2.2. La vie et ses contraintes
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phosphate, au carbone 5 du sucre suivant. Il en résulte une chaîne orientée
de nucléotides partant de l'extrémité 5 à 3 du brin et son inverse dans le
brin opposé. L'ouverture de l'ADN se réalise sous l'action des complexes
enzymatiques responsables de la réplication chez les procaryotes, ce
que l'on appelle des hélicases. Ce complexe d'enzymes (le replisome) fonctionne à très grande vitesse, puisque 500 à 1 000 nucléotides peuvent être lus
par seconde. Lors de la réplication de l'ADN ou de la transcription, c'est
le brin 5' > 3' qui est favorisé, car c'est sur lui que progresse l'enzyme,
l'hélicase MCMB, le long du brin. Pour le brin 3' > 5' la séparation se fait
dans le sens inverse de la progression de l'enzyme.
Chez les eucaryotes, sur les chromosomes les plus longs, il peut y avoir
plusieurs centaines d'hélicases qui interviennent simultanément en des
points différents d'insertion. C'est une autre enzyme, l~DN polymérase
I (ou alpha), qui participe à la fabrication du nouveau brin d'ADN.
Les molécules d'ADN sont des macromolécules, non seulement
spiralées, mais la plupart du temps en plus super enroulées sur ellesmêmes.
Chez les procaryotes, les unicellulaires sans noyau, l'ADN se présente
sous la forme d'un chromosome circulaire unique, super enroulé et
forme parfois même des super hélices (un nucléoide). Chez les eucaryotes,
le noyau est entouré d'une enveloppe et l'ADN lié avec des protéines
compactées, des histones, forme la chromatine qui se trouve concentrée
dans plusieurs chromosomes linéaires.
La mécanique de traduction de la mémoire :
l'ADN, le code génétique et la transcription
La manipulation, selon Danchin, est le processus par lequel la séquence
mémoire transmise est traduite par un codage en protéines; c'est le code
génétique. Les termes de traduction ou d'expression de la mémoire exprimeraient mieux, selon moi, cette fonction majeure du génome, que
celui de manipulation suggérant implicitement un pouvoir décisionnel
(lamarckien) que l'ADN n'a pas. Le code génétique correspond à un programme d'instructions séquencées, à un langage génétique, avec des règles
de lecture de décodage, la programmation d'ordres sélectifs envoyés
aux diverses cellules et des régulations complexes pour réaliser la transcription du gène sous forme d'ARN, puis la traduction des séquences en
macromolécules essentielles, les protéines. Insistons tout de suite sur le
fait que le code génétique ne concerne que les protéines, en particulier
il est indépendant des lipides absolument nécessaires pour former les
membranes.
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phosphate, au carbone 5 du sucre suivant. Il en résulte une chaîne orientée
de nucléotides partant de l'extrémité 5 à 3 du brin et son inverse dans le
brin opposé. L'ouverture de l'ADN se réalise sous l'action des complexes
enzymatiques responsables de la réplication chez les procaryotes, ce
que l'on appelle des hélicases. Ce complexe d'enzymes (le replisome) fonctionne à très grande vitesse, puisque 500 à 1 000 nucléotides peuvent être lus
par seconde. Lors de la réplication de l'ADN ou de la transcription, c'est
le brin 5' > 3' qui est favorisé, car c'est sur lui que progresse l'enzyme,
l'hélicase MCMB, le long du brin. Pour le brin 3' > 5' la séparation se fait
dans le sens inverse de la progression de l'enzyme.
Chez les eucaryotes, sur les chromosomes les plus longs, il peut y avoir
plusieurs centaines d'hélicases qui interviennent simultanément en des
points différents d'insertion. C'est une autre enzyme, l~DN polymérase
I (ou alpha), qui participe à la fabrication du nouveau brin d'ADN.
Les molécules d'ADN sont des macromolécules, non seulement
spiralées, mais la plupart du temps en plus super enroulées sur ellesmêmes.
Chez les procaryotes, les unicellulaires sans noyau, l'ADN se présente
sous la forme d'un chromosome circulaire unique, super enroulé et
forme parfois même des super hélices (un nucléoide). Chez les eucaryotes,
le noyau est entouré d'une enveloppe et l'ADN lié avec des protéines
compactées, des histones, forme la chromatine qui se trouve concentrée
dans plusieurs chromosomes linéaires.
La mécanique de traduction de la mémoire :
l'ADN, le code génétique et la transcription
La manipulation, selon Danchin, est le processus par lequel la séquence
mémoire transmise est traduite par un codage en protéines; c'est le code
génétique. Les termes de traduction ou d'expression de la mémoire exprimeraient mieux, selon moi, cette fonction majeure du génome, que
celui de manipulation suggérant implicitement un pouvoir décisionnel
(lamarckien) que l'ADN n'a pas. Le code génétique correspond à un programme d'instructions séquencées, à un langage génétique, avec des règles
de lecture de décodage, la programmation d'ordres sélectifs envoyés
aux diverses cellules et des régulations complexes pour réaliser la transcription du gène sous forme d'ARN, puis la traduction des séquences en
macromolécules essentielles, les protéines. Insistons tout de suite sur le
fait que le code génétique ne concerne que les protéines, en particulier
il est indépendant des lipides absolument nécessaires pour former les
membranes.
