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souvent négligées de ce type d’activité : la recherche du débiteur de
l’obligation de remise en état du site après exploitation et les limites de
celle-ci.
On comprendra dès lors combien cet ouvrage est bienvenu alorsmême que ces types de lieux géographiques se sont multipliés dans un
monde industrialisé où la recherche de terrains d’implantation est
devenue très difficile et la poursuite des activités de plus en plus encadrée
par le droit. Le lecteur juriste, mais aussi l’ingénieur ou le chef
d’entreprise lira avec intérêt les analyses de l’auteure qui, bien
évidemment pour un tel sujet, prend en compte aussi bien les aspects de
droit public que ceux de droit privé. Il s’intéressera tout particulièrement
aux développements pertinents sur l’interdépendance des sociétés
implantées, les actions de coordination de la gestion de la sécurité ou
encore à l’obligation solidaire de remise en état des sites.
Marie-Axelle Gautier s’est livrée là, au cours d’un travail long et
patient, à une méticuleuse étude des obligations juridiques tant au niveau
du droit international et du droit communautaire qu’à celui du droit
interne. Cet ouvrage est le fruit d’un travail tenace de plusieurs années
qui ne pouvait être mené à bien que de l’intérieur du monde de
l’industrie. L’auteure a réalisé cette étude tout en exerçant une activité
professionnelle prenante : c’était à la fois l’une des principales difficultés
mais aussi la condition sine-qua-non pour aboutir. Madame Gautier a eu
ce courage et cette persévérance : qu’elle en soit ici remerciée, d’autant
plus qu’elle nous livre ici de solides analyses juridiques appuyées par des
notes d’une grande précision et une importante bibliographie que les
spécialistes apprécieront.
Je conclurai en ajoutant que si des qualités de juriste étaient
indispensables pour faire aboutir ce projet ambitieux, elles n’étaient pas
suffisantes, car il fallait en plus se faire accepter du monde de l’industrie.
Ce fut possible grâce au sérieux et au professionnalisme de l’auteure,
mais aussi à ses qualités humaines, à son enthousiasme et à sa gentillesse
qui ont fait que l’accompagner tout au long de son parcours fut un plaisir
pour le directeur de recherche.
Jean-Pierre BEURIER
Professeur de droit public
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