2.5
Le rôle potentiel
de la relativité d'échelle
dans la morphogenèse du vivant
La relativité d'échelle intervient à de nombreux moments décisifs de
la morphogenèse du vivant. Nous allons examiner ceux qui semblent
effectifs aux diverses échelles, en partant des échelles les plus petites
vers les plus grandes, respectivement celle des éléments ou composants
biochimiques cellulaires, puis de la cellule pour constituer les organes,
puis les organismes, c'est-à-dire des individus, l'ensemble constituant le
niveau classique de la microévolution. Ensuite nous analyserons le comportement des populations et des communautés pour aborder au-delà,
celle des clades, c'est-à-dire de la macroévolution. Nous terminerons en
examinant le niveau de la biosphère qui constitue le niveau de complexité
le plus élevé et le plus global du vivant.
Les données paléontologiques : de LUCA, premier
organisme théorique anaérobie ancestral aux trois
principales formes de vie
Les plus anciennes roches conservées et reconnues sont les gneiss
d'Acasta au Canada, datés de -3,952 milliards ± 3 millions d'années. Mais
il est vraisemblable que la vie n'existait pas encore sur notre planète à
ce moment-là. La température de surface des océans devait être alors
de 70°C.
LUCAIDACU et les procaryotes
Le dernier ancêtre commun à l'origine de tous les êtres vivants a été
appelé LUCA 1 (Last Universal Cell Ancestor) ou DACU (dernier ancêtre
commun universel). C'était une protocellule réalisée par le cloisonne1. Ce terme remplace celui de Progénote de Woese (1977), signifiant un ancêtre précurseur
très archaïque. Il a été proposé aux réunions des Treilles en 1997 par Christos Ouzounis.
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