2.5. Le rôle potentiel de la relativité d'échelle dans la morphogenèse du vivant
165
ces observations suggèrent l'existence d'un groupe très ancien d'eucaryotes, les Archaezoa. Les mêmes structures apparaîtraient chez Brocadia
anammoxidans avec deux membranes autour du nucléoïde, avec une
seule membrane chez Pirellula marina et une membrane supplémentaire
invaginée chez Planctomyces maris et Isosphera pallida.
Les mycoplasmes sont des bactéries procaryotes dépourvues de paroi,
très présentes dans la nature. D'après leur ARN ribosomique 16N, ils
pourraient être considérés comme dérivés de bactéries à Gram positif du
type Clostridium par la perte de la paroi et une réduction du génome. Ces
procaryotes sphériques, à enroulement hélicoïdal et parfois ramifiés, ne
peuvent pas synthétiser le peptidoglycane ou muréine 1 , un polymère
qui forme, en un maillage serré, la paroi des bactéries à Gram+ et Gram-.
Ils pourraient donc avoir une origine antérieure à la formation de ce
polymère. De petite taille, de l'ordre de 300 nm, ils contiennent un petit
génome et quelques ribosomes. Ils se dupliquent en dehors des cellules,
mais à leurs surfaces. La famille des Mycoplasmes rassemble des formes
parasites, souvent pathogènes, comme le Mycoplasma pneumoniae, responsable des pneumonies atypiques ou des mycoplasmoses dans les voies
génitales (Ureaplasma urealyticum) de l'homme et cause des infections
chez les bovins. Les Spiroplasma parasitent les plantes.
Les magnétosomes seraient alors les premiers organismes qui « auraient
pu » acquérir une véritable compartimentation intracellulaire. Ce seraient
potentiellement eux, ou des formes analogues, qui auraient pu subir
les effets du saut quasi-quantique de complexergie faisant apparaître
un confinement du matériel nucléique à l'intérieur d'une membrane
nucléoïde2, c'est-à-dire un deuxième niveau dans la hiérarchie d'organisation du vivant.
La cellule eucaryote
Ces cellules possèdent un vrai noyau et de très nombreux organites
entourés d'une membrane à la différence des procaryotes.
Beaucoup de ces cellules eucaryotes sont fractales, c'est-à-dire qu'elles accroissent ainsi considérablement leur surface. On a démontré par
exemple que la forme des cellules nerveuses, les neurones, avec leurs
1. Signalons que la pénicilline, en s'intercalant dans le polymère, bloque la formation de
peptidoglycane et empêche les bactéries de proliférer.
2. Cette structuration implique, si elle est vérifiée, l'existence d'un cytosquelette, d'introns
et de sp/iceosomes, ces petits assemblages d'organites de ribonucléoprotéines [snRNPs] et
de petits ARN nucléaires [snARNs] en : Ul, U2, U3, U4, US, Ull, Ul2, ou snurps) qui
excluent les introns non codants (par excision) de la réplication (le splicing) en liant les
introns en boucles inopérantes.
165
ces observations suggèrent l'existence d'un groupe très ancien d'eucaryotes, les Archaezoa. Les mêmes structures apparaîtraient chez Brocadia
anammoxidans avec deux membranes autour du nucléoïde, avec une
seule membrane chez Pirellula marina et une membrane supplémentaire
invaginée chez Planctomyces maris et Isosphera pallida.
Les mycoplasmes sont des bactéries procaryotes dépourvues de paroi,
très présentes dans la nature. D'après leur ARN ribosomique 16N, ils
pourraient être considérés comme dérivés de bactéries à Gram positif du
type Clostridium par la perte de la paroi et une réduction du génome. Ces
procaryotes sphériques, à enroulement hélicoïdal et parfois ramifiés, ne
peuvent pas synthétiser le peptidoglycane ou muréine 1 , un polymère
qui forme, en un maillage serré, la paroi des bactéries à Gram+ et Gram-.
Ils pourraient donc avoir une origine antérieure à la formation de ce
polymère. De petite taille, de l'ordre de 300 nm, ils contiennent un petit
génome et quelques ribosomes. Ils se dupliquent en dehors des cellules,
mais à leurs surfaces. La famille des Mycoplasmes rassemble des formes
parasites, souvent pathogènes, comme le Mycoplasma pneumoniae, responsable des pneumonies atypiques ou des mycoplasmoses dans les voies
génitales (Ureaplasma urealyticum) de l'homme et cause des infections
chez les bovins. Les Spiroplasma parasitent les plantes.
Les magnétosomes seraient alors les premiers organismes qui « auraient
pu » acquérir une véritable compartimentation intracellulaire. Ce seraient
potentiellement eux, ou des formes analogues, qui auraient pu subir
les effets du saut quasi-quantique de complexergie faisant apparaître
un confinement du matériel nucléique à l'intérieur d'une membrane
nucléoïde2, c'est-à-dire un deuxième niveau dans la hiérarchie d'organisation du vivant.
La cellule eucaryote
Ces cellules possèdent un vrai noyau et de très nombreux organites
entourés d'une membrane à la différence des procaryotes.
Beaucoup de ces cellules eucaryotes sont fractales, c'est-à-dire qu'elles accroissent ainsi considérablement leur surface. On a démontré par
exemple que la forme des cellules nerveuses, les neurones, avec leurs
1. Signalons que la pénicilline, en s'intercalant dans le polymère, bloque la formation de
peptidoglycane et empêche les bactéries de proliférer.
2. Cette structuration implique, si elle est vérifiée, l'existence d'un cytosquelette, d'introns
et de sp/iceosomes, ces petits assemblages d'organites de ribonucléoprotéines [snRNPs] et
de petits ARN nucléaires [snARNs] en : Ul, U2, U3, U4, US, Ull, Ul2, ou snurps) qui
excluent les introns non codants (par excision) de la réplication (le splicing) en liant les
introns en boucles inopérantes.
