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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
les dinosaures sauropodes et théropodes, les rongeurs, les chevaux, les
primates et l'ontogenèse humaine et enfin la vie dans son développement global.
• Les échinodermes
L'analyse de l'histoire des échinodermes, réalisée par David et Mooi
en 1999, et traduite en un cladogramme bien daté, où les nœuds correspondent aux innovations majeures, ont permis de compléter les tests.
On constate ici une décélération à partir du temps critique correspondant
manifestement à l'apparition des échinodermes dans les archives paléontologiques vers -600 millions d'années. Cette analyse est très intéressante
au point de vue théorique, car le cladogramme montre que pour les
échinodermes deux événements structurels majeurs, correspondant
d'une part à l'origine du squelette vers -526 Ma. et, d'autre part, à l'apparition d'un calice régulier à symétrie axiale portant des bras (thèque)
et corrélativement d'une tige assurant la fixation, se sont mis en place,
vers -520 Ma., sur le même pic de probabilité (fig. 2.25). Si pour l'histoire
des échinodermes ces deux événements correspondent à deux bifurcations majeures du clade, du point de vue de la loi log-périodique et de
la répartition des dates, seule testée ici, ils doivent êtres groupés, car
ils se sont réalisés lors d'une même phase d'instabilité morphologique
aux alentours de -520 Ma.
Il n'y a donc aucune incohérence entre ces résultats, ni aucune modification ou interprétation des données, mais seulement les analyses de
deux phénomènes à des points de vue et des échelles différents. Cette
observation instructive montre effectivement que les événements majeurs
de l'histoire d'un groupe se réalisent bien pendant les phases ou zones
de hautes probabilités événementielles d'une loi log-périodique caractérisée par un Tc qui lui est propre.
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