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2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
*La peau et les glissements d'organes. Les travaux du Dr. JeanClaude Guimberteau, chirurgien, sur les systèmes de glissement des
organes, réalisés en utilisant des video-endoscopes à fort grossissement pendant les actes opératoires, ont mis en évidence, chez le vivant,
une architecture sous-cutanée faite de liens collagéniques en réseaux
et des modifications ultrarapides du tramage colla génique à comportement
chaotique et fractaP. Chaque volume interfibrillaire de l'ordre de quelques dizaines de microns, à tendance fractale, a une forme pseudopolyédrique de type hexa, penta ou tétragonal (fig. 2.18). Les fibrilles de
collagènes de 10 ).1 de diamètre environ ont des mouvements entre elles,
permettant de changer la forme du polyèdre « dans l'instant » avec des
comportements imprédictibles, non linéaires et de type chaotique. Sans
cette structuration inter-organe, auto-réorganisable instantanément, la
peau des mammifères n'aurait pas la souplesse qu'on lui connaît et les
organes ne glisseraient pas facilement les uns par rapport aux autres
lors de nos mouvements.
Figure 2.18. Tissus intersticiel.
Système de glissement intermusculaire assurant la continuité tissulaire entre les
muscles et participant aussi à leur trame architecturale (d'après J.-C. Guimberteau, 2004).
*Les poumons. Les poumons sont un organe vital qui permet d'extraire l'oxygène de l'air. Chez les poissons, cette fonction d'extraction de
l'oxygène de l'eau est réalisée par des branchies. Ce sont des groupements
de vaisseaux sanguins rassemblés en lamelles épithéliales serrées sur
les arcs branchiaux, qui constituent une grande surface d'échange dans
une cavité située à l'arrière de la bouche. Certains poissons, les Dip1. Voir son film : Promenades sous la peau. 2004.ADF Video Productions.
2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
*La peau et les glissements d'organes. Les travaux du Dr. JeanClaude Guimberteau, chirurgien, sur les systèmes de glissement des
organes, réalisés en utilisant des video-endoscopes à fort grossissement pendant les actes opératoires, ont mis en évidence, chez le vivant,
une architecture sous-cutanée faite de liens collagéniques en réseaux
et des modifications ultrarapides du tramage colla génique à comportement
chaotique et fractaP. Chaque volume interfibrillaire de l'ordre de quelques dizaines de microns, à tendance fractale, a une forme pseudopolyédrique de type hexa, penta ou tétragonal (fig. 2.18). Les fibrilles de
collagènes de 10 ).1 de diamètre environ ont des mouvements entre elles,
permettant de changer la forme du polyèdre « dans l'instant » avec des
comportements imprédictibles, non linéaires et de type chaotique. Sans
cette structuration inter-organe, auto-réorganisable instantanément, la
peau des mammifères n'aurait pas la souplesse qu'on lui connaît et les
organes ne glisseraient pas facilement les uns par rapport aux autres
lors de nos mouvements.
Figure 2.18. Tissus intersticiel.
Système de glissement intermusculaire assurant la continuité tissulaire entre les
muscles et participant aussi à leur trame architecturale (d'après J.-C. Guimberteau, 2004).
*Les poumons. Les poumons sont un organe vital qui permet d'extraire l'oxygène de l'air. Chez les poissons, cette fonction d'extraction de
l'oxygène de l'eau est réalisée par des branchies. Ce sont des groupements
de vaisseaux sanguins rassemblés en lamelles épithéliales serrées sur
les arcs branchiaux, qui constituent une grande surface d'échange dans
une cavité située à l'arrière de la bouche. Certains poissons, les Dip1. Voir son film : Promenades sous la peau. 2004.ADF Video Productions.
