3.1. Systèmes économiques et sociaux en évolution ...
fusion jazz, le Hip Hop, I'Acid Jazz. Les lieux de création se déplacent sur la
planète. Partout naissent des orchestres renommés, par exemple au Japon.
On est très loin des champs de coton originels de la Louisiane. Les écarts
entre changements de style sont de plus en plus grands. Les innovations
sont moins marquantes et l'inspiration se tarit.
Référence: Brissaud. 1. 2007. Évolution Log-Périodique du Jazz. Mathématiques et Sciences Sociales, 178: 41-50.
ENCADRÉ 3.4 : Évolution des ordres religieux
et log-périodicité Ivan Brissaud
C'est vers 530 que saint Benoît entame au mont Cassin la rédaction de
« la règle » qui porte son nom, règle destinée à définir le mode de vie
des moines et les pratiques religieuses. Cette règle va diffuser dans tout
l'Occident avec succès puisque le nombre de possessions bénédictines
dépassera 2 500. À partir du VIW siècle, cependant des difficultés internes
(choix de vie dans les monastères, rapports avec les pouvoirs politiques), ou
externes (guerres, invasions ... ), ébranlent l'ordre. La réforme des abbayes
bénédictines part de Cluny en 910. L'exemption qui lie directement de
nombreuses communautés clunisiennes (plus de 1 000) au pape et non plus
aux évêques locaux favorise la puissance et la richesse de l'ordre. Mais,
dès le xue siècle, pour divers motifs toujours internes et externes, c'est le
relâchement, avant le déclin. Pour rétablir l'observance stricte de la règle
de saint Benoît, en 1098, le monastère de Cîteaux est fondé. En 1112, saint
Bernard le quitte pour prendre la responsabilité de l'abbaye de Clairvaux.
Sous sa direction, l'ordre de Cîteaux devient alors prépondérant en absorbant des monastères clunisiens et en créant plusieurs abbayes filles qui vont
essaimer à leur tour. Exigeant des moines une vie spirituelle et matérielle
très rigides, mais aussi en intervenant dans les domaines religieux séculiers,
mais également politiques, saint Bernard permet à son ordre d'atteindre
richesse et puissance. Mais, encore une fois, cela débouche sur des conflits
conduisant à des pauses, puis à la décadence.
Les tentatives de réforme se succèdent avec plus ou moins de succès. Ainsi,
à peu près simultanément, sont fondés vers 1208 les ordres mendiants :
Dominicains et Franciscains. Ils ont pour but de lutter contre les hérésies
et vont donc s'établir dans les villes plutôt que dans les campagnes. Ils
sont rejoints en 1256 par les Augustins et les Carmes. De nouveau, des
querelles, des divisions et des abus affaiblissent ces établissements.
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fusion jazz, le Hip Hop, I'Acid Jazz. Les lieux de création se déplacent sur la
planète. Partout naissent des orchestres renommés, par exemple au Japon.
On est très loin des champs de coton originels de la Louisiane. Les écarts
entre changements de style sont de plus en plus grands. Les innovations
sont moins marquantes et l'inspiration se tarit.
Référence: Brissaud. 1. 2007. Évolution Log-Périodique du Jazz. Mathématiques et Sciences Sociales, 178: 41-50.
ENCADRÉ 3.4 : Évolution des ordres religieux
et log-périodicité Ivan Brissaud
C'est vers 530 que saint Benoît entame au mont Cassin la rédaction de
« la règle » qui porte son nom, règle destinée à définir le mode de vie
des moines et les pratiques religieuses. Cette règle va diffuser dans tout
l'Occident avec succès puisque le nombre de possessions bénédictines
dépassera 2 500. À partir du VIW siècle, cependant des difficultés internes
(choix de vie dans les monastères, rapports avec les pouvoirs politiques), ou
externes (guerres, invasions ... ), ébranlent l'ordre. La réforme des abbayes
bénédictines part de Cluny en 910. L'exemption qui lie directement de
nombreuses communautés clunisiennes (plus de 1 000) au pape et non plus
aux évêques locaux favorise la puissance et la richesse de l'ordre. Mais,
dès le xue siècle, pour divers motifs toujours internes et externes, c'est le
relâchement, avant le déclin. Pour rétablir l'observance stricte de la règle
de saint Benoît, en 1098, le monastère de Cîteaux est fondé. En 1112, saint
Bernard le quitte pour prendre la responsabilité de l'abbaye de Clairvaux.
Sous sa direction, l'ordre de Cîteaux devient alors prépondérant en absorbant des monastères clunisiens et en créant plusieurs abbayes filles qui vont
essaimer à leur tour. Exigeant des moines une vie spirituelle et matérielle
très rigides, mais aussi en intervenant dans les domaines religieux séculiers,
mais également politiques, saint Bernard permet à son ordre d'atteindre
richesse et puissance. Mais, encore une fois, cela débouche sur des conflits
conduisant à des pauses, puis à la décadence.
Les tentatives de réforme se succèdent avec plus ou moins de succès. Ainsi,
à peu près simultanément, sont fondés vers 1208 les ordres mendiants :
Dominicains et Franciscains. Ils ont pour but de lutter contre les hérésies
et vont donc s'établir dans les villes plutôt que dans les campagnes. Ils
sont rejoints en 1256 par les Augustins et les Carmes. De nouveau, des
querelles, des divisions et des abus affaiblissent ces établissements.
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