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2' partie : La théorie d'échelle et le vivant
rapidement après le refroidissement de la planète, vraisemblablement
près des sources océaniques très chaudes, les trous souffleurs, riches
en molécules élémentaires. En effet des origines jusqu'à -470 millions
d'années (Ordovicien moyen), la vie a été exclusivement aquatique. À
l'Ordovicien supérieur, apparaissent les premières plantes terrestres.
La preuve d'autres traces de la vie est fournie par la présence à
l'Antécambrien de dépôts calcaires très particuliers, les stromatolithes,
correspondant à des biofilms produits par des bactéries, le plus souvent
des cyanophycées photosynthétiques (algues bleues et vertes) formant
des empilements de couches concrétionnées par la cimentation des
grains sédimentaires. Ces dépôts peuvent atteindre plus de 1 000 rn
d'épaisseur sur plusieurs centaines de kilomètres dans la Province du
Cap et le Basutoland.
La formation de l'oxygène par la photosynthèse des végétaux s'est réalisée ultérieurement grâce à la présence de protéines dans les chloroplastes,
les antennes collectrices, qui emmagasinent une quantité importante de
pigments, les chlorophylles a et b et les caroténoïdes captant les longueurs
d'ondes rouges et bleues. Ensuite, des centres réactionnels transforment
l'énergie lumineuse en énergie chimique.
Les deux grandes étapes de la vie fossile,
eucaryotes et multicellulaires
L'apparition de la membrane du noyau concrétise l'apparition des
eucaryotes. C'est vers -1,5 à -1,4 milliard d'années, que se constitue cette
nouvelle étape de complexification qui voit en même temps la mise en
place de la reproduction sexuée qui, grâce à la méiose et à la mitose, assure
un brassage génétique considérable, nouvelle source prodigieuse de
variabilité, d'innovations et d'évolution (fig. 2.7).
L'intégration des organites énergétiques dans les eucaryotes, les mitochondries pour les formes animales et les chloroplastes pour les végétaux,
proviendraient, selon Lynn Margulis, des symbioses respectives avec des
bactéries pourprées et des prochlorophycées, proches des algues bleues
(cyanobactéries). Certaines bactéries photosynthétiques ont utilisé ce
pigment pour capter l'énergie solaire et extraire l'hydrogène de l'eau et
le lier au gaz carbonique en formant des hydrates de carbone, du glucose
et de l'oxygène. Rappelons cependant que, pendant la nuit, en l'absence
de rayons lumineux, les plantes rejettent du dioxyde de carbone, alors
qu'elles l'utilisent de jour. Ces apports symbiotiques ont donné au vivant
de nouvelles potentialités par le gain d'énergie réalisé.
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