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3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
.Architecture« individuel/collectif»
sur plusieurs échelles dans l'évolution économique
Ni dépérissement, ni renforcement des anciennes échelles. Complétons
maintenant notre problématique en termes d'architecture« individuel/
collectif » en l'appliquant à l'apparition de plusieurs échelles (fig. 3,1 &
3,2). Nous conclurons après examen d'exemples historiques, que dans
ces dynamiques particulières, on assiste ni à un dépérissement, ni à un
renforcement des échelles existant auparavant.
-Architectures « individuel/collectif» à plusieurs échelles
Réexaminons un des premiers cas de construction « individuel/
collectif » à deux échelles. Par exemple, les villages néolithiques situés
sur les rives du Nil, lorsqu'ils étaient autonomes, présentaient un degré
de productivité agricole correspondant à l'étape néolithique. Puis il est
apparu qu'avec des procédés de retenue d'eau permettant un début d'irrigation, la productivité s'est améliorée. À l'origine, ces innovations ont
été développées à une échelle locale, résultat d'une coopération installée
entre quelques villages. La composante « individuelle » du village néolithique s'est adjoint un début de composante « collective »,mais encore
peu développée. Puis, cette dynamique « collective » de retenue du Nil,
avec construction de barrages de plus en plus importants, s'est étendue
sur une échelle provinciale d'abord, puis de royaumes intermédiaires,
jusqu'à l'unification de l'Empire par un pouvoir central pharaonique
unique. On a bien assisté à une construction architecturale « individuel/
collectif » continue, sans dichotomie, sans « no-bridge », compréhensible, accomplie par de petits groupes de villages néolithiques, puis
de provinces, jusqu'à ce que se fédère un « collectif » impérial. On n'a
certainement pas constaté d'apparition a posteriori d'un pouvoir central
« collectif » venu d'en haut imposer un système global d'irrigation du
Nil à l'ensemble des villages néolithiques « individuels ». Et, lorsque
l'organisation« individuel/collectif» a été réalisée, un nouvel ensemble
économique « collectif», impérial et néolithique, a fonctionné sur deux
échelles.
-L'« individuel » d'une échelle peut être constitué du « collectif»
de l'échelle inférieure
On peut remarquer que dans ce processus, le « collectif» du village,
c'est-à-dire l'ensemble des paysans, est devenu l'« individuel», l'unité de
base de l'ensemble« collectif» de l'empire. Notons que la combinaison
des deux échelles a permis d'obtenir d'énormes gains de productivité,
3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
.Architecture« individuel/collectif»
sur plusieurs échelles dans l'évolution économique
Ni dépérissement, ni renforcement des anciennes échelles. Complétons
maintenant notre problématique en termes d'architecture« individuel/
collectif » en l'appliquant à l'apparition de plusieurs échelles (fig. 3,1 &
3,2). Nous conclurons après examen d'exemples historiques, que dans
ces dynamiques particulières, on assiste ni à un dépérissement, ni à un
renforcement des échelles existant auparavant.
-Architectures « individuel/collectif» à plusieurs échelles
Réexaminons un des premiers cas de construction « individuel/
collectif » à deux échelles. Par exemple, les villages néolithiques situés
sur les rives du Nil, lorsqu'ils étaient autonomes, présentaient un degré
de productivité agricole correspondant à l'étape néolithique. Puis il est
apparu qu'avec des procédés de retenue d'eau permettant un début d'irrigation, la productivité s'est améliorée. À l'origine, ces innovations ont
été développées à une échelle locale, résultat d'une coopération installée
entre quelques villages. La composante « individuelle » du village néolithique s'est adjoint un début de composante « collective »,mais encore
peu développée. Puis, cette dynamique « collective » de retenue du Nil,
avec construction de barrages de plus en plus importants, s'est étendue
sur une échelle provinciale d'abord, puis de royaumes intermédiaires,
jusqu'à l'unification de l'Empire par un pouvoir central pharaonique
unique. On a bien assisté à une construction architecturale « individuel/
collectif » continue, sans dichotomie, sans « no-bridge », compréhensible, accomplie par de petits groupes de villages néolithiques, puis
de provinces, jusqu'à ce que se fédère un « collectif » impérial. On n'a
certainement pas constaté d'apparition a posteriori d'un pouvoir central
« collectif » venu d'en haut imposer un système global d'irrigation du
Nil à l'ensemble des villages néolithiques « individuels ». Et, lorsque
l'organisation« individuel/collectif» a été réalisée, un nouvel ensemble
économique « collectif», impérial et néolithique, a fonctionné sur deux
échelles.
-L'« individuel » d'une échelle peut être constitué du « collectif»
de l'échelle inférieure
On peut remarquer que dans ce processus, le « collectif» du village,
c'est-à-dire l'ensemble des paysans, est devenu l'« individuel», l'unité de
base de l'ensemble« collectif» de l'empire. Notons que la combinaison
des deux échelles a permis d'obtenir d'énormes gains de productivité,
