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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
(-290 Ma.). Elle s'accompagne du développement corrélé du diaphragme
et des poumons activant la respiration et le métabolisme. On note aussi
l'apparition des phanères comme les poils et les plumes. L'apparition
de la plume est une innovation très particulière qui assure le maintien
de la tempéràture (homéothermie) chez les ancêtres des oiseaux. Plus
tard, la réutilisation de cette aptation novatrice pour une autre fonction
(exaptation), a permis le vol aux oiseaux. La colonisation du milieu aérien
était déjà réalisée depuis longtemps par les insectes et les reptiles volants
(Ptérosaures). Et il faudra attendre l'Eocène inférieur/moyen pour que
les chauves-souris, par le biais d'autres aptations, colonisent les airs.
À ces changements sont associées également les constitutions du
crâne, des mâchoires et oreilles moyennes de type mammalien à la fin
du Trias (-210 Ma.). Les premiers mammifères connus sont datés de
-225 à -220 Ma. L'apparition de la viviparité chez les marsupiaux est une
innovation qui implique une forte liaison mère-progéniture et l'apparition de molécules de régulation inhibant le rejet durable du fœtus chez
les Placentaires. L'apparition des mamelles, contemporaine de celle du
placenta caractérise les placentaires (Euthériens) vers -120 Ma. Ce sont
de nouvelles complexifications de la reproduction.
Le plan d'organisation Mammifère a subi ensuite une large diversification des diverses structures en de nombreux groupes qui présentent
des variations sur un thème commun, touchant soit le crâne, le squelette
post-crânien, et presque toujours les dents. C'est la raison pour laquelle
les dents constituent le meilleur critère d'identification des espèces de
mammifères.
L'apparition enfin de la pensée réfléchie chez l'homme, représente une
nouvelle innovation biologique. Elle apparaît au terme de la lignée très
particulière des primates, par des contractions crânio-faciales successives
(prosimiens, simiens, grands singes supérieurs, australopithèques et
l'homme) en réduisant la face et en augmentant le volume crânien.
Comme Gould l'a bien montré, l'arbre de la vie est un arbre à développement buissonnant où la sélection naturelle et les décimations ont
élagué de très nombreuses branches qui avaient un avenir potentiel
ramenant l'arbre du vivant à un bonsaï biologique. Aucun rameau n'est
privilégié dans cet arbre où toutes les branches ont gagné la survie par
la sélection naturelle.
Toute l'histoire de la vie se manifeste ensuite comme une succession
de phases de multiplications du nombre d'espèces (la biodiversité) à
l'intérieur du petit nombre de plans d'organisation qui ont survécu (la
disparité résiduelle), entrecoupées de six grandes phases d'extinctions en
masse qui ont fait disparaître un grand nombre de rameaux de l'arbre de
2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
(-290 Ma.). Elle s'accompagne du développement corrélé du diaphragme
et des poumons activant la respiration et le métabolisme. On note aussi
l'apparition des phanères comme les poils et les plumes. L'apparition
de la plume est une innovation très particulière qui assure le maintien
de la tempéràture (homéothermie) chez les ancêtres des oiseaux. Plus
tard, la réutilisation de cette aptation novatrice pour une autre fonction
(exaptation), a permis le vol aux oiseaux. La colonisation du milieu aérien
était déjà réalisée depuis longtemps par les insectes et les reptiles volants
(Ptérosaures). Et il faudra attendre l'Eocène inférieur/moyen pour que
les chauves-souris, par le biais d'autres aptations, colonisent les airs.
À ces changements sont associées également les constitutions du
crâne, des mâchoires et oreilles moyennes de type mammalien à la fin
du Trias (-210 Ma.). Les premiers mammifères connus sont datés de
-225 à -220 Ma. L'apparition de la viviparité chez les marsupiaux est une
innovation qui implique une forte liaison mère-progéniture et l'apparition de molécules de régulation inhibant le rejet durable du fœtus chez
les Placentaires. L'apparition des mamelles, contemporaine de celle du
placenta caractérise les placentaires (Euthériens) vers -120 Ma. Ce sont
de nouvelles complexifications de la reproduction.
Le plan d'organisation Mammifère a subi ensuite une large diversification des diverses structures en de nombreux groupes qui présentent
des variations sur un thème commun, touchant soit le crâne, le squelette
post-crânien, et presque toujours les dents. C'est la raison pour laquelle
les dents constituent le meilleur critère d'identification des espèces de
mammifères.
L'apparition enfin de la pensée réfléchie chez l'homme, représente une
nouvelle innovation biologique. Elle apparaît au terme de la lignée très
particulière des primates, par des contractions crânio-faciales successives
(prosimiens, simiens, grands singes supérieurs, australopithèques et
l'homme) en réduisant la face et en augmentant le volume crânien.
Comme Gould l'a bien montré, l'arbre de la vie est un arbre à développement buissonnant où la sélection naturelle et les décimations ont
élagué de très nombreuses branches qui avaient un avenir potentiel
ramenant l'arbre du vivant à un bonsaï biologique. Aucun rameau n'est
privilégié dans cet arbre où toutes les branches ont gagné la survie par
la sélection naturelle.
Toute l'histoire de la vie se manifeste ensuite comme une succession
de phases de multiplications du nombre d'espèces (la biodiversité) à
l'intérieur du petit nombre de plans d'organisation qui ont survécu (la
disparité résiduelle), entrecoupées de six grandes phases d'extinctions en
masse qui ont fait disparaître un grand nombre de rameaux de l'arbre de
