2.2. La vie et ses contraintes
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Quant aux métabolismes aérobies (en présence d'oxygène) des
procaryotes aérobies et des eucaryotes, ils sont de deux types. Le premier,
celui de la respiration aérobie utilise l'oxygène et la matière organique,
pour produire du gaz carbonique, de l'eau et de l'énergie chimique; c'est
celui des animaux. Le second, qui correspond à la photosynthèse aérobie,
utilise le gaz carbonique, de l'eau et la lumière solaire pour produire de
la matière organique et de l'oxygène; c'est celui des végétaux.
Ces observations suggèrent l'existence d'un «bouillon » de très
nombreuses molécules renfermant des sucres, des pyrophosphates
et des bases azotées interagissant pour constituer des molécules plus
complexes, telles que l'ATP.
Les molécules du vivant existaient sur la planète bien avant l'apparition du vivant. Les divers types de métabolisme montrent que la vie
a pu naître dans des conditions anaérobies extrêmement difficiles en
utilisant de façon assez optimale pour survivre, les multiples molécules
existantes dans des environnements dépourvus d'oxygène. L'efficacité
de ces métabolismes est telle qu'ils subsistent encore aujourd'hui, plus
de 3 milliards d'années après leur apparition, mais dans des environnements actuellement confinés.
Une organisation hiérarchique
La structure du vivant comporte un grand nombre de niveaux, ou
d'échelles d'organisation, hiérarchisés en partant des constituants libres
les plus petits, les atomes,les molécules et les macromolécules (bases), jusqu'à
celles de la structure de base du vivant, des gènes et des chromosomes
et la cellule, jusqu'aux tissus, organes par les processus de développement,
ce que l'on appelle l'ontogenèse, constituant les individus ou organismes.
Ces organismes sont rassemblés en populations, puis en espèces, éléments
fonctionnels du vivant groupés en biomes (ensemble d'écosystèmes) et
biotas (ensemble des organismes d'une région donnée ou d'une époque
géologique donnée), dont l'ensemble constitue la biosphère, la plus haute
structure biologique rassemblant tout le vivant (fig. 2.1). Il s'agit d'une
hiérarchie ascendante constituée de termes de plus en plus vastes. À
chaque niveau d'organisation apparaissent des caractéristiques nouvelles et des propriétés propres à l'échelle considérée, non prédictibles par
l'analyse des niveaux inférieurs. Mais à l'échelle géologique, la vie se
déploie en clades de rangs successifs emboîtés de plus en plus spécialisés selon
une hiérarchie descendante. Les hiérarchies d'organisation sont l'une des
caractéristiques du vivant où intervient la relativité d'échelle.
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Quant aux métabolismes aérobies (en présence d'oxygène) des
procaryotes aérobies et des eucaryotes, ils sont de deux types. Le premier,
celui de la respiration aérobie utilise l'oxygène et la matière organique,
pour produire du gaz carbonique, de l'eau et de l'énergie chimique; c'est
celui des animaux. Le second, qui correspond à la photosynthèse aérobie,
utilise le gaz carbonique, de l'eau et la lumière solaire pour produire de
la matière organique et de l'oxygène; c'est celui des végétaux.
Ces observations suggèrent l'existence d'un «bouillon » de très
nombreuses molécules renfermant des sucres, des pyrophosphates
et des bases azotées interagissant pour constituer des molécules plus
complexes, telles que l'ATP.
Les molécules du vivant existaient sur la planète bien avant l'apparition du vivant. Les divers types de métabolisme montrent que la vie
a pu naître dans des conditions anaérobies extrêmement difficiles en
utilisant de façon assez optimale pour survivre, les multiples molécules
existantes dans des environnements dépourvus d'oxygène. L'efficacité
de ces métabolismes est telle qu'ils subsistent encore aujourd'hui, plus
de 3 milliards d'années après leur apparition, mais dans des environnements actuellement confinés.
Une organisation hiérarchique
La structure du vivant comporte un grand nombre de niveaux, ou
d'échelles d'organisation, hiérarchisés en partant des constituants libres
les plus petits, les atomes,les molécules et les macromolécules (bases), jusqu'à
celles de la structure de base du vivant, des gènes et des chromosomes
et la cellule, jusqu'aux tissus, organes par les processus de développement,
ce que l'on appelle l'ontogenèse, constituant les individus ou organismes.
Ces organismes sont rassemblés en populations, puis en espèces, éléments
fonctionnels du vivant groupés en biomes (ensemble d'écosystèmes) et
biotas (ensemble des organismes d'une région donnée ou d'une époque
géologique donnée), dont l'ensemble constitue la biosphère, la plus haute
structure biologique rassemblant tout le vivant (fig. 2.1). Il s'agit d'une
hiérarchie ascendante constituée de termes de plus en plus vastes. À
chaque niveau d'organisation apparaissent des caractéristiques nouvelles et des propriétés propres à l'échelle considérée, non prédictibles par
l'analyse des niveaux inférieurs. Mais à l'échelle géologique, la vie se
déploie en clades de rangs successifs emboîtés de plus en plus spécialisés selon
une hiérarchie descendante. Les hiérarchies d'organisation sont l'une des
caractéristiques du vivant où intervient la relativité d'échelle.
