baies de disque ou les systèmes de pilotage de l’infrastructure de virtualisation.
Certains de ces éléments sont régulièrement oubliés.
Différents niveaux de sauvegarde
Identifier les objets de la sauvegarde ne suffit pas. Il faut aussi connaître, pour chacun
d’eux, par quel moyen technique est réalisée la sauvegarde. Une palette très vaste de
solutions s’offre à nous.
Niveau système : tous les systèmes d’exploitation intègrent des mécanismes de
sauvegarde. Sur les systèmes Unix, il est très fréquent d’utiliser les mécanismes tels
que dd, rsync, ou tout simplement la copie via SCP ou FTP. Les serveurs Windows
disposent quant à eux d’un utilitaire de sauvegarde. De nombreux objets sont
sauvegardés tout simplement en utilisant ces mécanismes élémentaires et répandus.
Niveau bases de données : les systèmes de gestion de bases de données proposent
d’innombrables mécanismes pour sauvegarder les bases.
Niveau contrôleur de disques : certains dispositifs pilotant les baies de disques
peuvent être configurés pour recopier simultanément, et en temps réel, toutes les
écritures sur deux baies de disques différentes. C’est ce que l’on appelle « l’écriture
en Y ». Ce mécanisme n’est pas à proprement parler un mécanisme de
sauvegarde/restauration, mais il peut être invoqué dans le cadre des sauvegardes.
Outils dédiés multi-plates-formes : de nombreux éditeurs proposent des progiciels
spécialisés dans les sauvegardes multi-plates-formes. Ils sont basés sur une console
centrale, qui se charge de piloter l’ensemble des sauvegardes, et des agents distribués
sur les différents systèmes (voire directement sur les baies de disques ou les
hyperviseurs de machines virtuelles). Les opérateurs programment des politiques
ciblant différents objets à sauvegarder et celles-ci sont exécutées au moment spécifié.
Ces solutions ont l’avantage de fonctionner sur quasiment toutes les infrastructures de
tous les éditeurs. Un autre avantage de ces progiciels est qu’ils fournissent aussi un
service très simple de restauration des données.
En plus de ces niveaux, les sauvegardes peuvent être faites en temps réel ou à intervalles
réguliers. Elles peuvent être complètes ou incrémentielles. On peut les effectuer sous
forme d’export de données puis de copie vers un autre volume. Bref, la situation serait
presque lisible si une seule de ces solutions était utilisée pour l’ensemble des
sauvegardes. Malheureusement, il s’agit presque toujours d’une combinaison complexe
de tous ces moyens, accumulés au fil du temps, à mesure des évolutions successives du
SI. Nous arrivons donc toujours à une situation très complexe.
Cartographier
Toutes les connaissances nécessaires à la cartographie des sauvegardes sont maintenant
réunies pour formaliser le processus dans son entier. Deux optiques complémentaires
vont être retenues, ce qui nous conduira logiquement à réaliser deux schémas.
Le premier schéma met en évidence les objets sauvegardés, les outils et protocoles
utilisés pour effectuer les sauvegardes ainsi que la destination des sauvegardes (baies de
disques, VTL ou bande physique). Ce type de schéma permet de parcourir les éléments
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