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2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
tadors. Les échinodermes se caractérisent par une décélération commençant à
-575 Ma. date d'apparition du plan d'organisation cc échinoderme ». Quant aux
événements majeurs du vivant depuis l'origine de la vie, ils se répartissent selon
une loi d'accélération globale (d'après Nottale et al., 2000).
Cette interaction entre potentialités adaptatives génétiques internes
limitées et contraintes externes environnementales fortes s'exprimant
par la sélection naturelle est une interprétation plausible de la disparition
assez mystérieuse de nombreux groupes zoologiques qui ont peuplé
notre planète aux diverses époques géologiques, mais d'autres sont peutêtre possibles ! En tout cas, elle expliquerait aussi, avec un Tc propre à
chaque clade, que les groupes biologiques ont tous une histoire distincte et
des durées de vies différentes en raison de potentialités variées sans doute
liées aux génomes des formes initiales et aux conditions environnementales contemporaines. On comprend ainsi mieux la pseudo-loi des
relais exprimant le fait que chaque groupe a un début et une fin et une
biodiversité propre.
Si le génome de départ est le signataire de l'histoire du groupe, on comprend pourquoi certains groupes, en fonction d'une sensibilité des conditions
initiales du génome à l'environnement, ont pu avoir des diversifications exponentielles, alors que d'autres n'ont eu que des diversifications fort réduites et
des répartitions temporelles variées.
• Réflexions sur les conséquences génétiques
des lois log-périodiques
L'existence des accélérations ou des décélérations log-périodiques
dans la répartition chronologique des nœuds des clades des groupes
étudiés pose le problème de leur liaison avec la génétique des mutations.
Nous avons vu que les mutations se réalisaient au hasard, molécule par
molécule, selon un taux assez régulier.
Si l'ensemble de l'arbre de la vie est fractal par la répartition de ses
bifurcations, une lignée particulière ne l'est pas forcément, mais peut
résulter d'une simple progression géométrique sans fractalité.
L'étude du cytochrome c, ainsi que l'accord entre paléontologie et
génétique en ce qui concerne la date d'apparition de l'ancêtre commun
australopithèque/homme-chimpanzé-gorille, démontre de manière solide
que le taux de mutation reste constant en moyenne. On ne peut donc
attribuer l'accélération (ou la décélération) observée à une variation de
ce taux. Il aurait fallu qu'il ait varié d'un facteur 2000 entre l'apparition
de la vie et les derniers sauts répertoriés (qui est le facteur d'accélération observé), ce qui est improbable et même inconcevable. De plus, on
observe à la même période géologique, au Quaternaire, des lignées de
rongeurs qui évoluent rapidement ou lentement, accélérant ou décélérant,
2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
tadors. Les échinodermes se caractérisent par une décélération commençant à
-575 Ma. date d'apparition du plan d'organisation cc échinoderme ». Quant aux
événements majeurs du vivant depuis l'origine de la vie, ils se répartissent selon
une loi d'accélération globale (d'après Nottale et al., 2000).
Cette interaction entre potentialités adaptatives génétiques internes
limitées et contraintes externes environnementales fortes s'exprimant
par la sélection naturelle est une interprétation plausible de la disparition
assez mystérieuse de nombreux groupes zoologiques qui ont peuplé
notre planète aux diverses époques géologiques, mais d'autres sont peutêtre possibles ! En tout cas, elle expliquerait aussi, avec un Tc propre à
chaque clade, que les groupes biologiques ont tous une histoire distincte et
des durées de vies différentes en raison de potentialités variées sans doute
liées aux génomes des formes initiales et aux conditions environnementales contemporaines. On comprend ainsi mieux la pseudo-loi des
relais exprimant le fait que chaque groupe a un début et une fin et une
biodiversité propre.
Si le génome de départ est le signataire de l'histoire du groupe, on comprend pourquoi certains groupes, en fonction d'une sensibilité des conditions
initiales du génome à l'environnement, ont pu avoir des diversifications exponentielles, alors que d'autres n'ont eu que des diversifications fort réduites et
des répartitions temporelles variées.
• Réflexions sur les conséquences génétiques
des lois log-périodiques
L'existence des accélérations ou des décélérations log-périodiques
dans la répartition chronologique des nœuds des clades des groupes
étudiés pose le problème de leur liaison avec la génétique des mutations.
Nous avons vu que les mutations se réalisaient au hasard, molécule par
molécule, selon un taux assez régulier.
Si l'ensemble de l'arbre de la vie est fractal par la répartition de ses
bifurcations, une lignée particulière ne l'est pas forcément, mais peut
résulter d'une simple progression géométrique sans fractalité.
L'étude du cytochrome c, ainsi que l'accord entre paléontologie et
génétique en ce qui concerne la date d'apparition de l'ancêtre commun
australopithèque/homme-chimpanzé-gorille, démontre de manière solide
que le taux de mutation reste constant en moyenne. On ne peut donc
attribuer l'accélération (ou la décélération) observée à une variation de
ce taux. Il aurait fallu qu'il ait varié d'un facteur 2000 entre l'apparition
de la vie et les derniers sauts répertoriés (qui est le facteur d'accélération observé), ce qui est improbable et même inconcevable. De plus, on
observe à la même période géologique, au Quaternaire, des lignées de
rongeurs qui évoluent rapidement ou lentement, accélérant ou décélérant,
