrial Estates, Technical report n°39, 1997,
140 p.
8
La chimie est née vers la fin du 18e siècle à Lyon pour apporter à l’industrie textile les
teintures nécessaires à son renouvellement. L’activité industrielle va s’étendre
progressivement à toute la vallée du Rhône qualifiée peu à peu de « Couloir de la
Chimie ». En 1967, l’installation de la raffinerie pétrochimique à Feyzin apparaît comme
un autre grand tournant de l'histoire de la chimie régionale. La raffinerie de Feyzin va
et deviennent peu à peu de véritables petites villes. C’est d’ailleurs à cette
époque que les premiers impacts environnementaux liés à ces activités
sont visibles. Certains lieux d’extraction sont ainsi marqués par
l’épuisement des ressources. D’autres sont déjà marqués par des
pollutions atmosphériques. Tel est le cas de certains sites industriels près
de Liverpool en Angleterre où, dès les années 1820, une libération dans
l’atmosphère d’une grande quantité hautement corrosive de chlorure
d’hydrogène est observée dans des entreprises exploitant des activités de
traitement de sel avec de l’acide sulfurique
6
. Cependant, parallèlement à
la manifestation des premières pollutions industrielles, une autre
conséquence de la révolution industrielle va être l’intensification de la
concentration des activités industrielles dans une même région. Tel est le
cas de la Black Country en Angleterre ou de la vallée de la Ruhr en
Allemagne. Pour autant, il faudra toutefois attendre la fin du XIXe siècle
pour que le concept de zone industrielle, puis celui de plate-forme
industrielle soient développés et défendus comme une manière innovante
du développement de l’industrie. Si les premières zones industrielles
créées de manière réfléchie sont établies au début du XXe siècle au
Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ce type de planification ne s’est
réellement développé qu’à partir de 1945 et n’a connu un véritable essor
qu’après les années 1970. Il s’agit alors de préconiser le développement
industriel à travers des plates-formes industrielles qui correspondent à
une « large étendue de terres, divisée et développée pour l’usage de
différentes entreprises qui l’exploitent simultanément, se caractérisant
par des infrastructures communes et par la proximité des entreprises
7
».
A la différence des sites industriels qui existent jusqu’alors et qui ne
comportent généralement qu’une seule activité exploitée par une même
entreprise, ces plates-formes comptent une pluralité d’entreprises réunies
sur un même site, travaillant de manière complémentaire et bénéficiant
d’infrastructures communes. Cependant, l’histoire industrielle révèle que
les plates-formes industrielles que nous connaissons aujourd’hui, telles
que celles de la Vallée du Rhône
8
ou celles du bassin lorrain
9
6
Colin Francis and Suren Erkman, The Environmental Management of Industrial
Estates. Background Paper, prepared for United Nations Environment Programme,
Division of Technology, Industry and Economics (UNEP-DTIE), Paris, April 2001, p.9
et s.
, n’ont pas
7
PNUE, Environmental Management of Industrial Estates, Technical report n°39, 1997,
140 p.
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La chimie est née vers la fin du 18e siècle à Lyon pour apporter à l’industrie textile les
teintures nécessaires à son renouvellement. L’activité industrielle va s’étendre
progressivement à toute la vallée du Rhône qualifiée peu à peu de « Couloir de la
Chimie ». En 1967, l’installation de la raffinerie pétrochimique à Feyzin apparaît comme
un autre grand tournant de l'histoire de la chimie régionale. La raffinerie de Feyzin va
