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2' partie : La relativité d'échelle et le vivant
organismes (DEVO). Ceux-ci, une fois formés, puis nés, entrent en
interactions avec leur environnement. Ces interactions se traduisent
par une sélection naturelle souvent très efficace qui optimise les
acquis génétiques innovants et fonctionnels et supprime les constituants défectueux ou défaillants.
(4) Le quatrième grand problème concerne l'évolution des espèces à
grande échelle, celui de la macroévolution. Les mutations, notamment
celles des gènes architectes Hox, les gènes maîtres d'œuvre, si elles
sont importantes et précoces, peuvent introduire des discontinuités
majeures qui induisent l'isolement reproductif, c'est-à-dire la formation
des espèces nouvelles et peuvent engendrer alors des bifurcations au sein
des groupes qui contribuent à la formation des arborescences évolutives
des clades successifs et des grands plans d'organisation du vivant.
À ces questions fondamentales pour l'évolution du vivant, que peut
apporter la théorie de la relativité d'échelle? C'est ce que nous allons
discuter dans ce chapitre.
Nous allons faire un survol du vivant en général, de son organisation, mais sans en retracer l'histoire détaillée décrite ailleurs 1 , avec
ses structures et ses mécanismes de fonctionnement, en abordant les
principaux problèmes à résoudre et en essayant de localiser les applications potentielles de la relativité d'échelle. Il va de soi que dans ce travail de
prospective, ce sont le plus souvent des intuitions logiques, des hypothèses
proposées qu'il faudra tester.
1. Voir Nottale, Chaline et Grou, 2000. Les Arbres de l'évolution. Hachette. Paris et Chaline.
1999. Les Horloges du vivant. Un nouveau stade de la théorie de /' évolution. Hachette. Paris.
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